CNRI, 15 décembre – À la suite des propos du président des mollahs sur la négation de l’Holocauste, les autorités allemandes envisagent de lui imposer certaines formes de restrictions de déplacement à l’étranger.
Dans une interview sur la télévision allemande WDR, Gernot Erler, ministre adjoint aux Affaires étrangères, a déclaré : « Nous sommes en train d’étudier si nous pouvons lui appliquer ici des restrictions dans ses voyages ».
Le président Ahmadinejad a déclaré mercredi devant une foule dans la ville de Zahedan, dans le sud-est de l’ Iran, que le massacre de millions de juifs par les Nazis était un « mythe », reprenant des propos qui avaient provoqué un tollé international la semaine dernière.
S’exprimant lors d’un débat parlementaire, le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a condamné les déclarations d’Ahmadinejad : « Le gouvernement de Téhéran doit comprendre que la patience de l’Union européenne a des limites. »
La chancelière Angela Merkel devrait rechercher le soutien des autres dirigeants de l’UE au sommet de Bruxelles pour porter cette affaire devant les Nations Unies. Erler a qualifié les remarques d’Ahmadinejad de « provocation délibérée visant non seulement le monde arabe mais aussi la scène intérieure pour trouver une légitimité ».
Les dirigeants de l’UE pourraient rendre publique une condamnation commune à Bruxelles, suivie d’une protestation formelle remise par les ambassadeurs d’Allemagne, de France et de Grande-Bretagne à Téhéran.
« Une troisième possibilité serait le rappel provisoire des ambassadeurs d’Iran. Ce serait une mesure dramatique qui signalerait la menace d’une rupture complète des relations diplomatiques », a ajouté Erler.

