La justice égyptienne a accusé dimanche le président destitué Mohamed Morsi, en procès pour « espionnage », d’avoir communiqué au mouvement palestinien Hamas et à la République d’Iran des informations de sécurité en vue de déstabiliser l’Égypte.
Le procès pour « espionnage » du président égyptien déchu Mohamed Morsi se poursuit au Caire. Dimanche 23 février, au cours de la deuxième audience dans ce procès ouvert il y a une semaine, la justice égyptienne a détaillé les charges pesant contre lui.
Le parquet reproche à Mohamed Morsi et plusieurs de ses 35 co-accusés – dont des dirigeants de la confrérie des Frères musulmans, considérée comme « terroriste » – d’avoir « fourni à un pays étranger (…) des informations classées secret-défense ». Ils auraient comploté notamment avec le mouvement islamiste palestinien Hamas et la République islamique d’Iran, pour déstabiliser l’Égypte. Selon le parquet, ils ont « donné aux Gardiens de la révolution des rapports sur la sécurité afin de déstabiliser la sécurité et la stabilité » de l’Égypte.
Les accusés doivent répondre d’activités d’espionnage de 2005 à août 2013 en faveur de « l’organisation internationale des Frères musulmans et du Hamas en vue de mener des attaques terroristes dans le pays pour y semer le chaos et renverser l’État ». Ils encourent la peine de mort.
AFP

