vendredi, décembre 2, 2022
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Iran : L’université nucléaire” dissimule des recherches

Iran : L’université nucléaire” dissimule de la recherche   The Sunday Telegraph –  Par Philip Sherwell à Washington – Des scientifiques iraniens effectuent des recherches et des développements nucléaires cruciaux, sous le couvert de laboratoires de recherches universitaires pour éviter la surveillance internationale, selon des partisans de l’opposition haut placés au sein du régime islamiste.

L’Université Imam Hossein de Téhéran, gérée par les gardiens de la révolution, est le principal centre d’expérience de technologie d’armement nucléaire, affirme le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) en exil.

La semaine dernière, le président Mahmoud Ahmadinejad se vantait de ce que l’Iran avait réussi à enrichir de l’uranium, dans la lancée de son programme nucléaire, dont il prétend qu’il ne vise qu’à produire de l’énergie, mais que l’occident soupçonne de vouloir produire des armes atomiques.

Cet Iranien radical et belliciste a fait suivre l’annonce par une nouvelle diatribe contre Israël, qu’il a qualifié vendredi “d’arbre pourri et desséché”, qui sera anéanti par une « tempête ». Il avait précédemment appelé le pays à être “rayé de la carte”.

Téhéran marque publiquement son savoir-faire “pacifique” dans sa confrontation avec la communauté internationale. Mais, en même temps, des scientifiques étroitement liés aux corps des gardiens de la révolution  (CGR) effectuaient des essais secrets sur des aspects militaires du programme, disent des figures de l’opposition.

Alireza Jafarzadeh, le responsable du CNRI qui a révélé au monde en 2002 l’existence du programme nucléaire clandestin des mollahs, a dit au Sunday Telegraph que la dernière information venait de sources au sein de la structure de la sécurité nationale à l’intérieur du régime. 

Il a nommé 21 professeurs et chercheurs impliqués dans les travaux nucléaires à l’université Imam Hossein, dont beaucoup occupent également des postes élevés dans le CGR, comme preuve que les gardiens de la révolution mènent le programme nucléaire supposé « civil » de l’Iran.

L’influence du CGR dans le régime s’est renforcée depuis l’élection l’an dernier de M. Ahmadinejad, qui était général dans sa force Qods (Jérusalem), l’aile liée à une série d’attentats terroristes internationaux.

Pour marquer l’importance de l’université Imam Hossein, le leader iranien a visité en septembre le campus pour un briefing, peu après son retour des Nations Unies à New York, où il avait vigoureusement défendu les ambitions nucléaires de l’Iran. 

Dans une photographie qui n’avait pas encore été publiée en Grande-Bretagne, on voit le président passer en revue des étudiants en uniformes de cadets. On lui a parlé de « programmes de la recherche dans le domaine de la défense et de la sécurité nationale, des sciences de bases ainsi que dans les domaines techniques et du génie », a rapporté l’agence de presse Fars située à Téhéran.

Des recherches clandestines nucléaires sont menées par des scientifiques qui étaient des étudiants radicaux de la révolution islamique ayant renversé le chah en 1979, et qui partagent le passé militant de M. Ahmadinejad, âgé de 49 ans.

Fereydoun Abbassi, 48 ans, patron du département de physique, qui s’est battu durant la guerre Iran-Irak, a supervisé le transfert vers l’université de plusieurs experts nucléaires venant d’autres institutions.

D’autres figures clés comprennent Mohsen Fakhrizadeh, 45 ans, un ingénieur nucléaire que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’a pas réussi à interroger, et Mansour Asgari, 48 ans, un expert laser. Il enseignent tous les deux à Imam Hossein, mais sont basés au Centre de Préparation et de Nouvelle Technologie de la Défense, dont l’AIEA s’est vu refuser l’accès par le régime.

Le Dr Abbassi a récemment supervisé des essais sur des émissions de neutrons de haute énergie par un générateur de neutrons, a dit M. Jafarzadeh. On pense que d’autres travaux se concentre sur l’oxyde de béryllium (qui peut avoir des applications nucléaires), l’enrichissement au laser, des expériences de détonateurs nucléaires et d’essais sur des matériaux de la bombe.

« L’université Imam Hossein possède un département de physique de premier ordre », a dit M. Jaffarzadeh. « Le travail qu’ils y font est crucial pour le programme nucléaire et il n’a jamais été inspecté”.

"Pendant qu’Ahmadinejad annonce fièrement que le régime a réussi à enrichir de l’uranium, il cache le rôle central du corps des gardiens de la révolution et de son université Imam Hossein dans la course secrète aux armes atomiques."

Les Etats-Unis vont appelé leurs alliés cette semaine à envisager des mesures punitives – dont un gel des avoirs, des sanctions ciblées et des restrictions de voyage – contre les dirigeants iraniens. De hautes autorités des USA, de Grande-Bretagne, de France, de Russie, de Chine et d’Allemagne se sont rencontrées à Moscou mardi pour parler de leur réponse à l’annonce de l’Iran comme quoi il avait rejoint le “club nucléaire”.

La déclaration est intervenue la veille de la visite à Téhéran de Mohamed El Baradei, le chef de l’AIEA, dans un clair défi au gendarme nucléaire de l’ONU. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a donné à l’Iran jusqu’au 28 avril pour arrêter toutes les activités d’enrichissement, mais il reste divisé sur ce qu’il faudra faire si Téhéran ignore l’ultimatum.

Le chef des gardiens de la révolution a mis en garde les USA vendredi de ne pas attaquer la république islamique, disant que les troupes américaines en Irak et dans la région étaient "vulnérables".

"Vous pouvez commencer une guerre, mais ce n’est pas vous qui la finirez”, a dit le général Yahya Rahim Safavi, une des figures les plus puissantes du régime. "Les Américains savent que leurs troupes sont vulnérables. Je leur conseille de ne pas commettre cette erreur stratégique ». 

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