Les retraités manifestent aux cris de : « Notre ennemi est ici même, ils mentent en disant que c’est l’Amérique » et « Parlement et gouvernement se fichent de la population »
Les 30 novembre et 1 décembre, de nombreuses villes d’Iran ont de nouveau été le théâtre de vastes manifestations et grèves des retraités, des ouvriers, des épargnants spoliés et d’autres couches sociales.
Le 1 décembre, les retraités des télécommunications ont organisé un rassemblement coordonné à Téhéran et dans de nombreuses villes, dont Kermanchah, Sanandaj, Racht, Hamedan, Marivan, Chiraz, Ahwaz, Zandjan, Ispahan, Khorramabad, Bijar et Kerman. Ils protestaient contre le pillage de leurs droits par les organes prédateurs du régime, notamment le Siège d’exécution de l’ordre de Khomeiny et la Fondation de coopération des pasdarans. Ce jour-là, les sidérurgistes de Madkouch à Bandar-Abbas poursuivaient leur grève pour le deuxième jour consécutif, et les ouvriers de la sucrerie Khavarmianeh à Chouch en étaient à leur troisième jour consécutif. Par ailleurs, les demandeurs du programme de logement national à Zandjan, ainsi que les éleveurs de volailles à Ilam, ont organisé des rassemblements.
Le 30 novembre, les retraités de la Sécurité sociale sont eux aussi descendus dans la rue à Kermanchah, Chouch et Ahwaz, scandant notamment : « Notre ennemi est ici même, ils mentent en disant que c’est l’Amérique », « Le Parlement et le gouvernement se fichent de la population », « C’est seulement dans la rue qu’on obtiendra nos droits », « Nous lutterons, nous mourrons, mais nous obtiendrons nos droits » et « Lâchez le Liban, occupez-vous de nous ». Les retraités de l’éducation ont aussi défilé à Téhéran, du siège de l’Organisation de plan et du budget jusqu’au Parlement du régime. À Ispahan, les retraités de l’industrie sidérurgique ont manifesté en scandant : « Assez de tant d’injustice ».
Le même jour, les ouvriers des chantiers navals (ISOICO) à Bandar-Abbas, les sous-traitants de la rénovation des écoles à Ahwaz et les ouvriers licenciés des usines fermées à Ilam ont tenu des rassemblements de protestation. Les épargnants spoliés du fonds King Money se sont rassemblés à Téhéran devant la Cour suprême du régime, tandis que les victimes du programme de logement national à Yazd ont manifesté pour récupérer leurs biens pillés.
Ces protestations s’inscrivent dans la poursuite des affrontements entre jeunes insurgés et forces répressives, survenus vendredi dans la ville de Qir (province de Fars), ainsi que des grèves et manifestations des ouvriers et des marins dans les villes de Mahchahr, Qechm et Abadan samedi. Elles témoignent de la détermination du peuple iranien à reprendre ses droits au régime des mollahs.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 décembre 2025
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