samedi, décembre 3, 2022
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Iran : Plus faible qu’il ne le fait croire

Par Victor Davis Hanson

The Washington Times (Extraits), 30 déc.  – Le groupe d’études sur l’Irak, d’éminents sénateurs et des diplomates réalistes veulent tous que l’Amérique entame des négociations formelles avec le gouvernement de l’Iran.  Ils pensent que Téhéran pourrait aider les Etats-Unis à se désengager avec dignité d’Irak et du bourbier général du Moyen-Orient. Ce serait une grave erreur pour de nombreuses raisons – la plus importante étant que l’Iran est de loin plus vacillant que nous.

Le monde du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, avide de publicité, n’est pas en voie de se développer, mais de se réduire. Malgré ses références prétendument populistes, son soutien dans le pays et à l’étranger  ira en s’affaiblissant tant que les Etats-Unis continueront d’exercer calmement et tranquillement leurs pressions sur lui (…)

En soutenant les terroristes en Irak et au Liban, en enrichissant de l’uranium et en menaçant de manière insensée de détruire un Israël nucléaire, Mr. Ahmadinejad ne fait que s’aliéner les Iraniens, qui se demandent où sont partis leurs vastes revenus pétroliers de jadis et comment est-il possible de payer pour toutes ces aventures sauvages. 

Pendant ce temps, M. Ahmadinejad a peu investi dans la source de sa richesse – l’infrastructure pétrolière de l’Iran. Bientôt, même les revenus pétroliers jadis assurés commenceront à baisser. Et ce pourrait être bien plus tôt qu’il ne le pense si les Nations Unies étendent leurs sanctions économiques récentes en réponse à la violation flagrante par Ahmadinejad des accords de non prolifération nucléaire.

Ainsi, alors que les Iraniens sont inquiets de voir leur nation devenir un paria international et peut-être plonger sur la voie de la banqueroute, ce n’est pas le moment que l’Amérique cède en  offrant des négociations directes avec M. Ahmadinejad. Cette propagande de victoire ne fera que l’aider à réclamer la légitimité et la stature qu’il perd avec son propre people en Iran. 

De meilleurs modèles à suivre à la place no politiques à long terme du passé avec la Libye de Mouammar Kadhafi et l’Union Soviet Union des années 1980. Tant que la Libye a parrainé le terrorisme et attaqué les Occidentaux, nous sommes restés clairs et nous avons boycotté le régime. Ce n’est qu’en 2003, quand les Libyens ont unilatéralement abandonné le programme d’armes de destruction massive, accepté de ne pas violer les accords de prolifération  et a renoncé au terrorisme, que nous avons accepté de normaliser les relations. 

En d’autres termes, "parler" ou "se rapprocher" de la Libye n’a pas apporter ce changement d’attitude remarquable avec le gouvernement libyen. Au contraire, la fermeté des principes américains, la cœrcition économique, l’ostracisme et la patience ont finalement agi. 

Les Etats-Unis ont toujours maintenu une porte ouverte avec l’Union soviétique.  Après tout – contrairement à l’Iran ou la Libye – nous avions peu de choix quand des milliers de têtes nucléaires étaient pointées sur nous et que l’Armée Rouge était massée sur la frontière germanique.

Mais Ronald Reagan a néanmoins adopté un changement radical dans la politique américaine en ayant un recours actif aux dissidents russes. Il a utilisé le pupitre du tyran pour dénoncer la barbarie de “l’empire du mal” dans un monde à court d’idées.  En même temps, Reagan a accru les avantages militaires des Etats-Unis sur les soviétiques pour accélérer la chute du régime.

Après la chute, les courageux dissidents iraniens d’Alexandre Soljenitsyne à Nathan Charansky n’ont pas applaudi Jimmy Carter, qui avait béatement prononcé  la fin de sa propre  « peur excessive » de cette idéologie meurtrière. A la place, ils ont préféré Reagan, qui avait mis au défi le premier secrétaire soviétique Mikhaïl Gorbatchev "d’abattre" le mur de Berlin. L’Amérique s’est placée en quand nous étions du côté des peuples demandant le changement plutôt que de choyer le régime qui cherche à l’en empêcher.

Le grand Moyen-Orient qui entoure l’Iran est au beau milieu d’une transition chaotique en trois étapes : de la dictature au radicalisme et au chaos vers un gouvernement constitutionnel. Des voyous et des terroristes comme M. Ahmadinejad ("Nous n’avons pas fait la révolution pour avoir la démocratie") veulent l’arrêter et retourner au vieux monde d’avant le 11 septembre (…)

Dans tous ce chaos – qui mettra des années à retomber – les Etats-Unis ont besoin de coller à leurs principes. Ni une intervention militaire immédiate, ni un dialogue avec l’Iran ne sont la réponse. A la place, nous devons maintenir la pression sur le baratineur Mahmoud Ahmadinejad, qui est bien plus faible qu’il ne laisse paraître.

Victor Davis Hanson est un éditorialiste et un historien classique à l’institut Hoover de l’université Stanford. Son dernier ouvrage est intitulé : "Une guerre pas comme les autres : comment les Athéniens et les Spartiates ont fait la guerre du Péloponnèse."

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