Plus de 800 travailleurs des mines iraniennes ont protesté contre le non-paiement de leurs salaires en poursuivant une grève samedi (le troisième jour) dans la ville de Pabedana dans la province méridionale de Kerman, selon le groupe d’opposition iranien. Les travailleurs de la mine d’Hashooni n’ayant pas reçu leur salaire pendant les quatre derniers mois ont bloqué la porte principale du site de la mine, selon le site Internet de l’organisation des Moudjahidines du peuple iranien.
Des retards de plusieurs mois dans le paiement des salaires, notamment pour les travailleurs et les employés du gouvernement, est devenu monnaie courante en Iran. Dans de nombreux cas, cela a conduit à des manifestations dans les villes à travers le pays.
Selon une directive confidentielle, le régime iranien a demandé à contrecœur à une importante société affiliée à l’Etat de payer aux travailleurs le salaire qui leur est dû ce mois-ci, afin d’empêcher les possibles manifestations des travailleurs dans les jours qui précédaient les élections de l’Assemblée d’experts du régime et Majlis (ou Parlement).
Un organisme gouvernemental répressif de l’entreprise nationale iranienne de gaz a conseillé aux responsables de l’entreprise de payer tous les salaires impayés aux travailleurs avant les élections du 26 février, selon le texte de la directive.
La directive du 20 janvier 2016 a été publiée par le Bureau Herasat, un organisme répressif qui a des succursales dans toutes les institutions du gouvernement iranien et qui espionnent et fait des rapports sur les employés du gouvernement. La note de service a mis en garde les dirigeants de toutes les raffineries, les gestionnaires d’exploitation et les directeurs des départements des droits de ressources au sein de l’entreprise nationale iranienne de gaz, en leur conseillant de payer les salaires des travailleurs pour « empêcher tout rassemblement ou sit-in et leurs conséquences négatives liées ».
La directive indique que les salaires impayés doivent être payés au plus tard le 24 février 2016, soit deux jours avant les fausses élections du régime.

