Reuters, STRASBOURG – Maryam Radjavi, la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (NCRI), a affirme lundi a Strasbourg quune alternative politique était possible à Téhéran comme issue à la crise provoqué par les activités nucléaires de l Iran.
"La communauté internationale nest pas obligé de choisir entre des mullahs avec la bombe atomique ou la guerre", a-t-elle dit en français devant le groupe libéral et démocrate de lassemblé parlementaire du Conseil de l Europe dont elle était l’invitée.
"Il existe une troisième voie. Un changement démocratique par le peuple Iranien et sa résistance organisée a-t-elle assuré.
« Le monde, face à ce régime, na quun choix concession. Le Conseil de sécurité doit lui imposer un boycott et la communauté internationale doit reconnaître le droit du peuple iranien à résister pour la liberté », a-t-elle ajouté.
Maryam Radjavi a déploré de ce point de vue que lorganisation des Moudjahidines du Peuple iranien, la branche armée du CNRI, ait été classée sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et lUnion Européenne.
Il sagit, selon elle, dune « concession » faite par Occident au régime des mollahs dans l’espoir dobtenir de sa part plus de modération.
On ne peut plus négocier avec le régime iranien a-t-elle insisté, en demandant que ce qualificatif de terroriste soit retiré et que IOMPI obtienne un siège d’observateur aux Nations unies.
Des rumeurs ont fait état récemment de l’étude par Washington dune option militaire pour sortir de la crise provoquée par la volonté de l’Iran de poursuivre son programme d’enrichissement duranium.
Maryam Radjavi a précisé que le CNRI sengageait, dans un délai de six mois après le renversement du pouvoir à Téhéran, « à organiser des élection libres pour une assemblée constituante et législative et à remettre la gestion du pays aux élus du peuple ».
Elle a réaffirme la volonté démocratique et laïque de son mouvement qui souhaite établir un régime pluraliste , basé sur la séparation entre l’Etat et la religion , les droits de l’homme, l’égalité hommes-femmes et les règles du libre échange.
Elle a prône l’abolition de la peine de mort et le renoncement à la bombe atomique et aux armes de destruction massive.
Maryam Radjavi a conclu son discours en citant la célèbre formule de Winston Churchil , au lendemain des accords de Munich qui livraient la Tchécoslovaquie à l’Allemagne de Hitler.
« Vous avez eu a choisir entre la guerre et le déshonneur, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ».

