CNRI – Le mardi 18 novembre, le parlement des mollahs s’est prononcé contre la nomination de Danech Achtiani au poste du ministre de l’enseignement supérieur. Depuis août 2013, c’est la quatrième fois que la nomination d’une personne désignée par Hassan Rohani à ce poste a été invalidée par le parlement des mollahs.
Lors du vote du 18 novembre, parmi les 257 députés présents, 70 ont voté pour, 171 ont voté contre et 16 se sont abstenus.
Pour encourager les parlementaires à voter en faveur de Danech Achtiani, Hassan Rohani avait rappelé que ce dernier a été un membre du Corps des gardiens de la Révolution et qu’il a fait beaucoup d’effort pour mettre les universités au service des forces armées pendant la guerre Iran-Irak.
Ces dernières années, le poste du ministre de l’enseignement supérieur est devenu un des postes les plus sensibles au sein du gouvernement iranien car le régime des mollahs craint constamment une nouvelle flambée des protestations anti-régime au sein des universités.
La raison pour laquelle les membres du parlement des mollahs ont voté contre les personnes proposées par Rohani est que selon eux, ces personnes ne sont pas assez déterminées pour contrôler et verrouiller les universités.
Hier, les orateurs qui ont pris la parole à la tribune du parlement des mollahs pour inciter leurs collègues à voter contre la nomination de Danech Achtiani ont à plusieurs reprises évoqué les soulèvements postélectoraux en 2009.
Hossein Naghavi, le député de Varamin (ville située au sud de Téhéran) a dit dans son discours d’hier : « Nous ne franchirons pas les lignes rouges tracées par le guide suprême. Même si 20 autres candidats sont proposés à ce poste, si ces candidats sont similaires aux 4 précédents, le parlement votera contre. »
Le vote d’hier au parlement des mollahs a montré que les rapports de forces entre les différents factions internes du régime des mollahs est actuellement très défavorable à la faction d’Hassan Rohani.

