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Iran: hausse de la pression sur les prisonniers politiques

Iran: hausse de la pression sur les prisonniers politiques

CNRI – Selon les rapports reçus depuis l’intérieur de l’Iran, le 5 septembre 2016, les gardiens de la prisons d’Evin ont empêché le prisonnier politique et militant de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran, Alireza Golipoor, de se rendre à l’hôpital seulement parce qu’il a refusé de porter l’uniforme de la prison.

Certaines informations ont révélé que cela a fait plus d’un mois que les soins médicaux de ce prisonnier ont été irréguliers, ce qui a conduit à la détérioration de sa condition physique actuelle. La raison de cette suspension est son opposition à écrire une déclaration de repentance et de regret.

Le prisonnier politique Alireza Golipoor est né le 11 avril 1986 à Téhéran. Il faisait un doctorat en télécommunications, était un employé supérieur au Ministère des technologies de la communication et de l’information et aussi un membre de l’association nationale de l’élite iranienne. Il a été arrêté le 2 octobre 2012 et a été détenu pendant 4 mois sans aucun jugement. Il a finalement été condamné au début de cette année à 39 ans et 9 mois d’emprisonnement en plus de 174 coups de fouet pour avoir soutenu l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI/MEK) et aussi pour avoir dénoncé le projet nucléaire de l’Iran et la corruption des autorités gouvernementaux.

Dans un autre rapport, les gardiens de la prison de Gohardasht ont augmenté la pression sur le prisonnier politique Behnam Ebrahim Zadeh en refusant de lui fournir ses médicaments. Après son congé, Mr. Ebrahim Zadeh a obtenu ses médicaments spéciaux à un prix très élevé pour les différents problèmes de santé dont il souffrait, mais les gardiens de la prison ont confisqué ses médicament et ont seulement permis qu’une petite quantité lui soit retournée avec du retard.

Par ailleurs, contre le principe de la séparation des délits, le prisonnier politique Behnam Ebrahim Zadeh a été transféré, après son retour, à la section de « Dar-Al-Ghoraan », une section où les prisonniers dangereux sont incarcérés.

Selon un autre rapport en provenance de Zahedan, les responsables de la prison, et un sinistre tortionnaire du nom de Mahmood Sargol Zehi, ont augmenté la pression sur le prisonnier politique Vahid Houd.

Les gardiens de la prison ont transféré ce prisonnier politique vers une autre section sans raison particulière et l’ont placé avec les prisonniers dangereux et les toxicomanes. En raison du surpeuplement de la cellule, il est obligé de dormir sur le sol et a été privé de communiquer avec les autres prisonniers.

Né en 1987, le prisonnier politique Vahid Houd a été arrêté en mars 2013 lorsque les agents du Renseignement ont pris d’assaut sa maison. Après son arrestation, ce prisonnier politique a été transféré en isolement cellulaire sous la détention du ministère de l’Intelligence (MOIS). Il a été violemment torture pendant 3 mois sous la détention du MOIS à Chabahar et Zahedan.

Les interrogateurs du MOIS ont monté des dossiers et les ont envoyés à 3 différentes branches du tribunal révolutionnaire. Ainsi, le prisonnier politique a été condamné à une peine totale de 35 ans et 6 mois en plus d’une amende de 50 millions de Toman.

Il est important de noter que le prisonnier politique Vahid Houd était un des signataires de la déclaration des prisonniers politiques de la Prison centrale de Zahedan adressée au grand rassemblement des iraniens à Paris. Les signataires de la déclaration ont exhorté les iraniens à participer à ce rassemblement et à être la voix des prisonniers politiques en Iran.

Un autre rapport décrit que dans une politique épouvantable, coordonnée par le régime iranien contre les prisonniers politiques et pour préparer le terrain à leur oppression, les prisonniers de la section 8 du couloir 10 de la prison d’Evin ont attaqué le prisonnier politique Behnam Moussivand le 5 septembre et l’ont blessé à la tête.