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Iran: Londres évoque un projet de résolution pour des sanctions économiques

Iran: Londres évoque un projet de résolution pour des sanctions économiquesAgence France Presse – Londres a mis la pression mardi sur l’Iran, évoquant la possibilité d’un rapide projet de résolution pour des sanctions économiques à l’Onu, en raison du refus par l’Iran de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium.

Javier Solana, le Haut représentant pour la politique extérieure européenne, a informé ce week-end les membres du Conseil de sécurité de l’état de ses discussions avec le négociateur en chef du nucléaire iranien Ali Larijani, d’où il ressort que l’Iran n’entend pas se plier aux exigences des occidentaux, a expliqué un haut responsable britannique, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

"Tout ce qui semble ressortir des discussions entre (Javier) Solana et (Ali) Larijani) et des déclarations des dirigeants iraniens est qu’ils ne semblent pas prêts à suspendre (leur programme d’enrichissement)", a-t-il déclaré.

Des préparatifs sont en cours pour une résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies en accord avec l’article 41 de la Charte des Nations-Unies, qui permet des sanctions économiques, a ajouté ce responsable.

"A moins que les Iraniens ne changent d’avis brutalement et sans qu’on s’y attendent, nous pouvons nous attendre à ce que cela vienne à New York dans la semaine ou presque", a-t-il ajouté.

Ce haut responsable a précisé que ces éventuelle sanctions seraient appliquée "de manière progressive", et ne toucheraient pas aux exportations de pétrole iranien.

Les cinq membres du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France) plus l’Allemagne "sont d’accord pour que ces sanctions soient progressives, proportionnées et réversibles si les Iraniens prennent les mesures exigées", a-t-il ajouté.

Il a reconnu qu’il n’y avait pas encore d’accord au sein des six grands puissances quant à savoir jusqu’à quel point pousser les sanctions. La Russie, qui construit la première centrale nucléaire iranienne, est notamment réticente à imposer des sanctions contre Téhéran.
 
La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, en tournée dans la région, a annoncé lundi que les ministres des Affaires étrangères des six grandes puissances pourraient se réunir en fin de semaine en Europe pour discuter du dossier iranien.

Elles craignent que l’Iran ne se serve de ses activités d’enrichissement pour se doter de l’arme atomique.