CNRI – À loccasion de Norouz, le nouvel an iranien, Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a adressé un message au peuple iranien dont voici des extraits:
Lannée 1386 (21 mars 2007-20 mars 2008) a vraiment été pour la résistance du peuple iranien, une année davancée et de fierté et pour le régime iranien de défections et de déclin montrant quil est entré dans sa phase terminale dimplosion et de renversement.
CNRI – À loccasion de Norouz, le nouvel an iranien, Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a adressé un message au peuple iranien dont voici des extraits :
Lannée 1386 (21 mars 2007-20 mars 2008) a vraiment été pour la résistance du peuple iranien, une année davancée et de fierté et pour le régime iranien de défections et de déclin montrant quil est entré dans sa phase terminale dimplosion et de renversement.
Lannée qui vient de sécouler a assisté à des vagues incessantes de protestations et de manifestations dans notre pays enchaîné. Les émeutes du rationnement de lessence ont embrasé les quartiers et les villes, les universités et les usines. De Haft-Tapeh à Zahedan, dOroumieh à Chahverd, de Babol à Ghaemchahr, jusquà Bandar Turkeman, Sanandaj, Téhéran, Ispahan et Chiraz, on entendait retentir les mêmes mots dordre quà la Cité dAchraf :
« Nous sommes des femmes et des hommes de combat. Venez vous battre et nous vous combattrons »
« Nous resterons résolus et chanterons jusquà notre dernier souffle »
« Même sil tombe une avalanche de balles et dépreuves, le mouvement continuera. »
Et enfin, «la liberté est notre droit inaliénable ».
Pour les mollahs, lannée 2007 sest terminée aussi amèrement quelle avait commencé avec les résolutions 1747 et 1803 du Conseil de sécurité. Entre les deux, ils nont ménagé aucun effort ni aucun complot pour empêcher ladoption des résolutions : depuis la prise d’otages des marins britanniques jusquà tromper les agences de renseignements américains sur leurs activités nucléaires secrètes. Mais ils ont échoué. La Résistance iranienne ne les a pas laissés faire et elle a neutralisé toutes leurs manuvres en faisant une révélation majeure, qui a porté un coup extrêmement dur au programme nucléaire du fascisme religieux concernant la production dogives nucléaires et de la bombe atomique. Un coup si dur quAhmadinejad, comme Hassan Rohani lancien négociateur nucléaire en chef , a déclaré ouvertement que tout a commencé en été 2002 avec les révélations sur les installations de Natanz et dArak par les
Moudjahidine du peuple
Le régime est devenu si vulnérable, quon aura vu les défections dAli Laridjani le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, et de Rahim Safavi le commandant en chef des pasdaran, de son adjoint Mohammad Bagher Zolghadr et vice-ministre de lIntérieur, comme beaucoup dautres grands et petits responsables qui ont présenté leur démission.
Ahmadinejad a également été humilié partout où il est allé : de luniversité américaine Columbia à Polytechnique de Téhéran, jusquaux rues de Baquba, de Bagdad et de Ramadi en Irak. Il a essuyé un revers cuisant lors de sa visite en Irak, la population irakienne a laissé éclater sa haine de loccupation cachée de son pays par le régime. Un grand nombre de forces irakiennes ont estimé que c’était lévénement politique le plus important de leur pays vis-à-vis du régime iranien de ces cinq dernières années. De telle manière quaujourdhui en Iran et à létranger, Ahmadinejad est devenu lhomme le plus haï.
A la fin de lannée, les élections du parlement des mollahs ont parachevé luni-polarisation et le repli sur soi de la dictature religieuse. Avant toute chose, ces élections ont été un grand NON du peuple iranien à la tyrannie. Cest une défaite cuisante pour les despotes. Plus de 95% de la population ont boycotté ce show électoral. Cest une défaite tellement cuisante que même selon les chiffres officiels du
régime, le taux de participation à Téhéran était de 26%. Le député le mieux élu du Majlis na été élu quavec 11, 5% des voix et le dernier avec seulement 6%. La situation dans les grandes villes comme Machad ou Tabriz, est la même et le plus grand nombre de voix remporté tourne autour de 10% des électeurs.
Ils ont ensuite annoncé que les « tenants des principes » qui soutiennent Ahmadinejad avaient remporté plus de 70% des voix.
Les bandes vaincues du régime, comme la celle de Khatami sont dans une situation pathétique. On leur a octroyé un maximum de 30 sièges, soit moins de 15% des 290 sièges du Majlis.
Dans la capitale qui est un microcosme de tout le pays avec ses 30 sièges, sur les 19 élus du premier tour, 18 sont des partisans dAhmadinejad et le 19e appartient à la faction de Khamenei à peine critique du gouvernement. Le second tour narrangera pas les choses.
Cest un Majlis de bourreaux et de tortionnaires. Un député, Rouhollah Hosseinian a salué comme "un grand martyr" lancien vice-ministre du Renseignement Saïd Emami, responsable des meurtres en série dune centaine dintellectuels ! Ou encore Fatemeh Alia, une femme qui a personnellement torturé de très nombreuses femmes Moudjahidine dans la prison dEvine. Il y a aussi le mollah Morteza Agha-Tehrani un commandant des agents en civils du Vevak qui est le mentor des membres du cabinet dAhmadinejad. En province, la situation est la même.
On peut mieux comprendre ces élections, si lon prend en compte que le régime a été soumis à des pressions de six côtés :
1- des défections internes, dans les plus hautes sphères, et un repli sur soi de plus en plus prononcé du régime ;
2- des sanctions économiques et des résolutions, en particulier au Conseil de sécurité ;
3- linscription du ministère de la Défense et des organes affiliés, des gardiens de la révolution et de la force terroriste Qods, ainsi que les principales banques du régime, sur la liste noire du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive ;
4- limpasse en Irak, en particulier avec les conseils de lEveil qui sont entrés en action en tant que lélément sécuritaire et militaire de premier plan ;
5- le départ dun allié clé du régime en Europe, à savoir Jacques Chirac et la dernière position de lUnion européenne sur les élections en Iran, quelle a estimées « ni libres, ni équitables » ;
6- Le statut et les avancées de la Résistance dans le pays et à létranger pour faire reconnaître la Troisième Voie. Cette solution à la crise iranienne rejette la poursuite de la politique de complaisance tout comme une intervention militaire étrangère. Elle prône en revanche un changement démocratique en Iran par le peuple et sa Résistance.
Il y a quatre ans, les élections du Majlis à la fin de lannée 2003 ont posé la base dun régime unipolaire. Les opportunités en or offertes par la guerre dIrak, en particulier le désarmement de lArmée de libération nationale iranienne et les événements du 17 juin, ont beaucoup encouragés les mollahs.
Ce pouvoir unipolaire est apparu en juin 2005 avec larrivée dAhmadinejad à la présidence, et il arrive à maturité avec ces « élections » du Majlis.
A présent la question est de savoir la raison et lobjectif pour lesquels Khamenei a « élaboré» un Majlis de tortionnaires et de criminels ?
Est-ce pour préserver le statut quo ? Ou bien est-ce pour préparer davantage daventurisme et de guerre ? Ce que Khamenei a déclaré dans son message immédiatement après le premier tour était que malgré « ladoption dune résolution », « le boycott électoral », « noircir la direction du pays » et « effrayer le peuple avec la menace dune attaque de lennemi » et « les allégations sur les élections malsaines » et des allégation sur «une population désillusionnée et indifférente », il s’est créé un Majlis « engagé, délite, opposé à lArrogance occidentale et puissant » et « à présent toutes les sortes dopposition à la religion sont mis au défi ».
Ainsi, ce que veut dire Khamenei, cest quil se prépare à défier tous les modèles qui ne sont pas compatibles avec le fascisme religieux.
Le lendemain dans son message de félicitation au guide suprême, Ahmadinejad qualifiait ces élections de « la défense des capacités dacquérir lénergie atomique ave une prouesse exemplaire ». Il voulait donc un Majlis qui suivrait sans broncher le guide suprême et Ahmadinejad dans la sortie du TNP et jusquà la bombe atomique.
– La situation est telle quelle a poussé lUE et les Etats-Unis à affirmer lillégitimité de ces élections et dannoncer que : les élections en Iran nétaient « ni libres, ni équitables ».
Nous nous réjouissons du changement de position de lUnion européenne que nous considérons comme un tournant imposé par le régime. Dautant plus que dans son sillage, les gouvernements français, allemand et américain ont jugé que ces élections navaient été ni libres, ni inéquitable, ni légitimes.
Permettez-moi de rappeler en passant que notre seul crime depuis le début de notre campagne politique après la révolution de 1979 et jusquà présent, a été de réclamer la souveraineté populaire et des élections démocratiques et justes. Au fait, est-ce que le Conseil national de la Résistance iranienne et son président, dès le lendemain du 20 juin 1981 et tout au long de ses 30 dernières années, nont-il pas réclamer des élections libres sur la base de la souveraineté populaire et non celle du guide suprême et de la souveraineté des mollahs. Jai moi-même appelé, au nom de la Résistance, en septembre 2003 à un référendum sur la base du vote libre de la population pour un changement de régime.
En décembre 2003, dans un message à un rassemblement de mes compatriotes à Londres, javais dit : «le véritable critère et la démarcation entre le terrorisme et la résistance légitime repose dans le fait quon rejette ou quon accepte des élections et un référendum sous les auspices des Nations Unies ou toute autre instance internationale compétente et impartiale. Avec ce critère et cette définition, on peut facilement écarter des interprétations ambigües et des étiquettes politiques biaisées et faire clairement la différence entre ceux qui respectent le vote populaire et les élections libres, qui se battent pour la liberté et la souveraineté populaire, et ceux qui comme les mollahs refusent de tenir des élections libres et des référendums. Avec ce véritable critère, les combattants de la liberté de lIran ne pourront jamais être étiquetés de terrorisme.»
Mais en ce qui concerne le peuple iranien et sa Résistance, 2007 a été une année davancée et de conquête de nouveaux sommets. On peut dire que les plus grands complots pour maintenir le régime et détruire la résistance du peuple iranien ont été neutralisés, de la manière suivante :
1- le soutien matériel et moral généreux des Iraniens en Iran et à létranger, qui sest manifesté par exemple dans le grand rassemblement de lété dernier à Paris.
2- les efforts inlassables de nos frères et surs à la Cité dAchraf et dans le travail sans répit du CNRI, de ses membres et ses partisans à travers le monde.
3- les victoires judicaires, spécialement lannulation de létiquette de terroriste en Grande-Bretagne ;
4- les résolutions au Parlement européen, à lAssemblée parlementaire du Conseil de lEurope et de sa commission des affaires juridiques et des droits de lhomme en soutien aux jugements rendus par la Cour européenne de Luxembourg et du Royaume-Uni ;
5- le soutien de plus de 1500 parlementaires européens et des comités parlementaires en faveur de la Résistance iranienne et de la troisième voie pour un changement démocratique en Iran ;
6- la prise de conscience par la communauté internationale des menaces terroristes et nucléaires de la dictature religieuse en tant que principale menace à la paix et à la sécurité, comme le déclare la Résistance depuis 30 ans ;
7- Les résolutions au Parlement européen et les rapports des missions des Nations Unies et des rapporteurs spéciaux du secrétaire général de lONU sur le statut légal de lorganisation des Moudjahidine du peuple dIran (OMPI) en Irak, y compris le récent rapport de la Mission dassistance de lONU pour lIrak sur le statut des membres de lOMPI en tant que personnes protégées en vertu de la 4e convention de Genève et la réitération du principe de non-refoulement, qui constitue le pilier des lois sur les réfugiés ;
8- Le grand congrès de solidarité à Achraf et la déclaration de 450.000 Irakiens dans la province de Diyala en Irak ;
9- le soutien de 3000 cheikhs de tribus ;
10- Le soutien de 300.000 chiites du sud de lIrak et un mouvement politique majeur des Oulémas chiites pour la défense dAchraf.
11- le soutien sans compter de tous les partis démocratiques, courants nationalistes, groupes et personnalités, chiites, sunnites, kurdes et turkmènes en Irak, au point que, excepté pour les agents du régime des mollahs et leurs alliés, la plupart des Irakiens et des forces nationalistes considèrent les Moudjahidine et la Résistance iranienne comme un allié stratégique et un soutien pour la paix, la sécurité et la liberté.
La Résistance iranienne est la force du changement. En sappuyant sur sa base sociale et sa lutte incessante, elle avance dans une position offensive. Elle instaurera la liberté en Iran.
Le régime des mollahs touche à sa fin. La complaisance et les concessions sont doublement contreproductives et futiles. En cette nouvelle année, dans ses activités non-stop, le régime passera par des points fragiles qui finiront par faire sécrouler toute cette politique sur lensemble de la dictature religieuse.

