mardi, février 7, 2023
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Iran, l’annonce de 18.000 centrifugeuses embarrasse Rohani

CNRI – A l’optimiste de certains milieux occidentaux sur une éventuelle flexibilité vis-à-vis de son programme nucléaire, le régime iranien répond en exhibant le nombre de ses centrifugeuses.

Fereidoun Abbassi, le directeur de l’organisation de l’énergie atomique iranienne (OEAI), a déclaré au terme de son mandat que le régime compte 18.000 centrifugeuses.

 

Il a précisé lors d’une conférence de presse : « le 23 juillet nous disposions de 17.000 centrifugeuses de type de la première génération dont plus de 10.000 sont en fonction et 7000 prêtes à l’utilisation. »

Il a ajouté qu’ « un millier de nouveaux prototypes de centrifugeuses ont été installés et sont prêtes à fonctionner. Ce qui fait un total de 18.000 centrifugeuses. »

L’aspect important de la déclaration d’Abbassi est l’avancée de l’enrichissement à 20%. « Plus de 700 centrifugeuses sont consacrées aux sites de Natanz et de Fordou pour procéder à l’enrichissement à 20% », a-t-il précisé.

Fereidoun Abbassi a cédé officiellement son poste à Ali-Akbar Salehi, l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Ahmadinejad.

A Téhéran, le fait de voir Rohani confier le dossier nucléaire à Salehi est interprété comme un signe de continuité dans la politique nucléaire du régime. Entre 1997 et 2005 Salehi occupait ce même poste à l’OEAI. Il est réputé pour être un exécutant fidèle de la stratégie du Guide suprême dans la quête de la bombe atomique.

Compte tenu de l’importance du programme nucléaire, le directeur de l’OEAI est également un adjoint du Président de la république. Avant d’occuper le poste de ministre des Affaires étrangères, Salehi avait été placé sur la liste noire de l’Union Européenne. Mais par un geste de complaisance avec les mollahs, l’UE  l’en a retiré.

Salehi aura du pain sur la planche. Il n’aura pas beaucoup de temps pour mener en bateau l’AIEA et doit élucider de nombreux points d’interrogation, comme l’émergence d’un nouveau site nucléaire clandestin révélé par l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran près de la ville de Damavand et enterré dans le lieu-dit de « Ma’adan-e Chargh ». La révélation de ce site a placé le régime dans un grand embarras. Il craint que l’AEIA insiste pour se rendre sur place.