CNRI – En Iran chaque année 1,5 million de personnes viennent grossir le marché du travail, alors que le chômage et la crise économique battent leur plein. Durant les trois mois dété 332.571 personnes ont été licenciées.
Le chômage nest cependant quun aspect de la crise qui touche le monde du travail en Iran, et les autres aspects, comme le manque dhygiène et de sécurité, ou le non versement des salaires, méritent à eux seuls quon sy attarde longuement.
Depuis le début de lannée (qui commence le 21 mars dans le calendrier iranien), le chômage et les licenciements ont touché dans les provinces du nord : Golestan,1500 personnes ; Mazandaran, 20.000 personnes ; Guilan, 17.000 personnes, dans la ville dAbadan (sud-ouest) 36.000 personnes, dans la ville de Ghazvine (nord ouest) 7000 personnes, et 25.000 personnes à Téhéran.
Il nexiste pas de sécurité du travail. Lagence du travail du régime dans la province du Guilan, a annoncé que 85% des ouvriers nont pas de sécurité de lemploi. Dans la province du Khorassan du sud 36.000 ouvriers nont pas dassurance maladie.
Fermeture des usines et des centres de production
La crise du chômage se déroule dans un contexte de faillites et de fermeture dusines et de centres de production dans tout le pays. Les entreprises déposent leur bilan par manque de matière première ou de capitaux.
Dans la zone industrielle de Ahar, 40 usines sont sur le point de déposer le bilan, lagriculture dans la province du Guilan est sur le point de disparaître. Lusine de porcelaine Hamgame a licencié plus de 700 de ses employés pour pouvoir décider du sort de lentreprise.
La biscuiterie Rezvan de la ville de Tabasse dans le nord-est a dû déposer son bilan par manque de matière première et de capital et a dû licencier la totalité de ses employés.
Le directeur des programmes et de léconomie au ministère du Commerce du régime a déclaré quà lheure actuelle 30 à 40 % des industries du pays ferment parce que leurs produits ne trouvent pas dacheteurs.
Dans lindustrie du thé cette année, la sécheresse à fait chuter la production de 50%, entraînant la fermeture de 90% des fabriques de thé.
Les fours de Khatoun-Abad ont fermé eux aussi et selon le directeur de lassociation industrielle des fours de Khatoun-Abad, cette année, 8 fours à briques actifs ont été fermés.
Dans la ville de Doroud sur 105 ateliers de taille de pierre, 50 ateliers ont fermé. Dans la province de Guilan, 30 grandes entreprises sont au bord de la faillite. Les usines de Nasadji dans la ville de Azarchahr et de Qom sont à moitié fermées. Dans la ville de Neychabour les entreprises ferment les unes après les autres.

