vendredi, décembre 9, 2022
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Iran : Effondrement de l’économie et chômage

 CNRI – Le Centre de Recherche du Majlis (Parlement) des mollahs vient de publier un rapport sur la situation de l'économie iranienne, mettant en avant de nombreux problèmes.

Des économistes indépendants avaient déjà prévenu que la situation économique en Iran allait en s’aggravant depuis l’élection présidentielle de 2009. La réduction des investissements dans la plupart des domaines, en particulier pétrolier et gazier, a aggravé la situation économique, laissant apparaître de multiples conséquences désastreuses àl’horizon.

Le rapport dit que « le climat des affaires en Iran est extrêmement défavorable par rapport à d'autres pays. Par exemple, selon le critère “affaires et emploi” de la Banque mondiale en 2010, l'Iran est classé au 137e rang sur 187 pays.»

Le rapport avertit que la perte des investissements, le chômage et d’autres problèmes ont poussé les institutions économiques au bord de la faillite.

La crise économique et la hausse du chômage sont une menace énorme pour les secteurs à faible revenu. Les mises à pied et le manque de sécurité de l'emploi, la faillite des usines et des entreprises, les retards de paiement des salaires, la baisse de la production, le manque d'organisations indépendantes de travailleurs et de la répression violente des manifestations apolitiques sont également au nombre des défis que doit affronter le régime.

Le rapport évite de mentionner explicitement le taux de chômage, mais dit que «de 1989 à 2006, le pays n'a jamais eu de taux de chômage à un chiffre ». Le texte évoque ouvertement l’absence d'investissements dans les secteurs privés et publics comme facteur contribuant à la montée du chômage.

Selon le rapport du Majlis, le taux de chômage moyen dans le monde est de 9,7 % et de 6,9 % dans la région. Certains observateurs avancent un chiffre de 25 % pour l’Iran.

Un autre sujet mentionné dans le rapport concerne le manque de stabilité économique du pays. Bien que ce problème existe depuis l’avènement du régime des mollahs, il semble s’être aggravé avec la situation actuelle.

Le pouvoir d'achat continue de baisser. Selon Heritage Foundation, l'Iran est au 9e rang sur 161 pays pour l’absence de liberté économique. « Cela signifie, dit le rapport du Majlis, que parmi 161 pays, seuls 8 sont pires que l'Iran en termes de liberté économique. » Dans le même temps, les voisins régionaux font beaucoup mieux, avec la Turquie à la 100e place et l'Arabie saoudite à la 80e.

Le rapport demande à Mahmoud Ahmadinejad d’adopter des mesures pour accroître la production et les investissements, tout en « établissant un organisme national de normalisation en Iran lié au vice-président délégué à la planification et à la supervision stratégique. » Dans son premier mandat, Ahmadinejad avait dissous l'organisation de la planification et du budget afin d’éliminer jusqu’aux institutions semi-officielles qui pouvaient surveiller les dépenses du gouvernement.

Le rapport du Majlis a également recommandé que « la probabilité de la confiscation des biens » soit réduite de sorte que le secteur privé puisse faire davantage d'investissements.

Le rapport ne mentionne pas d'autres analyses sur les conséquences du rôle croissant du corps des Gardiens de la révolution (CGR) dans l’industrie et les services. Or il compte parmi les facteurs qui entravent les entreprises privées et qui étouffent la concurrence dans l'économie iranienne. Toutefois, le rapport indique qu'à l'heure actuelle «l’économie souterraine et improductive» est de plus en plus puissante.

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