NCRI Une conférence sest tenue le 23 janvier au Club suisse de la presse à Genève en défense des droits des membres de lOrganisation des Moudjahidine du Peuple dIran (OMPI) en tant que réfugiés politiques à la Cité dAchraf, en Irak. Les membres du parlement fédéral de Suisse et du parlement de Genève, ainsi que des défenseurs des droits humains et des personnalités politiques, ont assisté à cette conférence et ont évoqué la situation des habitants dAchraf.
Ils ont fait part de leur inquiétude pour le bien-être des résidents dAchraf, en particulier depuis que le régime iranien, largement méprisé dans le pays, tente depuis 2003 de se débarrasser de cette opposition en tirant profit de la situation en Irak. Ce gouvernement travaille darrache-pied pour que les membres de lOMPI soient rapatriés en Iran, ou pour que ceux-ci soient au moins expulsés dIrak. En vertu de la quatrième Convention de Genève et de la loi internationale, une telle issue serait considérée comme un crime de guerre ou un crime contre lhumanité.
Les efforts du régime iranien pour réaliser ces objectifs ont accéléré de manière flagrante ces derniers mois, les mollahs employant tous les moyens politiques, terroristes et de renseignement à leur disposition en Irak.
Dans un communiqué conjoint issu à la suite dune réunion entre les présidents irakien et iranien à Téhéran, le régime dIran sest réjoui de la « décision récente du gouvernement irakien dexpulser dIrak les membres du groupe des Moudjahidine et considère la mise en application rapide de cette décision comme une avancée positive vers lélargissement et le renforcement des relations entre les deux pays ».
Le 19 juillet 2006, le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a déclaré à lAgence France Presse qu « il recherchait le moyen de mettre un terme à la présence en Irak du groupe dopposition iranien, les Moudjahidine du Peuple dIran (OMPI) ».
Le 15 janvier 2007, le ministre du Renseignement et de la Sécurité du régime iranien, Gholam Hossein Mohseni Ejei, a rencontré son homologue irakien, Shiran al-Waili, avec lequel il a discuté parmi dautres choses des « activités de lorganisation terroriste des Moudjahidine-e Khalq (OMPI) basée
en Irak », selon lagence de presse dÉtat, Mehr.
Le 28 juillet 2006, Abdul Aziz Al-Hakim, chef du Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak, a déclaré dans un discours, diffusé sur la chaîne de télévision irakienne Al-Araqieh, que « les organisations terroristes en Irak, y compris les Moudjahidine-e Khalq, devaient être expulsées dIrak ».
Il a fait ces commentaires en dépit de lobligation pour le gouvernement irakien de se tenir aux engagements du précédent gouvernement. Le statut de réfugiés des membres de lOMPI en Irak a été réaffirmé même après la chute de lancien gouvernement irakien, par M. Iyad Allawi et Dr Ibrahim Jafari. Dans une interview avec lhebdomadaire irakien As-Shahed Al-Mustaqel le 20 septembre 2005, lancien Premier ministre irakien, Dr Iyad Allawi, a déclaré quil considérait les membres de lOMPI comme des « réfugiés politiques protégés par la Convention de Genève et les lois internationales ».
Selon le numéro du 9 août 2006 du quotidien irakien As-Safir, Dr. Salaam az-Zubai, vice-Premier ministre irakien pour la Sécurité et les Services, a « réaffirmé les droits des membres de lOMPI à une présence légale en Irak en tant que réfugiés politiques et a ajouté quils bénéficiaient du statut spécial de personnes protégées en vertu de la quatrième Convention de Genève ».
De plus, dans une déclaration de juin 2006, quelque 5,2 millions dIrakiens ont souligné que lOMPI était légalement présente en Irak depuis 20 ans et quelle servait de principal obstacle à lexpansion de lintégrisme. Ils ont également déclaré que le statut de réfugiés politiques de ses membres en
Irak devait être réaffirmé.
Les orateurs à la conférence ont insisté sur le fait que le Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés était responsable de la sécurité et du bien-être des résidents dAchraf et quil devait mettre fin à son silence et à son inaction vis-à-vis des résidents dAchraf. Car si lUNHCR reste silencieux, ce sera le signe pour le régime iranien quil peut continuer à conspirer contre les membres de lOMPI à Achraf. Cest pourquoi nous demandons à lUNHCR de réaffirmer la légitimité de la présence des Moudjahidine à Achraf et nous recommandons au gouvernement irakien de respecter le principe de non refoulement, dinterdire toute forme de déplacement involontaire des résidents dAchraf et de reconnaître le statut de réfugiés politiques de ces personnes.

