dimanche, janvier 29, 2023
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Iran : « C’est l’heure du choix d’un parcours différent » (vice président du Parlement européen)

CNRI – « L’Europe a besoin d’une politique globale vis-à-vis de l’Iran.  Nous avons essayé la complaisance pendant des années. Nous avons usé toutes les initiatives.  Les résultats n’ont été que contre-productifs. C’est l’heure du choix d’un parcours différent. C’est l’heure d’opter pour la troisième voie proposée par Madame Radjavi.  Un changement démocratique par le peuple iranien et leur mouvement de résistance », a déclaré Alejo Vidal-Quadras, vice président espagnol du Parlement européen.

CNRI – « L’Europe a besoin d’une politique globale vis-à-vis de l’Iran.  Nous avons essayé la complaisance pendant des années. Nous avons usé toutes les initiatives.  Les résultats n’ont été que contre-productifs. C’est l’heure du choix d’un parcours différent. C’est l’heure d’opter pour la troisième voie proposée par Madame Radjavi.  Un changement démocratique par le peuple iranien et leur mouvement de résistance », a déclaré Alejo Vidal-Quadras, vice président espagnol du Parlement européen.

Il co-présidait un colloque à Strasbourg le 24 avril, avec Adrien Zeller, président du Conseil régional d’Alsace. Intitulé « les relations de l’Union européenne avec l’Iran : perspectives d’un changement démocratique », le colloque était organisé par le Comité français pour un Iran démocratique et l’intergroupe des Amis d’un Iran Libre au Parlement européen.

De nombreux députés européens et nationaux de tous bords et de divers pays, des juristes de premier plan comme Lord Slynn of Hadley, ancien juge à la Cour européenne de Justice, et d’anciens ministres comme Sid Ahmed Ghozali ex-Premier ministre algérien, ou Alain Vivien, ancien secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes y assistaient. Tous ont souligné la nécessité de soutenir la Résistance iranienne, et en premier lieu de retirer les Moudjahidine du peuple d’Iran de la liste du terrorisme. L’invitée d’honneur était Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne.

Voici l’intervention d’Alejo Vidal-Quadras :

Je suis heureux d’avoir pu organiser cette réunion en compagnie de mes collègues français du Comité français pour un Iran démocratique. Comme vous le savez, je suis le président honoraire du groupe parlementaire des Amis de l’Iran libre au Parlement européen.

Notre groupe contient des europarlementaires de toutes tendances politiques au sein de notre parlement. Struan Stevenson, de mon groupe politique, et Paolo Casaca du groupe socialiste, sont les présidents de l’intergroupe des Amis d’un Iran libre au Parlement européen. Nous travaillons tous ensemble pour l’établissement de la démocratie en Iran.

Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue, Madame la présidente. C’est un plaisir pour nous, membres du Parlement européen, de vous accueillir ici. Vos visites précédentes au Parlement européen ont été très instructives et constructives.  

Je me souviens, il y a environ quatre ans, ici à Strasbourg, vous nous avez dit que « le régime iranien, à travers ses ingérences grandissantes en Irak et sa poursuite des armes nucléaire, pose la plus grande menace à la communauté internationale ».  
Vous aviez raison, Madame la Présidente.

Contrairement à il y a quatre ans, je crois qu’il existe aujourd’hui un consensus sur la menace posée par le régime iranien contre la paix et la sécurité dans la région et dans le monde entier. Il suffit de jeter un coup d’œil au rôle de ce régime pendant la guerre de 33 jours au Liban ou bien de faire attention au rôle hégémonique que cherche ce régime en Irak, ou encore au progrès qu’il a réalisé en ce qui concerne l’enrichissement d’uranium, pour se rendre compte des dimensions du danger qui nous fait face.  

Mais il y a quatre ans, vous nous aviez également parlé de la solution. Tout en rejetant la guerre et la complaisance, vous avez fait état d’un troisième choix : Un changement mené par le peuple iranien et sa résistance. Je crois que c’est là l’essentiel.
 
L’Europe a besoin d’une politique globale vis-à-vis de l’Iran.  Nous avons essayé la complaisance pendant des années. Nous avons usé toutes les initiatives.  Les résultats n’ont été que contre-productifs. C’est l’heure du choix d’un parcours différent. C’est l’heure d’opter pour la troisième voie proposée par Madame Radjavi.  Un changement démocratique par le peuple iranien et leur mouvement de résistance. 

La Résistance iranienne dispose de tous les éléments nécessaires pour ce changement.  Le programme du CNRI exige l’établissement d’un système séculaire basé sur l’égalité des sexes, liberté de rassemblement et d’expression, abolition de la peine de mort, adoption d’une économie de marché et maintien de bonnes relations avec tous les pays. 

La Résistance jouit d’un soutien étendu à la fois à l’intérieur de l’Iran et à l’extérieur.  En juin dernier, j’ai participé à un rassemblement à Paris où 60.000 Iraniens de tous bords sont venus de toute l’Europe pour écouter Madame Radjavi.

Un autre indice du pouvoir de ce mouvement est, selon moi, le niveau de la crainte exhibée par le régime iranien à son encontre. Beaucoup parmi vous sont au courant de la vaste campagne de désinformation menée par le régime iranien pour discréditer l’OMPI et le CNRI. Le régime sait bien que c’est le seul mouvement de résistance qui peut apporter un changement de régime. 

Le soutien pour la Résistance s’illustre également dans sa capacité d’obtenir des informations classées « confidentielles » et « secret défense ».  L’OMPI et le CNRI ont tous deux contribué largement à la sécurité mondiale en révélant les sites secrets de fabrication des armes nucléaires. 

Or, l’OMPI prône un islam démocratique et tolérant. Cela rend ce mouvement l’antithèse des mollahs intégristes au pouvoir en Iran. Dans une perspective plus large, c’est très important dans la lutte contre l’intégrisme islamiste. 

Je crois donc que maintenir l’OMPI sur la liste terroriste est un service rendu par l’Europe au régime iranien contre nos propres intérêts. Cela a un impact très négatif sur le peuple iranien.

Dans cet aspect-là, le gouvernement français a un rôle important à jouer. Je crois que Madame Radjavi et son mouvement ont été traités injustement par le gouvernement précédent. Nous accueillons avec enthousiasme la position ferme du Président Sarkozy contre le régime iranien et son programme de l’arme nucléaire. La France doit accentuer la nécessité d’appliquer l’arrêt des cours européennes compétentes annulant la nomination terroriste de l’OMPI, aussi bien que la résolution du Conseil de l’Europe et le Parlement européen exigeant l’enlèvement l’OMPI de ladite liste. Nous ne demandons que le respect de l’état de droit.  C’est l’heure de prendre place aux côtés du peuple iranien.

Permettez-moi d’ajouter que moi et mes collègues au sein du groupe d’amitié des Amis d’un Iran Libre ne sommes pas naïfs ou nouveaux dans la politique. Nous admettons qu’un mouvement politique est mieux connu, voire jugé, à travers ses dirigeants. Je connais personnellement Madame Radjavi. J’ai eu le plaisir de l’avoir rencontrée à plusieurs occasions. Je crois que la Résistance iranienne et le peuple d’Iran ont de la chance de pouvoir disposer d’une telle dirigeante. Je dois ajouter que mes collègues et moi avons eu la chance de rencontrer les membres de la Résistance ici au Parlement européen, ou bien à Paris et également à la Cité d’Achraf en Irak, et de discuter avec eux. Nous sommes persuadés que c’est un mouvement engagé dans la démocratie et la laïcité.   

J’ai l’honneur de vous présenter notre principale oratrice, Madame Maryam Radjavi.  Elle est assez connue pour vous, chose qui me dispense de toute introduction.  Je voudrais juste vous confirmer, Madame Radjavi, que pour moi vous représentez vraiment les désirs du peuple d’Iran pour mieux vivre, dans la liberté et la démocratie.
 

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