vendredi, décembre 9, 2022
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Iran : Le contrôle des universités par l’apartheid sexuel

 CNRI – Les discussions autour de la ségrégation sexuelle dans les universités et un code vestimentaire pour les étudiantes font rage au sein du régime.

Un député de la commission de la sécurité nationale du Majlis (parlement des mollahs) a récemment parlé de «ceux qui contribuent à créer et promouvoir la corruption morale chez les étudiants », tandis que le ministère des Sciences montre une propension croissante à autoriser les universités non mixtes.

 

Dans une interview avec l’agence de presse Mehr le 2 juin, la députée du régime Zohreh Elahian, a parlé d’un « ennemi qui a perdu tout espoir concernant les incidents postélectoraux ». Elle a ajouté que les « nouvelles reçues montrent que nos ennemis essaient d’affronter l’Etat en parlant de vastes réseaux de corruption, un problème au niveau social et dans les universités. »

Elle a rappelé que les médias étrangers essayaient de faire des « mal-voilées », un symbole de la lutte contre le régime au pouvoir chez les jeunes et les étudiants iraniens.

Les commentaires de la députée du régime ne sont pas les seules déclarations traitant de la question. Récemment, le ministre des Sciences a affirmé que « les universités devraient devenir islamiques ». Lors d’un entretien avec l’agence de presse officielle ISNA, il a souligné que « le plan sur la chasteté et le voile dans les universités ne nécessite pas de nouvelles lois ni réglementations. »

La semaine dernière, deux jours après les propos du ministre, une autre agence de presse de l’Etat citait le directeur des Affaires culturelles au ministère des Sciences parlant de la formation d’un « Conseil sur la tenue universitaire ».

Parallèlement à la montée des discussions officielles sur la tenue vestimentaire des étudiants, des permis pour ouvrir des universités non mixtes sont aussi sérieusement envisagé, un sujet qui revient dans toutes les discussions.

Mais l’uniformité dans les facultés n’est pas limitée aux vêtements ou au genre. Le 2 juin, le ministre des Sciences du régime, Mohammad Mehdi Zahedi, déclarait dans la province d’Ilam, que « celui qui n’est pas en accord avec les revendications des manifestants du 30 décembre 2009 n’a pas sa place à l’université ».

Il faisait référence à une contre-manifestation du régime en réponse aux protestations généralisée de la fête religieuse de l’Achoura (le 27 décembre).

La ségrégation sexuelle est également considérée comme une méthode pour contrôler les universités du pays. Selon Zahedi, « au cours des 15 dernières années, nos universités ont été parmi les principaux secteurs qui ont toujours dit « un énorme non » à l’ordre établi, et une partie des campagnes pour les droits civils a toujours émané des universités. »

Les mesures du régime seraient vouées à l’échec. Au fil des ans, il n’a réussi à annuler la mixité que dans de rares cas, comme les universités Al-Zahra, Imam Hussein et Imam Sadeq.

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