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Manifestations en Iran : les médias mettant en garde contre un soulèvement imminent

Manifestations en Iran : les médias mettant en garde contre un soulèvement imminent
Le mouvement national pour le logement suscite des protestations contre les retards et la corruption – Shahrud, 27 juillet 2025

Une vague de protestations a déferlé sur l’Iran les 26 et 27 juillet, révélant les failles croissantes d’un régime accablé par une défaillance systémique. De la capitale Téhéran aux villes du pays, des citoyens de tous horizons – retraités, enseignants, agriculteurs et demandeurs de logement – sont descendus dans la rue pour protester unanimement contre la misère économique et la corruption de l’État.

À Rasht, le sentiment national s’est exprimé dans un chant unique et puissant : « Le seuil de pauvreté a augmenté, notre table a rétréci. » Il ne s’agit pas d’événements isolés, mais des symptômes interconnectés d’une crise terminale. Alors que le peuple iranien réclame ses droits fondamentaux, le régime réagit par la force meurtrière, et ses propres médias, affiliés à l’État, mettent désormais ouvertement en garde contre une explosion sociale imminente, alimentée par ses politiques catastrophiques.

Outre les troubles déjà signalés dans les grandes villes, des manifestations ont également éclaté à Arak, où des retraités se sont rassemblés pour réclamer des salaires impayés et de meilleures conditions de vie.

Une nation unie dans la protestation : l’ampleur du tollé populaire

Les manifestations de fin juillet ont démontré une ampleur remarquable, tant sociale que géographique. À Téhéran, Rasht et Kermanshah, des retraités bénéficiaires de la sécurité sociale et des enseignants ont organisé des rassemblements coordonnés pour exiger la fin des difficultés économiques causées par les politiques du régime. Leurs revendications sont spécifiques et révèlent l’effondrement du système : l’échec de l’harmonisation des retraites, les retards chroniques de paiement et le refus du gouvernement de régler son énorme dette envers l’Organisation de la sécurité sociale, ce qui améliorerait les conditions de vie précaires des retraités.

Simultanément, d’autres secteurs de la société ont exprimé leur indignation. À Kermanshah, des agriculteurs se sont rassemblés pour protester contre le non-paiement par le régime de leurs récoltes de blé, une autre promesse non tenue par un État en faillite. À Shahrud, les candidats au Mouvement national pour le logement ont protesté contre le processus opaque et corrompu qui retardait la livraison de leurs logements. Et à Sabzevar, les citoyens se sont mobilisés contre les coupures chroniques d’électricité et d’eau, confrontés à un déploiement massif de forces de sécurité dont l’objectif était clairement la répression, et non le service public.

La réponse du régime : des balles, pas du pain

Alors que les citoyens revendiquent pacifiquement leurs droits fondamentaux, la seule réponse du régime reste la force brute. Ce phénomène a été illustré de manière frappante à Helilan, dans la province d’Ilam. Le soir du 23 juillet, deux jeunes hommes, Arman Biglari et Pejman Badrivand, ont été tués par balles par des tirs directs des forces du régime sous le commandement de l’appareil de sécurité du Guide suprême Ali Khamenei.

Leurs funérailles, le 25 juillet, ont été transformées d’une simple cérémonie de deuil en une puissante scène de défiance, une foule nombreuse ayant transformé leur chagrin en protestation, exigeant justice et que les responsables des meurtres soient tenus responsables. Le régime a gardé un silence éloquent sur cet incident, une pratique courante qui souligne son mépris total pour la vie des Iraniens et son recours au terrorisme pour maintenir son emprise sur le pouvoir.

Aveux terrifiés d’un régime : un soulèvement imminent

La condamnation la plus accablante du régime vient désormais de ses propres rangs. Le 27 juillet, le site d’information affilié à l’État, Eghtesad News, a publié un rapport paniqué, avertissant ses propres responsables d’« entendre le bruit de la crise ». Selon les derniers rapports de la Banque centrale du régime, une « augmentation sans précédent des liquidités », dépassant le chiffre stupéfiant de 10 000 milliards de tomans en raison d’une « corruption et d’une mauvaise gestion systématiques », constitue une grave menace pour le pays.

https://x.com/Mojahedineng/status/1949525098970423792

Plus révélateur encore, le rapport avertit explicitement que si le régime n’agit pas immédiatement, le pays sera confronté à une instabilité économique et à une inflation qui « entraîneront sans aucun doute de graves protestations sociales et concernant les moyens de subsistance, non pas à long terme, mais peut-être dans les mois à venir ». Il s’agit d’un aveu direct d’une source proche du régime, qui reconnaît pleinement que ses politiques corrompues poussent la nation vers un soulèvement populaire.

Le démantèlement d’une tyrannie

Les événements de fin juillet présentent un tableau clair et indéniable : une population rebelle et organisée se soulève contre un régime en faillite économique, politique et morale. Les manifestations dispersées se fondent en un puissant courant de contestation alimenté par des décennies de répression et de corruption. La peur du régime, désormais ouvertement relayée par ses propres médias, est le signe le plus clair d’un changement de l’équilibre des forces. C’est le signe que la quête inébranlable du peuple iranien pour la liberté et la démocratie prend une ampleur irréversible, rapprochant toujours plus le jour de la libération.