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Agitation politique dans le domaine du pétrole en Iran – Tribune libre

Agitation politique dans le domaine du pétrole en Iran – Tribune libre

Hassan Mahmoudi, un dissident iranien, écrit qu’il y a un potentiel perturbateur émergeant en Iran dans son domaine phare, le pétrole, dans la province du Khûzistân, qui a choqué le pays. Il y a trente-huit ans, ce qui était connu comme « La Grève » dans cette province, suivie par des dizaines de milliers de travailleurs du pétrole, a paralysé l’État et a ouvert la voie à la chute du Shah.

Hassan Mahmoudi a écrit samedi pour l’American Thinker que cela se reproduit aujourd’hui.

Il a ajouté : « Historiquement, l’approvisionnement de l’Iran en pétrole est sa veine jugulaire. Couper cet approvisionnement revient à couper la gorge du régime. »

La province de Khûzistân, située dans le sud-ouest de l’Iran, produit 35 pour cent de l’eau et de l’électricité de l’Iran. Et plus important, ses champs d’or noir de pétrole et de gaz remplissent les besoins en énergie du pays et produisent 90 % du revenu national iranien.

Vidéo - Manifestation des habitants d’Ahwaz devant la préfecture de Khouzestan

L’article affirme : « Malgré le fait que les habitants se trouvent au milieu de ressources en pétrole, en gaz et issues de l’agriculture, les gens souffrent de pauvreté extrême, de sous-développement et de privation environnementale. Ils sont d’origine arabe et souffrent également d’assujettissement social, politique et culturel. »

« Récemment, le régime iranien a mis en œuvre une série de plans peu fiables dans le Khûzistân qui ont mené à une pollution de l’air désastreuse et à des coupes d’eau et de courant fréquentes. Ces actions ont mis en danger la santé et la qualité de vie des gens. Selon le rapport de women.ncr.Iran, les planificateurs de Téhéran ont pris des actions radicales comme la déviation de l’eau des rivières Karun et Karkheh, la construction excessive de barrages et l’utilisation de méthodes rapides et peu chères d’extraction du pétrole, asséchant les étangs et les lacs dans plusieurs endroits comme dans les zones humides connues de Hoor al-Azim et le lagon de Shadegan par le ministre du Pétrole. »

« Selon les médias iraniens le 14 février, les pénuries continues ont mené à la fermeture d’écoles, d’universités, de banques et de bureau du gouvernement dans pas moins de 11 villes du Khûzistân. Un fonctionnaire local du ministère du Pétrole a déclaré que les coupures de courant dans la province du Khûzistân ont porté préjudice à la production de pétrole, menant à un déclin de la production brute de 770 000 barils. »

« Les coupures ont principalement touché les plateformes de production dans la compagnie nationale de pétrole du sud de l’Iran. Actuellement, la production iranienne de pétrole compte 3,9 millions de barils par jour, dont 2,9 millions sont produit pas la compagnie nationale du pétrole du sud de l’Iran. »

Un des résidents d’Ahvaz a twitté : « Nous ne récoltons rien d’autre que la fumée, les coupures de courant et l’air pollué des exploitations de pétrole et de gaz. »

Les femmes d’Ahvaz sont descendues dans les rues mercredi pour le troisième jour consécutif afin de manifester, protestant contre les coupures d’eau et de courant, et contre la pollution extrême de l’air dans la capitale du Khûzistân.

Les manifestants ont entonné : « Mort à la tyrannie », « mort à la répression », « Nous, les habitants d’Ahvaz, nous n’accepterons pas l’oppression », « les dirigeants incompétents doivent être virés », « l’air pur est notre droit, Ahvaz est notre ville » et « honte à nos forces de sécurité ».

Des échauffourées ont éclaté samedi 11 février après que les forces de police ont tiré sur deux motards dans une course-poursuite dans les environs du bazar de Shadegan.

Pendant les opérations de police, un jeune homme qui s’appelait Abu-Qabish a été tué alors qu’il faisait ses courses et les deux motards ont été blessés. Apparemment, il y aurait également d’autres blessés.

Les agents des renseignements du régime ont affirmé aux familles des victimes qu’ils ne seraient pas autorisés à tenir des funérailles pour leurs proches. Les corps ont été remis aux familles à la seule condition qu’ils soient enterrés à Qom, dans le sud de la province de Téhéran.

Mahmoudi a ajouté :

La présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a déclaré que le régime des mollahs est la source de tous les problèmes importants qui ont causé des coupures d’eau et de courant qui ont mené au chômage et même à plusieurs maladies d’habitants.

Elle a souligné : « On ne peut pas attendre que les mollahs, les dirigeants du régime et les fonctionnaires apportent une solution. » Elle a appelé la nation à aider la diminution de la pression sur les pauvres dans cette zone, notamment les malades et les personnes vulnérables.

Elle a affirmé que la solution se trouve dans l’augmentation des protestations des habitants dans un soulèvement afin de chasser le régime et ses dirigeants qui ont créé tant de problèmes dans leur vie courante.

Mme Radjavi a salué les habitants d’Ahvaz et du Khûzistân, notamment les femmes et les jeunes, et leur a demandé de s’unir afin de poursuivre les protestations et les manifestations de solidarité.

L’article conclu que selon toute vraisemblance, ce n’est pas la dernière fois que nous en entendons parler.

 

Source: American Thinker