CNRI – Le guide suprême des mollahs en Iran vient d’autoriser la souplesse en diplomatie pour dominer l’adversaire. Khamenei s’adressait le 17 septembre à des commandants des gardiens de la révolution : « il y a des questions pour lesquelles depuis des années je parle de souplesse héroïque, parce que c’est parfois une mesure excellente et nécessaire, mais elle doit dépendre d’une condition essentielle. »
Et cette condition, c’est « connaitre la nature de l’adversaire et bien saisir son but », a-t-il précisé avant d’expliquer : « un lutteur professionnel fait preuve de souplesse pour des raisons techniques mais il n’oublie pas qui est son adversaire et quel est son but. »
Cependant Khamenei a mis en garde contre tout recul des positions du pouvoir iranien : « certains, en raison de leur regret et de leur reculade, agitent pour prétexte que le monde a changé. »
Le quotidien Keyhan, que d’aucuns surnomment la voix de son maitre, rejette dans une analyse le 18 septembre, tout rapprochement avec les Etats-Unis et l’Occident et rappelle au mollah Rohani, le nouveau président du régime iranien, que la suspension de l’enrichissement de l’uranium en 2003 n’a servi à rien : « Est-ce que la suspension a résolu le principe d’enrichissement pour qu’aujourd’hui l’enrichissement à 20% soit un sujet de négociation ? »
Keyhan demande : « comment peut-on avoir la moindre bonne opinion d’Obama quand il y a deux jours à peine dans une interview sur la chaine ABC il a parlé d’un côté d’échange de lettre avec le président iranien et d’un autre côté il dit en menaçant que « les Iraniens savent qu’ils ne doivent pas s’imaginer que si nous n’avons pas attaquer la Syrie cela ne signifie pas que nous n’attaquerons pas l’Iran ». »


