
Un nombre important de parlementaires irlandais du Seanad Éireann et du Dáil Éireann ont publié une déclaration commune, exprimant leur vive inquiétude face à l’aggravation de la crise des droits humains en Iran et plaidant pour la reconnaissance internationale du droit du peuple iranien à un changement de régime. Cette déclaration souligne le soutien au programme démocratique de l’opposition iranienne, qui constitue une feuille de route vers un Iran libre et démocratique.
La déclaration met en lumière la situation désastreuse des droits humains en Iran, avec plus de 1 000 exécutions recensées rien qu’en 2024. Elle condamne spécifiquement la « Loi sur le hijab et la chasteté » du régime, utilisée comme outil pour imposer le port obligatoire du hijab, réprimer les femmes qui mènent des manifestations et empêcher de futurs soulèvements. La déclaration pointe également du doigt les mesures désespérées prises par le régime pour écraser la dissidence, citant la condamnation à mort, fin 2024, de neuf prisonniers politiques pour appartenance présumée à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK). Ces actions, selon les parlementaires, soulignent le désespoir de Téhéran et sa peur de la résistance organisée.
At #FreeIran2025, 🇮🇪 Senator @catherineanoone reaffirmed Ireland’s long-standing support for the Iranian people. “The fight for basic rights and the separation of religion and state is fundamental. We in Ireland stand with you—always.” #en_simayazadi pic.twitter.com/uiK6r1ntsJ
— SIMAY AZADI TV (@en_simayazadi) 18 mai 2025
Un régime chancelant et l’impératif du changement
La déclaration souligne que l’effondrement de l’influence du Hezbollah et la chute du dictateur syrien ont gravement affecté la stratégie de survie du régime iranien. Les signataires irlandais affirment que l’apaisement de ce régime chancelant trahit les valeurs démocratiques, renforce ses politiques répressives et compromet la sécurité mondiale en raison des ambitions nucléaires et du terrorisme persistants de Téhéran.
Lors du soulèvement de 2022, le peuple iranien a rejeté sans équivoque toute forme de dictature, qu’elle soit monarchique ou théocratique, et a exigé une république démocratique. Face au blocage total de toute activité politique par le régime, les parlementaires irlandais appellent la communauté internationale à reconnaître le droit du peuple iranien à un changement de régime. De plus, ils soulignent que le droit des unités de résistance de l’OMPI, qui jouent un rôle clé dans cette mobilisation populaire pour le changement, à combattre le CGRI doit être reconnu, et que le CGRI doit être qualifié d’organisation terroriste.
Alternative démocratique et soutien international
L’opposition iranienne, par son programme démocratique et le Plan en dix points proposé par Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), propose une feuille de route pour mettre fin à la dictature religieuse et transférer la souveraineté aux représentants du peuple. Cette vision résume les revendications populaires de l’Iran : « Non au hijab obligatoire », « Non à la religion obligatoire », « Non à la dictature » et « Non aux exécutions ». Elle offre également la perspective d’un Iran démocratique et d’une paix durable dans la région.
La déclaration souligne le large soutien international à cette alternative démocratique et à cette feuille de route, soulignant qu’en juin 2024, plus de 4 000 parlementaires et 100 anciens dirigeants l’ont approuvée. Les signataires irlandais exhortent vivement tous les gouvernements à soutenir ce plan.

