
Le 20 août 2025, une nouvelle vague de manifestations a déferlé sur plusieurs villes iraniennes, révélant la corruption profonde du régime clérical. Des commerçants de Saveh aux ouvriers d’Arak, en passant par les habitants d’Eslamshahr et les employés municipaux impayés de Zahedan, des Iraniens de tous horizons sont descendus dans la rue pour protester contre le même problème fondamental : un État incapable de fournir les biens de première nécessité.
Ces manifestations ne sont pas des incidents isolés de mécontentement local, mais des symptômes évidents de la corruption systémique du régime et de sa gestion catastrophique des infrastructures et de l’économie du pays. Elles mettent en lumière une réalité crue : les changements politiques superficiels sont impuissants à contenir la colère sociale explosive alimentée par des décennies d’incompétence.
August 20—Saveh, northern Iran
Protest by merchants and traders against frequent power outages. According to the merchants, with the current electricity outages, business has effectively come to a halt and their lives and income have been disrupted.#IranProtests pic.twitter.com/TSylim97tx— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) 20 août 2025
La rébellion des pannes d’électricité : une nation plongée dans les ténèbres
Le principal déclencheur des manifestations du 20 août a été les coupures d’électricité dévastatrices qui ont paralysé la vie quotidienne et décimé les entreprises. Dans la ville de Saveh, commerçants et marchands du bazar ont organisé un rassemblement, avertissant que les coupures de courant fréquentes et inopinées ont conduit leurs entreprises au bord de la faillite. Selon certaines informations, leurs demandes de solutions n’ont reçu que des « réponses insignifiantes » de la part des responsables du régime, qui refusent d’assumer leurs responsabilités.
Cette scène s’est reproduite dans tout le pays. À Arak, les travailleurs du parc industriel de Khairabad ont protesté contre les pannes d’électricité prolongées qui ont gravement perturbé la production. À Eslamshahr, au nord de Téhéran, les habitants ont protesté contre les perturbations de leur quotidien. Il ne s’agit pas seulement de plaintes concernant des désagréments, mais d’une réaction à un effondrement industriel généralisé orchestré par le régime.
August 20—Arak, central Iran
Protest by industrial workers in Khairabad Industrial Park against frequent and prolonged electricity blackouts, which have severely disrupted production.#IranProtests pic.twitter.com/TEpqGoPgh8— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) 20 août 2025
L’ampleur de cette crise a été confirmée par les experts du régime lui-même. Abdolvahab Sahlabadi, directeur de la Maison iranienne de l’Industrie, des Mines et du Commerce, a récemment déclaré que les coupures de courant avaient mis hors service près de 50 % de la capacité de production du pays. Il a révélé que la plupart des usines ne peuvent désormais fonctionner que deux à trois jours par semaine, ce qui entraîne d’énormes pertes financières, détruit des matières premières et laisse les travailleurs dans l’incertitude. Pour aggraver la crise, le ministre de l’Énergie du régime a de facto abdiqué ses responsabilités, déclarant que le gouvernement ne garantirait plus l’approvisionnement en électricité des industries. Cette crise artificielle n’est pas saisonnière ; Sahlabadi prévient que l’hiver prochain entraînera des pénuries de gaz encore plus graves, promettant une nouvelle saison de dévastation économique.
Un appel à la dignité : les travailleurs impayés et ignorés
Parallèlement aux manifestations contre la panne d’électricité, un autre front de contestation sociale est mené par la main-d’œuvre iranienne, en grande souffrance. À Zahedan, le 20 août, des employés municipaux du deuxième arrondissement se sont rassemblés pour protester contre le non-paiement de leurs salaires depuis cinq mois consécutifs.
Cette manifestation témoigne de leur désespoir. Malgré des rassemblements répétés, les revendications des travailleurs ont été totalement ignorées par les autorités. Leur situation est délibérément exploitée par le régime ; les travailleurs sont maintenus sous contrat temporaire et, comme ils l’ont eux-mêmes signalé, menacés de licenciement pour le simple fait de réclamer leurs salaires. Leur protestation ne vise pas seulement à obtenir des arriérés de salaire, mais aussi à réclamer la dignité et la sécurité fondamentales que le régime prive systématiquement de sa population. La situation à Zahedan est symbolique des conditions désastreuses auxquelles sont confrontés des millions de travailleurs à travers l’Iran, privés de leurs droits fondamentaux tandis que l’élite dirigeante pille les richesses du pays.
À Mehrvilla, Karaj, les troubles ont pris une tournure ouvertement politique le 19 août, après que quatre coupures de courant consécutives ont plongé le quartier dans le noir. Les habitants se sont rassemblés dans les rues la nuit, scandant des slogans anti-régime, dont « Mort au principe du Guide suprême ».
August 20—Zahedan, southeast Iran
Municipal workers rallied in front of the municipality in Zahedan to protest unpaid salaries that have been overdue for five months. Regime officials refrain from addressing their demands.#IranProtestspic.twitter.com/5DaxNvStDP— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) 20 août 2025
Les manifestations simultanées contre les coupures de courant et les salaires impayés sont les deux faces d’une même médaille : un régime corrompu et incompétent, incapable de subvenir aux besoins de ses citoyens. Alors que le régime investit des milliards dans son programme nucléaire, ses missiles balistiques et ses intermédiaires terroristes à l’étranger, il laisse ses propres industries s’effondrer et ses travailleurs mourir de faim.
Des bazars de Saveh aux usines d’Arak en passant par les bureaux municipaux de Zahedan, le message du peuple iranien est unanime et clair : sa patience est à bout. Ces manifestations continues ne sont pas des flambées isolées, mais les secousses d’un séisme social plus vaste. Elles signalent que les fondements du régime se fissurent sous le poids immense de ses propres échecs, rendant la perspective d’un changement fondamental plus proche.

