jeudi, décembre 11, 2025
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceIran-GB : Les députés britanniques considèrent l’OMPI comme un groupe de résistance...

Iran-GB : Les députés britanniques considèrent l’OMPI comme un groupe de résistance légitime

ImageCNRI, 16 décembre – Une déclaration signée par 405 parlementaires des deux chambres (279 députés et 126 pairs) et des trois principaux partis politiques en Grande Bretagne annonce que l’heure d’un changement démocratique en Iran a sonné et appelle le gouvernement à retirer l’étiquette de terroristes collée à l’OMPI, étiquette considérée comme l’obstacle le plus important à la réalisation d’un tel changement. Voici le texte intégral de la déclaration :

Déclaration sur l’Iran

Une majorité d’Iraniens a refusé de participer aux élections présidentielles qui ont eu lieu récemment, ce qui a entraîné des fraudes importantes dans ce scrutin qui s’est tenu en absence d’observateurs internationaux. L’élection était ni libre ni juste, car aucun opposant au régime, ni aucune femme, n’a été autorisé à se présenter et sur les 1000 candidats potentiels, seuls huit ont été habilités à se porter candidats par le Conseil des gardiens non élu. En boycottant les élections, la majorité des Iraniens ont rejeté le régime et réaffirmé leur désir d’un changement dans leur pays.
La faction la plus extrémiste et la plus radicale du régime clérical a finalement cimenté son contrôle de tous les organes du pouvoir en Iran. Le président factice, Mahmoud Ahmadinejad, est un commandant des gardiens de la révolution connu pour être un interrogateur sans pitié et un bourreau à la sinistre prison d’Evine, pour avoir personnellement tiré des coups de grâce sur 1000 prisonniers politiques et pour avoir pris part aux meurtres d’opposants à l’étranger. Il a également participé à l’organisation de la prise de l’ambassade américaine en 1979 et a dirigé le groupe chargé d’assassiner l’écrivain britannique, Salman Rushdie.
La politique adoptée par l’UE vis-à-vis de l’Iran ces dix dernières années se retourne contre nous. La situation des droits humains s’est considérablement détériorée, les mollahs continuent de soutenir le terrorisme à l’étranger et sont plus proches que jamais de l’aboutissement de leur programme nucléaire. Sur l’ordre de Téhéran, l’UE a inclus également le groupe d’opposition démocratique iranien, l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, sur la liste des organisations terroristes. En novembre 2004, la troïka européenne a promis de conserver cette désignation de terroriste en échange d’une coopération de l’Iran dans le domaine nucléaire. Tout ceci pendant que des milliers de juristes et de députés en Europe et aux États-Unis déclaraient l’étiquette de terroriste illégale et illégitime et que la Coalition, après 16 mois d’enquête, annonçait qu’il n’y avait aucun lien entre les membres de l’OMPI basés en Irak et le terrorisme.
Le meurtre et la mutilation d’innocents à Londres le 7 juillet ont une fois de plus souligné la nécessité de lutter contre ceux qui se tournent vers le terrorisme au nom de l’Islam. C’est ce qu’a expliqué Mme Maryam Radjavi, présidente de la République élue du Conseil national de la Résistance iranienne, dans son message de condoléances au Premier ministre Blair, ajoutant que la communauté internationale devait se battre contre l’intégrisme islamique mené par les dirigeants théocratiques en Iran.
Poursuivre la complaisance avec les mollahs en ce moment reviendrait à jouer avec la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient et dans le reste du monde. La solution au problème iranien ne se situe ni dans l’apaisement ni dans la force, mais dans un changement démocratique amené par le peuple iranien et sa Résistance. Mme Radjavi a parlé en faveur de cette option lors de son discours à une réunion au Parlement Européen en décembre dernier.
L’heure pour un changement démocratique en Iran a sonné. Comme l’a dit Maryam Radjavi, ce que les mollahs redoutent le plus, c’est la démocratie. Pour l’Iran, la région et le monde entier, pendant la présidence de la Grande Bretagne à l’UE, nous devons répondre à la demande du peuple iranien d’un changement en luttant à ses côtés pour remplacer la théocratie intégriste par une démocratie laïque. La première étape pour y parvenir est de retirer l’étiquette de terroriste imposée à l’OMPI, l’obstacle le plus important à la réalisation de ce changement.