jeudi, février 9, 2023
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Iran : Les Moudjahidine veulent être retirés de la liste des organisations terroristes

Les Moudjahidine veulent être retirés de la liste des organisations terroristesDes parlementaires viennent assurer de leur soutien Maryam Radjavi, présidente de la république élue du Conseil national de la résistance iranienne

L’Echo Régional – Par Jean-François Dupaquier – A Auvers-sur-Oise, les habitants ont depuis longtemps fraternisé avec les Moudjahidine du peuple, mouvement de résistance à la dictature des mollahs de Téhéran. Mais ce n’est pas le cas du gouvernement français, qui, au nom de l’intérêt supérieur des relations commerciales avec Téhéran, boude ostensiblement ce mouvement, au point de lui avoir retiré la protection des gendarmes.

Et ce n’est pas non plus l’opinion du juge « antiterroriste » Jean-Louis Bruguière, qui avait organisé voici trois ans une spectaculaire descente de police à Auvers, sans autre résultat que des poursuites pour « blanchiment d’argent ». Comme si les résistants à la dictature des mollahs n’avaient pas le droit de financer leur mouvement avec les cotisations clandestines, venues des Iraniens démocrates.

Spectaculaire descente de police

Mais le principal adversaire de Maryam Radjavi, présidente de la république élue du Conseil national de la Résistance iranienne, ce sont George Bush et le gouvernement des Etats-Unis, qui ne pardonnent pas aux Moudjahidine du peuple d’avoir été en bons termes avec Saddam Hussein, l’ex-dictateur irakien qui accueillait leurs camps. Sous la pression des Etats-Unis, les Moudjahidine d’Auvers-sur-Oise figurent donc toujours sur la liste des organisations terroristes, ce qui leur vaut de multiples désagréments.

Liste des organisations terroristes

C’est pour protester contre cette stigmatisation que des parlementaires européens étaient venus mercredi dernier 19 avril à Auvers-sur-Oise. Cette délégation composée de 13 membres du parlement européen et du Sénat belge, ont rencontré Maryam Radjavi dans sa résidence à Auvers-sur-Oise.

Lors de cette rencontre, la présidente des Moudjahidine a une nouvelle fois condamné le programme nucléaire iranien. Mme Radjavi a déclaré que « pour les mollahs au pouvoir en Iran, la bombe atomique, la domination de l’Irak et l’exportation du terrorisme sont considérées comme des garanties pour leur survie. Par conséquent, ils ne vont jamais les abandonner ».

Elle a ajouté : « Le temps passe et il faut se dépêcher si l’on veut empêcher les mollahs d’acquérir des armes nucléaires et plonger la région dans la guerre et la catastrophe. Tout retard dans l’adoption d’une politique de fermeté vis-à-vis des mollahs les aidera à faire progresser leurs objectifs néfastes. »

« Politique de fermeté vis-à-vis des mollahs »

Madame Radjavi a souligné que la clé de la solution du problème iranien et la réponse adéquate aux menaces que représentent les mollahs, est un changement de régime et l’instauration de la démocratie par le peuple iranien et sa résistance. « Des mouvements de protestations populaires à travers le pays montrent le désir du peuple iranien pour un  changement », a-t-elle ajouté.

La délégation parlementaire a exprimé son soutien en faveur de la Troisième Voie proposée par Mme Radjavi et d’un changement démocratique en Iran. Les parlementaires ont souligné que durant les deux dernières décennies, la seule conséquence de la politique de complaisance a été le maintien au pouvoir d’un régime brutal et répressif.

Un mouvement de Résistance

Par ailleurs, la délégation a souligné que l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran est un mouvement de résistance et que l’étiquette de terrorisme qui lui a été collée n’a aucune justification. Cette étiquette de terrorisme a porté beaucoup de torts  à la démocratie en Iran, ainsi qu’à la paix et à la tranquillité dans la région. Aussi, a-t-elle privé la communauté internationale d’un allié de taille capable de nous aider à stopper le programme d’arme nucléaire des mollahs.

La délégation a par ailleurs condamné les restrictions imposées, spécialement en France, aux opposants iraniens et à la principale force de l’opposition iranienne, à la demande du régime de Téhéran et sous prétexte de lutte anti-terroriste. Les parlementaires ont réaffirmé que le Conseil national de la Résistance iranienne était une véritable alternative démocratique qui devait être soutenue. La délégation a demandé à l’Union européenne et au Conseil de Sécurité des Nations Unies d’adopter une politique de fermeté face à la théocratie.

Mme Magriet Hermans, sénatrice belge, a affirmé : «  A l’instar du Parlement européen, nous sommes opposés à l’étiquette de terroriste collée aux Moudjahidine. Au sénat de Belgique, nous avons adopté à l’unanimité une résolution appelant l’Union européenne à réviser l’inscription des Moudjahidine de la liste noire ».

La délégation a aussi rendu hommage aux efforts des Moudjahidine en faveur de l’avancée du processus démocratique en Irak et contre les activités terroristes et fondamentalistes du régime iranien dans ce pays. Les parlementaires ont souligné que l’Irak sombre de plus en plus dans le chaos parce que la  communauté internationale n’a pas assez pris en compte les avertissements de la Résistance iranienne à propos des ingérences du régime de Téhéran en Irak.

Quand les mollahs « pourrissent » la guerre en Irak

Une large partie du pays se trouve maintenant sous le contrôle des gardiens de la révolution iranien et beaucoup d’organes gouvernementaux sont complètement noyauté par Téhéran. Si les agissements et les avancées du régime iranien en Irak avaient été contrecarrés, ce régime n’aurait pas cherché à exporter l’intégrisme et à miner la paix dans la région.

Il est temps que l’Union européenne reconnaisse la Résistance iranienne comme facteur incontournable pour établir la démocratie et les droits de l’homme en Iran, ainsi que la paix et la tranquillité dans la région, ont souligné les parlementaires.

Alejo Vidal Quadras, premier vice-président du parlement européen, Paulo Casaca, coprésident de l’intergroupe des Amis d’un Iran Libre, PSE, et Struan Stevenson, coprésident de l’intergroupe d’un Iran Libre et vice-président du groupe PPE-ED sont intervenus à tour de rôle en ce sens.