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Iran – Le pouvoir judiciaire du régime des mollahs a profité des dépôts bancaires

Iran - Le pouvoir judiciaire du régime des mollahs a profité des dépôts bancaires

CNRI – Suite aux affrontements entre les bandes rivales du régime au sujet des comptes bancaires appartenant au chef du pouvoir judiciaire du régime des mollahs, faire des dépôts bancaires et utiliser ses profits par le pouvoir judiciaire a été interdit.

Selon l’agence de presse officielle ISNA, Gholamreza Tajgardoon, chef de la commission mixte sur le projet de loi budgétaire de 2017, a évoqué une directive de la commission selon laquelle le pouvoir judiciaire sera obligé de transférer tous les fonds reçus au trésor, étant de ce fait interdit de les déposer dans les banques et de jouir de leur profit.

Le pouvoir judiciaire et son chef, Sadegh Larijani, ont, depuis des années, déposé les fonds reçus dans les banques au lieu de les transférer au trésor, profitant ainsi des énormes profits associés à ces dépôts bancaires.

Ce type de pillage n’a pas été limité seulement au pouvoir judiciaire du régime. « Nous avons vu une telle approche être suivie dans certaines organisations et universités aussi », avoue Tajgardoon, « déposer leurs ressources dans les comptes bancaires et se servir du bénéfice qui en résulte pour administrer leurs importantes organisations. Cela s’est aussi produit dans les ministères. La récente décision de la Commission mixte s’applique toutefois à tous les ministères opérant sous le pouvoir judiciaire ou le gouvernement ».

Le problème des comptes bancaires du pouvoir judiciaire s’est transformé en une polémique politique entre les députés et le pouvoir judiciaire ces derniers mois.

Il y a quelques temps, les médias du régime ont fait un rapport sur 63 comptes bancaires appartenant à Sadegh Amoli Larijani avec près de 250 milliards de tomans en bénéfice annuel.

Par la suite, Mahmoud Sadeghi, membre du parlement du régime, a demandé des clarifications à cet égard, appelant le pouvoir judiciaire à rendre public le rapport des opérations de ses comptes bancaires au cours des cinq dernières années.

Les propos de Mahmoud Sadeghi ont été confrontés à une réaction du procureur de Téhéran, Abbas Jafari-Dolatabadi, qui a envoyé ses agents à la maison du représentant pour l’arrêter la nuit.