jeudi, février 9, 2023
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Le programme nucléaire iranien reste « une menace », selon Angela Merkel et Nicolas Sarkozy

The Associated Press – "L’Iran continue à représenter une menace", a affirmé jeudi à Paris la chancelière Angela Merkel. "La menace existe", a confirmé le président français Nicolas Sarkozy au sujet du programme militaire nucléaire iranien.

Dans une note diffusée lundi, les services de renseignement américains affirment que l’Iran aurait arrêté son programme nucléaire militaire à l’automne 2003 et ne l’avait pas relancé à la mi-2007.

"Nonobstant les derniers éléments, chacun est bien conscient du fait qu’il y a une volonté de dirigeants iraniens d’obtenir le nucléaire militaire", a estimé Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse à l’Elysée.

"L’AIEA a dit que la coopération de l’Iran en matière d’enrichissement est loin d’être ce qu’elle devrait être, est incomplète, donc il faut continuer à discuter dans le cadre du processus des Nations unies", a déclaré la chancelière.

Il faut, selon elle, "exiger de l’Iran une coopération totale sur la question nucléaire, et je crois que c’est indispensable pour résoudre de façon diplomatique les problèmes".

"J’ai exactement la même position que Mme Merkel, qu’on pourrait résumer en deux mots: fermeté et dialogue", a déclaré le président français. "Ce qui a fait bouger l’Iran jusqu’à présent, c’est les sanctions et la fermeté", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Le dialogue a été rendu possible par l’expression d’une certaine fermeté."

"Si des sanctions étaient votées et qu’elles ont permis l’amorce d’un dialogue (…) je ne vois pas au nom de quoi on devrait renoncer à des sanctions, alors même que la question de l’accession nucléaire militaire par des dirigeants iraniens reste posée", a-t-il expliqué. Mais "cela n’empêche pas que, comme l’Allemagne, nous souhaitons le dialogue".

Par ailleurs, "la France souhaite qu’on soit cohérent: si les Nations unies ont décidé des sanctions, il n’est pas anormal que l’Europe (en) décide pour sa part", a estimé Nicolas Sarkozy.

"Je partage tout à fait cette position. On va continuer", a confirmé Angela Merkel. "Tout cela a porté ses fruits" et "le processus des Nations unies et le processus de consultation avec l’Iran sont les deux grands piliers sur lesquels nous continuons à nous appuyer". AP