vendredi, février 3, 2023
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Iran: les familles des victimes du massacre de 1988 se recueillent à Khavaran

CNRI – Les familles des victimes du « massacre des prison » de 1988 en Iran se sont recueillies au cimetière Khavaran, en banlieue de Téhéran, pour commémorer la mémoire des prisonniers politiques iraniens assassinés.

Traditionnellement, ce rassemblement a lieu le dernier vendredi de l’année iranienne (qui finit le 20 mars) pour déposer des gerbes de fleurs sur les tombes non identifiées des « martyrs de la liberté ».

 

Durant l’été 1988, sur une fatwa cruelle du Guide suprême des mollahs, des milliers de prisonniers politiques ont été exécutés à travers les prisons iraniennes et enterrés secrètement dans des fosses communes. L’une d’entre elles a été découverte plusieurs années plus tard à Khavaran, devenu depuis un lieu de recueillement pour les familles des prisonniers politiques.

Le régime iranien n’a jamais admis son terrible crime, alors que des tentatives auprès des instances internationales visent à traduire en justice les auteurs de ce qui a été qualifié de « crime contre l’humanité ».

Alors que la plupart des victimes avaient été condamnées à des peines de prison et attendaient d’en sortir, des tribunaux expéditifs jugèrent à nouveau les prisonniers et les condamnèrent à mort. Selon les estimations, quelque 30 000 prisonniers politiques, en grande majorité des sympathisants de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), ont subi la folie meurtrière des dictateurs iraniens.

Toutes les factions du régime prirent une part active dans le massacre, c’est pourquoi 25 ans après cette tragédie, plusieurs aspects de cet événement macabre nous restent inconnues, dont le nombre exact des victimes. La faction prétendument modérée du régime garde un mutisme complice à ce sujet.

Amnesty International a estimé que : «l’autorisation pour les exécutions a été ordonnée au plus haut niveau de la direction iranienne … Amnesty International estime que ces exécutions sont un crime contre l’humanité … Les exécutions de 1988 doivent faire l’objet d’une enquête impartiale et indépendante, et les responsables doivent être traduits en justice pour obtenir des peines appropriées « . (Appel d’AI, 2007)

Alors que les criminels de guerre de la Seconde Guerre mondiale sont toujours poursuivis, les responsables du massacre de 1988 en Iran continuent de se trouver parmi les plus hauts responsables du régime et utilisent le terme « mohareb » (ennemi de Dieu) pour rendre des condamnations à mort contre les dissidents.

Amener les responsables de ce terrible crime devant la justice est indispensable pour éviter sa répétition. La communauté internationale a une responsabilité d’agir.

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