vendredi, décembre 2, 2022
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Iran-POAC : « La victoire de la reconnaissance du droit de résister pour la liberté » Maryam Radjavi

CNRI – « À cause de cette étiquette de terroriste, le régime en Iran a eu les mains encore plus libres pour torturer, exécuter et exporter le terrorisme. Ces dix dernières années beaucoup d’enfants ont perdu leurs parents et des parents leurs enfants chéris », a déclaré Maryam Radjavi dans une intervention par liaison satellite dans une conférence de presse à Londres.

CNRI – « À cause de cette étiquette de terroriste, le régime en Iran a eu les mains encore plus libres pour torturer, exécuter et exporter le terrorisme. Ces dix dernières années beaucoup d’enfants ont perdu leurs parents et des parents leurs enfants chéris », a déclaré Maryam Radjavi dans une intervention par liaison satellite dans une conférence de presse à Londres.

La conférence était organisée le 29 novembre peu après l’annonce d’un verdict historique de la Commission d’Appel des organisations proscrites, lavant les Moudjahidine du peuple d’Iran de l’étiquette de terroriste. La justice a jugé « perverse » la décision du gouvernement britannique de mettre et maintenir ce mouvement de résistance dans la liste noire. La conférence rassemblait les principaux acteurs de cette victoire, des représentants des 35 parlementaires britanniques qui avaient déposé plainte ainsi que d’éminents juristes. C’est la politique de complaisance qui a été jugée « perverse ». Il est donc temps d’y mettre fin. Madame Radjavi dévoile une partie des révélations faites à l’audience et les conséquences désastreuses de cette étiquette pour le peuple iranien et sa résistance. 

Voici le texte de son intervention.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les juristes,
 
Il y a quelques heures à Londres, la justice a déclaré que la proscription de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran était viciée et devait être écartée. La cour a ordonné au ministre de déposer au Parlement un ordre préliminaire, supprimant l’OMPI de la liste des organisations proscrites.
 
La justice a prévalu. Ce jugement est une grande victoire pour le peuple iranien et tous les défenseurs de la liberté dans le monde.

Il enverra de la part de la communauté internationale un message de fermeté au fascisme religieux au pouvoir en Iran. Ce jugement intervient  presque sept ans après l’interdiction du principal groupe d’opposition iranien au Royaume-Uni.

Trente-cinq éminents parlementaires ont déposé cet appel. Ils ont lancé ce processus juridique et doivent en être félicités.
 
Je remercie Lord Slynn, Lord Corbett, Lord Archer de Sandwell, Lord Waddington, Lord Fraser, Lord Clark, les députés Roger Gale, Andrew Mackinlay, Brian Binley et la Baronne Harris. Permettez-moi de rendre hommage à la mémoire de feu Lord Renton. Il était aussi appelant et je suis certain qu’il partage avec nous, en esprit, cette victoire aujourd’hui. 

Je félicite aussi les juristes Nigel Pleming, Stéphane Grosz, Ed Grieves et leurs collègues, ainsi que ceux qui se sont impliqués et ceux qui ont déposé des témoignages, pour cette grande victoire. Au nom du peuple iranien, du Conseil national de la Résistance iranienne et des Moudjahidine du peuple à Achraf, je vous fais part de toute ma gratitude.
 
Cette victoire est en effet la victoire des valeurs humaines et de la reconnaissance du droit de résister pour la liberté.

Les conséquences destructrices de la proscription de l’OMPI ne peuvent être comparées qu’au coup d’état de 1953 contre le gouvernement nationaliste du Dr Mohammad Mossadegh en Iran. La différence c’est qu’à l’époque il n’existait pas un mouvement de résistance organisé ayant offert 120.000 martyrs à la cause de la liberté. 

Cette étiquette de terroriste nie le droit du peuple iranien à la liberté et cherche à détruire la résistance d’une nation contre une dictature religieuse. Cette étiquette a mené aux bombardements des bases de l’OMPI en Irak en 2003 et à cinq ans de restrictions de l’OMPI dans ce pays, ainsi qu’à la rafle brutale dans les bureaux du CNRI à Paris le 17  juin 2003 par la police française.

À cause de cette étiquette de terroriste, le régime iranien a eu les mains encore plus libres pour torturer, exécuter et exporter le terrorisme. Ces dix dernières années beaucoup d’enfants ont perdu leurs parents et des parents leurs enfants chéris.

Heureusement, grâce à leur initiative courageuse et historique, les membres du Parlement britannique n’ont pas permis que la honte de cette politique retombe sur le peuple britannique. Ils se sont tenus aux côtés du peuple iranien.

Permettez-moi d’évoquer  brièvement une partie de ce qui a été révélée à l’audience.

Dans sa déposition, un responsable du ministère des Affaires étrangères a admis que “les ministres et responsables iraniens ont choisi de discuter de l’OMPI avec leurs homologues britanniques et d’autres Etats membres de l’UE en d’innombrables occasions. Le régime iranien actuel a mis une priorité sur des mesures légales et politiques dures contre l’OMPI. ”

Quant à la proscription de l’OMPI, le même fonctionnaire a dit : “des considérations de politique étrangère ont joué un rôle dans les décisions concernant la proscription de l’OMPI (…) En 2001 le ministère des Affaires étrangères a donné au ministère de l’Intérieur un conseil (…) sur les intérêts de politique étrangère de proscrire l’OMPI ”. Il a aussi admis que la même recommandation a été faite en 2006.

Nous appelons à la révélation de toutes les négociations en coulisses avec le régime des mollahs qui ont mené à la proscription de l’OMPI.

Le même fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères a déclaré ensuite que les relations avec l’Iran étaient importantes, pour encourager l’Iran à répondre aux préoccupations internationales dans les domaines touchant aux intérêts du Royaume-Uni, y compris son soutien au terrorisme.
 
Cela revient à payer la rançon aux terroristes, pas à combattre le terrorisme.

Et il poursuit : “On pensait aussi qu’en rassurant l’Iran sur notre intention d’appliquer la loi contre l’OMPI aiderait à favoriser un climat de confiance qui serait nécessaire à une négociation couronnée de succès.” Cela revient à se courber devant la dictature des mollahs; pas à appliquer la loi. C’est se moquer de l’état de droit.

En réponse à la demande du régime iranien de s’occuper de l’OMPI pendant la guerre en Irak, le responsable du ministère des Affaires étrangères a dit : “les autorités britanniques ont rassuré leurs homologues iraniens comme quoi nous nous occuperions sérieusement du problème de l’OMPI en Irak.”

Et ils l’ont fait très sérieusement, en effet, en bombardant les bases de l’OMPI en Irak à plusieurs reprises, parfois de 90 à 120 fois par nuit. 

Le gouvernement du Royaume-Uni connaissait la neutralité de l’OMPI dans la guerre. Les coordonnées de toutes les bases de l’OMPI avaient été remises aux ministres par un certain nombre des appelants. Les documents concernés ont été révélés à l’audience. Cependant, ils ont bombardé l’OMPI pour s’assurer les faveurs des mollahs.

Comme l’a noté un des juges, bombarder ceux qui ont déclaré leur neutralité à l’avance, revient à un crime de guerre.

L’audience a aussi permis de révéler que la plupart des documents maintenus secrets étaient principalement en faveur du dossier de l’OMPI et sapaient l’étiquette de terroriste. Les calomnies et  faux témoignages des agents du ministère du renseignement du régime iranien constituaient une partie substantielle des documents confidentiels. C’est le devoir de la Résistance de donner les détails de ce point au peuple iranien et de révéler les noms des agents de renseignement des mollahs.

De manière assez étrange, même après la fin de l’audience, les efforts pour exercer des pressions sur le jury se sont poursuivis. Dans une démarche peu commune, des avocats du gouvernement ont averti la POAC qu’en cas de jugement en faveur de l’OMPI : “Il est possible que le régime iranien réagisse vivement … Il est aussi possible que cela puisse mener à des restrictions croissantes sur les bâtiments diplomatiques et la suspension de la coopération avec le Royaume Uni …”

Je crois que le gouvernement britannique doit des excuses au peuple iranien et à l’OMPI.

J’ai appris que le ministre a fait appel. La Résistance iranienne est prête une fois de plus à prouver sa droiture. 
  
Cependant, nous demandons au gouvernement britannique, d’accepter et d’appliquer immédiatement la décision de justice et de retirer toutes les restrictions pesant sur l’OMPI qui ont résulté de la proscription. Je crois, après le jugement d’aujourd’hui, que l’Union européenne doit annuler l’étiquette illégale de terroriste collée à l’OMPI.
 
La décision du ministre de l’Intérieur britannique a formé la base de la l’inscription de l’OMPI sur la liste noire de l’UE, qui a été annulée par le Tribunal de Première Instance des Communautés européennes. Le gouvernement du Royaume-Uni était le moteur du refus d’appliquer le verdict par le Conseil de l’Union européenne

Chers Amis,

La proscription de l’OMPI faisait partie de la politique de complaisance qui a échoué. La fin de cette politique est nécessaire pour la paix mondiale et la sécurité. Les gouvernements occidentaux devraient se rappeler l’expérience de l’apaisement avec Hitler.

Sous prétexte de s’opposer à la guerre, le lobby du régime iranien essaye de toutes ses forces d’empêcher l’adoption d’une politique de fermeté avec les mollahs. Se cacher derrière le slogan de la paix pour préconiser la complaisance avec les mollahs, leur donne une plus grande l’occasion de réprimer et d’exécuter des Iraniens et de créer des crises hors d’Iran.
 
Par expérience, la politique qui a recherché des modérés, a promu le dialogue constructif ou critique et a offert des mesures incitatives à la dictature religieuse au pouvoir en Iran ne fera que lui donner davantage d’occasions et de raisons d’être plus agressive. La fermeté est la seule façon de traiter un régime en quête de la bombe atomique, qui veut imposer son hégémonie et remplir le vide du pouvoir en Irak, en Afghanistan, au Liban, en Palestine, au Yémen et en Somalie, en s’appuyant sur l’intégrisme et l’exportation du terrorisme.

La solution fondamentale à la crise de l’Iran n’est ni une intervention militaire étrangère, ni la complaisance. La solution est le changement démocratique par le peuple iranien et sa Résistance. Pour que cette solution fonctionne, il faut lever tous les obstacles placés sur le chemin de la Résistance.

Les gouvernements européens doivent reconnaître la Résistance iranienne et les droits inaliénables du peuple iranien à renverser le régime des mollahs et à apporter un changement démocratique en Iran.

Je vous remercie

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