samedi, novembre 26, 2022
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Iran: La réaction paranoïaque du régime des mollahs aux photos brûlées de Khomeiny

 CNRI – Après la prière du vendredi de Téhéran, le régime des mollahs a fait un semblant de démonstration de force dans les rues de la capitale où les membres du Bassij et des organisations affiliées lançaient des slogans menaçant contre les manifestants qui avaient brulé des photos de Khomeiny.

Pendant les grandes manifestations du 7 décembre, les jeunes iraniens ont manifesté leur indignation contre le régime des mollahs en déchirant, piétinant et mettant le feu des photos de Khomeiny. À la suite de protestations, la télévision d'Etat a diffusé des images montrant les lambeaux d'un portrait de Khomeiny déchiré pendant la manifestation.

Le guide suprême des mollahs Ali Khamenei a déclaré dimanche que l'incident montraient que les manifestations cherchaient maintenant à renverser le régime. Il a dit que les ennemis de Khomeyni étaient «si encouragés qu'ils sont venus à l'université pour insulter l'image de l'imam ».

«Insulter l'imam, insulter les photos de l’imam, ce n'est pas rien. Cela rend l’ennemi très heureux. Il n’y a pas que le bonheur, ils l’analysent aussi pour prendre des décisions », a-t-il déploré.

Les images ont été diffusées pour tenter de blâmer la faction rivale et l'obliger à se soumettre, et, en même temps, pour effrayer l’opinion à grand renfort de guerre de propagande.

Les experts estiment, cependant, qu’en diffusant des images brûlées de Khomeiny, le régime a commis une erreur majeure. En effet, cela signifie qu'un tabou a été brisé, marquant une escalade spectaculaire des manifestations qui ciblent désormais le régime dans sa totalité. Le président du Parlement Ali Larijani a tenté de minimiser l’erreur en disant que «cet événement odieux largement diffusé à la télévision d'Etat, n'avait rien à voir avec les étudiants ».

Paradoxalement, le tumulte orchestré par l'État sur cet incident affiche la vulnérabilité d'un régime à bout de souffle. La situation est si désastreuse que Khamenei n’a même pas réussi à unifier les diverses factions du régime sur cette question ni a les faire descendre dans la rue pour grossir les contre-manifestations. Seul un petit nombre de religieux et de séminaristes, épaulés de gardiens de la révolution et d’agents de renseignement, ont participé à ces rassemblements.

Cela a marqué l'échec des prétentions religieuses de Khamenei et de la démagogie qui ont été la cible des slogans du peuple iranien comme «Ni Gaza, ni Liban, ma vie pour défendre l'Iran ». Le principe sous-jacent du velayat-e faqih (suprématie absolue du pouvoir clérical) a été miné de façon permanente et les efforts désespérés de Khamenei ne peuvent pas renverser la tendance vers la chute du régime.

C’est d'autant plus évident que durant les six derniers mois, le régime a joué ses dernières cartes pour maximiser la répression, en vain. En outre, selon une multitude d’informations, l'état d'alerte continue élevé et le stress résultant de la haine bruyante du public vis-à-vis du régime, font connaître à la milice du Bassidj et aux Gardiens de la Révolution des pics de déception et de découragement à un point où les responsables se précipitent pour empêcher une vague de démissions et remonter le moral des forces répressives.

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