Des parlementaires viennent assurer de leur soutien Maryam Radjavi, présidente de la république élue du Conseil national de la résistance iranienne
LEcho Régional Par Jean-François Dupaquier – A Auvers-sur-Oise, les habitants ont depuis longtemps fraternisé avec les Moudjahidine du peuple, mouvement de résistance à la dictature des mollahs de Téhéran. Mais ce nest pas le cas du gouvernement français, qui, au nom de lintérêt supérieur des relations commerciales avec Téhéran, boude ostensiblement ce mouvement, au point de lui avoir retiré la protection des gendarmes.
Et ce nest pas non plus lopinion du juge « antiterroriste » Jean-Louis Bruguière, qui avait organisé voici trois ans une spectaculaire descente de police à Auvers, sans autre résultat que des poursuites pour « blanchiment dargent ». Comme si les résistants à la dictature des mollahs navaient pas le droit de financer leur mouvement avec les cotisations clandestines, venues des Iraniens démocrates.
Spectaculaire descente de police
Mais le principal adversaire de Maryam Radjavi, présidente de la république élue du Conseil national de la Résistance iranienne, ce sont George Bush et le gouvernement des Etats-Unis, qui ne pardonnent pas aux Moudjahidine du peuple davoir été en bons termes avec Saddam Hussein, lex-dictateur irakien qui accueillait leurs camps. Sous la pression des Etats-Unis, les Moudjahidine dAuvers-sur-Oise figurent donc toujours sur la liste des organisations terroristes, ce qui leur vaut de multiples désagréments.
Liste des organisations terroristes
Cest pour protester contre cette stigmatisation que des parlementaires européens étaient venus mercredi dernier 19 avril à Auvers-sur-Oise. Cette délégation composée de 13 membres du parlement européen et du Sénat belge, ont rencontré Maryam Radjavi dans sa résidence à Auvers-sur-Oise.
Lors de cette rencontre, la présidente des Moudjahidine a une nouvelle fois condamné le programme nucléaire iranien. Mme Radjavi a déclaré que « pour les mollahs au pouvoir en Iran, la bombe atomique, la domination de lIrak et lexportation du terrorisme sont considérées comme des garanties pour leur survie. Par conséquent, ils ne vont jamais les abandonner ».
Elle a ajouté : « Le temps passe et il faut se dépêcher si lon veut empêcher les mollahs dacquérir des armes nucléaires et plonger la région dans la guerre et la catastrophe. Tout retard dans ladoption dune politique de fermeté vis-à-vis des mollahs les aidera à faire progresser leurs objectifs néfastes. »
« Politique de fermeté vis-à-vis des mollahs »
Madame Radjavi a souligné que la clé de la solution du problème iranien et la réponse adéquate aux menaces que représentent les mollahs, est un changement de régime et linstauration de la démocratie par le peuple iranien et sa résistance. « Des mouvements de protestations populaires à travers le pays montrent le désir du peuple iranien pour un changement », a-t-elle ajouté.
La délégation parlementaire a exprimé son soutien en faveur de la Troisième Voie proposée par Mme Radjavi et dun changement démocratique en Iran. Les parlementaires ont souligné que durant les deux dernières décennies, la seule conséquence de la politique de complaisance a été le maintien au pouvoir dun régime brutal et répressif.
Un mouvement de Résistance
Par ailleurs, la délégation a souligné que lorganisation des Moudjahidine du peuple dIran est un mouvement de résistance et que létiquette de terrorisme qui lui a été collée na aucune justification. Cette étiquette de terrorisme a porté beaucoup de torts à la démocratie en Iran, ainsi quà la paix et à la tranquillité dans la région. Aussi, a-t-elle privé la communauté internationale dun allié de taille capable de nous aider à stopper le programme darme nucléaire des mollahs.
La délégation a par ailleurs condamné les restrictions imposées, spécialement en France, aux opposants iraniens et à la principale force de lopposition iranienne, à la demande du régime de Téhéran et sous prétexte de lutte anti-terroriste. Les parlementaires ont réaffirmé que le Conseil national de la Résistance iranienne était une véritable alternative démocratique qui devait être soutenue. La délégation a demandé à lUnion européenne et au Conseil de Sécurité des Nations Unies dadopter une politique de fermeté face à la théocratie.
Mme Magriet Hermans, sénatrice belge, a affirmé : « A linstar du Parlement européen, nous sommes opposés à létiquette de terroriste collée aux Moudjahidine. Au sénat de Belgique, nous avons adopté à lunanimité une résolution appelant lUnion européenne à réviser linscription des Moudjahidine de la liste noire ».
La délégation a aussi rendu hommage aux efforts des Moudjahidine en faveur de lavancée du processus démocratique en Irak et contre les activités terroristes et fondamentalistes du régime iranien dans ce pays. Les parlementaires ont souligné que lIrak sombre de plus en plus dans le chaos parce que la communauté internationale na pas assez pris en compte les avertissements de la Résistance iranienne à propos des ingérences du régime de Téhéran en Irak.
Quand les mollahs « pourrissent » la guerre en Irak
Une large partie du pays se trouve maintenant sous le contrôle des gardiens de la révolution iranien et beaucoup dorganes gouvernementaux sont complètement noyauté par Téhéran. Si les agissements et les avancées du régime iranien en Irak avaient été contrecarrés, ce régime naurait pas cherché à exporter lintégrisme et à miner la paix dans la région.
Il est temps que lUnion européenne reconnaisse la Résistance iranienne comme facteur incontournable pour établir la démocratie et les droits de lhomme en Iran, ainsi que la paix et la tranquillité dans la région, ont souligné les parlementaires.
Alejo Vidal Quadras, premier vice-président du parlement européen, Paulo Casaca, coprésident de lintergroupe des Amis dun Iran Libre, PSE, et Struan Stevenson, coprésident de lintergroupe dun Iran Libre et vice-président du groupe PPE-ED sont intervenus à tour de rôle en ce sens.

