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Dominique Lefebvre : l’Etat islamique d’Iran a initié le premier appel international au meurtre pour blasphème

Dominique Lefebvre, député du Val-D’oise, a pris la parole samedi au grand rassemblement de la résistance iranienne à Villepinte pour exprimer la solidarité des élus français avec de combat du peuple iranien pour la liberté et la démocratie. Dans son intervention devant des dizaines de milliers d’expatriés iraniens et leurs soutiens internationaux, notamment des délégations de parlementaires et de personnalités de 70 pays, le coprésident du CPID et grand ami du peuple iranien a déclaré :

« Le Comité Parlementaire pour un Iran Démocratique qui regroupe des députés de tous les groupes politique de l’Assemblée Nationale et que je représente ici, est heureux de vous accueillir une nouvelle fois en France.

La France, terre d’asile et de libertés qui, comme l’a rappelé Gilbert Mitterrand, a accueilli de longue date, à l’initiative de François Mitterrand, la Résistance iranienne, a pris, vous le savez, des positions extrêmement fermes et claires sur tous les sujets qui nous préoccupent ici aujourd’hui, la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme en général, et l’extrémisme et le terrorisme au nom de l’Islam en particulier.

C’est ce qui l’a conduit notamment au Mali et, aujourd’hui, dans le cadre de la coalition internationale qui s’oppose à Daech à intervenir. C’est aussi ce qui en fait aujourd’hui une cible privilégiée, comme les attentats du 7 janvier dernier l’ont hélas illustré douloureusement.

Le Comité parlementaire pour un Iran démocratique se félicite et appuie la position de fermeté qui est celle aujourd’hui de la diplomatie française sur le dossier du nucléaire iranien, et plus généralement sur les ingérences de ce régime dans ses pays voisins.

L’extrémisme et le terrorisme au nom de l’islam sont aujourd’hui des préoccupations et dangers majeurs, dont les ravages et la portée dépassent le Moyen-Orient pour atteindre l’Europe. Ils appellent des mesures urgentes pour endiguer le flux de jeunes européens partis faire le djihad. Mais si des mesures sécuritaires sont nécessaires, elles ne suffiront pas à résoudre ce fléau, dont les racines doivent être éradiquées.

Le problème n’est pas l’islam qui est une grande et belle religion. Il n’est pas davantage les musulmans, en France ou ailleurs, qui sont des citoyens pleinement reconnues. Le problème, c’est une conception rétrograde et extrémiste de l’islam, tant dans sa version chiite que sunnite, qui est promue et soutenue par certains régimes, au premier rang desquels se trouve, hélas, l’Iran. C’est bien en effet, il y a plus de trois décennies, que l’Etat islamique d’Iran a initié le premier appel international au meurtre pour « blasphème » par une fatwa de Khomeiny.

Ce fait historique, comme celui des actes du régime iranien depuis lors, font porter une lourde responsabilité sur les dirigeants de ce régime qui est à la source de l’intégrisme islamiste par son soutien constant aux milices et groupes terroristes dans la région et à la dictature syrienne qui sont des facteurs d’instabilité permanent au Moyen-Orient.

Quant au dossier nucléaire, malgré 12 années de négociations, le régime refuse toujours de céder sur son programme nucléaire militaire et il ne peut, pour nous, pour la France, être question de transiger sur deux principes essentiels : le respect par l’Iran de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur son programme nucléaire ; l’autorisation sans conditions de toutes les inspections inopinées de tous les sites déclarés et non déclarés.

Ces dossiers brûlants sont autant de défis que doit relever la France pour assurer à la fois la paix internationale et la sécurité de nos concitoyens dans l’Hexagone.

Je veux tout simplement vous dire que le Comité parlementaire pour un Iran démocratique restera vigilant pour que cette position de la France soit renforcée, et parmi celle-là, nous plaidons pour la reconnaissance par la France de l’opposition démocratique et organisé représentée par Maryam Radjavi. Ceci un élément important de cette politique de fermeté de la France. »