vendredi, janvier 27, 2023
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IRAN : poursuite des exécutions et persécutions dans les prisons

IRAN : poursuite des exécutions et persécutions dans les prisons

Mohammad Abdollahi, prisonnier politique kurde a été exécuté avec cinq autres

Le régime des mollahs vient d’exécuter ce matin à l’aube le prisonnier politique kurde iranien Mohammad Abdollahi, ainsi que cinq autres prisonniers à la prison d’Oroumieh à l’Ouest de l’Iran. La Résistance iranienne avait appelé l’Organisation des Nations Unies, notamment le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et les organisations internationales des droits de l’homme à prendre des mesures urgentes pour empêcher l’exécution de ce prisonnier politique et de 10 autres prisonniers dans les prisons d’Oroumieh ainsi que de Karaj (ouest de Téhéran).

Le matin du lundi 8 août, des hommes de main ont forcé Mohammad Abdollahi à sortir dans la cour de la prison de la section 12 de la prison centrale d’Oroumieh pour le transférer en isolement. Dans le même temps, le ministère des Renseignements a demandé à sa famille qu’elle vienne de Mahabad jusqu’à la prison d’Oroumieh pour une dernière visite.

Mohammad Abdollahi, 35 ans, un prisonnier politique kurde de Bokan, a été arrêté en mars 2011 à Mahabad par l’unité de renseignement des gardiens de la révolution et a été condamné à mort sous l’accusation de « Moharebeh » (guerre contre Dieu). Il a fait une grève de la faim le 29 mai de cette année pendant 32 jours pour protester contre sa condamnation injuste.

Lundi, six prisonniers de droit commun de la prison centrale d’Orumieh, dont une mère de trois enfants, ont été transférés en isolement en vue de leur exécution. Cinq de ces prisonniers ont été exécutés mardi à l’aube en même temps que Mohammad Abdollahi.

Hier, quatre prisonniers dans la prison de Gohardacht ont été transférés en isolement et sont sur le point d’être pendus.

Lors d’un autre événement dans la prison de Gohardacht à Karaj, après l’exécution criminelle de 25 prisonniers politiques sunnites le 2 août, des forces spéciaux des geôliers de prison ont attaqué les quartiers des prisonniers politiques sunnites, les ont battus, et ont transféré un certain nombre d’entre eux dans la section 5, les yeux bandés et menottés. Des dizaines de prisonniers politiques sunnites dans le hall 21 de la section 7 ont entamé une grève de la faim depuis le 2 août pour protester contre l’exécution de prisonniers.

Javad Larijani, secrétaire de l’unité dite des « droits de l’homme » du pouvoir judiciaire du régime, dont la tâche est de fournir une justification et de justifier la torture et l’exécution par le régime, a, tout en reconnaissant le « nombre élevé d’exécutions », souligné que les « Occidentaux sont séculiers et libéraux, et que la sécurité est la base de la formation des gouvernements occidentaux. » Il a ajouté : « Nous ne devons pas imposer des droits de l’homme fondés sur cette logique occidentale….. Je ne crois pas qu’ils soient malheureux avec nous. Sommes-nous censés gagner leurs cœurs ? » (Pasdaran, agence de presse Fars News, le 4 août).

Dans sa lettre le 7 août à M. Zeid Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, il a écrit pour justifier l’exécution collective d’au moins 25 prisonniers politiques sunnites le 2 août : «Tout individu ou groupe d’individu, peu importe son nom et ses convictions, qui veut rendre la société dangereuse et créer une atmosphère de peur et de terreur, mérite certainement d’être jugé et puni » (agence de presse Fars News, le 7 août).

Alaeddin Boroujerdi, président de la Commission de la politique étrangère et de la sécurité nationale du parlement du régime, a déclaré : « Les droits de l’homme ne sont pas une préoccupation pour les Occidentaux… Ils sont préoccupés par la vie des terroristes que nous avons le droit d’exécuter. »

L’indécision de la communauté internationale contre ces exécutions criminelles enhardit les dirigeants du régime à poursuivre leurs crimes. Ils doivent être poursuivis et punis pour les 38 ans de meurtres et de crimes contre la population iranienne.

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