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D’éminentes personnalités américaines condamnent les exécutions en Iran et soutiennent l’alternative démocratique

Un groupe bipartisan éminent d’anciens hauts responsables américains a publié une déclaration exhortant la communauté internationale à adopter une nouvelle politique décisive à l’égard du régime en Iran. Publiée le 6 août, cette déclaration, signée par des personnalités telles que l’ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, l’ancien conseiller à la sécurité nationale John R. Bolton et l’ancien commandant en chef de l’OTAN, le général James L. Jones, condamne la vague croissante d’exécutions perpétrée par le régime et appelle les dirigeants mondiaux à reconnaître officiellement le droit du peuple iranien à résister à la tyrannie et à soutenir l’alternative démocratique présentée par le CNRI.

Cet appel fait suite à l’exécution par le régime iranien des prisonniers politiques Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, le 27 juillet 2025. Les signataires affirment que cette brutalité accrue n’est pas un signe de force, mais témoigne d’un régime pris de « panique et de la peur d’une légitimité perdue depuis longtemps », terrifié par son propre peuple et sa résistance organisée.

Une campagne de terreur calculée
La déclaration détaille une accélération effrayante du recours à la peine capitale par le régime pour museler la dissidence. Ehsani et Hassani ont été exécutés sur la base d’accusations vaguement définies de « Moharebeh » (guerre contre Dieu) et d’appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK). De manière alarmante, le document souligne que « quatorze autres membres de ce mouvement risquent une exécution imminente pour des accusations similaires ».

Cette vague d’exécutions s’inscrit dans le cadre d’une campagne de terreur plus vaste, cautionnée par l’État. Citant des données des Nations Unies, les signataires soulignent qu’au moins 612 exécutions ont eu lieu en Iran au cours du premier semestre 2025, soit plus du double du nombre enregistré au cours de la même période en 2024.

La déclaration met en lumière le cas de Saeed Masouri, le plus ancien prisonnier politique iranien, emprisonné depuis 25 ans. Dans un message depuis sa prison daté du 17 juillet 2025, Masouri a averti que les actions actuelles du régime ne faisaient que préluder à une atrocité passée. Il a déclaré que ces mesures répressives « visent fondamentalement à contrôler, isoler et réduire au silence les prisonniers afin d’intensifier la répression et les exécutions, comme ce fut le cas en 1988 ».

Une recommandation politique claire pour le monde
Au-delà de la condamnation, les chiffres américains offrent une recommandation politique claire et concrète à la communauté internationale. Ils exhortent les gouvernements du monde entier à dépasser les discours et à reconnaître les droits fondamentaux du peuple iranien. La déclaration appelle la communauté internationale à « reconnaître le droit du peuple iranien à résister à la tyrannie, à rechercher l’autodétermination et à établir une république démocratique et laïque ».

Les signataires identifient explicitement l’opposition organisée comme l’alternative viable à la théocratie actuelle. Ils saluent sa résilience et sa vision, exhortant le monde à « saluer les efforts indéfectibles et acharnés du CNRI et de l’OMPI dans leur tentative de restaurer la souveraineté populaire du peuple iranien, qui souffre depuis longtemps ». La déclaration souligne que le programme du CNRI, qui « comprend un plan en dix points et une voie vers un gouvernement constitutionnel légitime dont la légitimité est conférée par les urnes », constitue le modèle d’un Iran libre.

La déclaration de ces dirigeants américains constitue un appel crucial à un changement de paradigme dans la politique mondiale à l’égard de l’Iran. Elle présente l’agression du régime non pas comme un problème à gérer par la négociation, mais comme l’agonie d’une dictature en déclin. Leur conclusion est sans équivoque : la voie vers un Iran stable, pacifique et démocratique passe par l’autonomisation de son peuple et de son mouvement organisé pour le changement. Comme l’affirment les signataires dans leurs mots de clôture : « Nous sommes solidaires du peuple iranien et de sa lutte légitime pour la liberté, la dignité et la gouvernance démocratique. »