mercredi, décembre 7, 2022
AccueilActualitésIran : devant la vague de contestation, un autre criminel placé à...

Iran : devant la vague de contestation, un autre criminel placé à la tête des prisons

CNRI – A la suite des grèves de la faim des prisonniers politiques et leurs familles et la condamnation internationale du raid brutal du 17 avril contre les prisonniers politiques de la section 350 de la prison d’Evin à Téhéran, le régime des mollahs, confronté à une nouvelle vague de contestation populaire, a changé le directeur général des prisons du pays.

Gholamhossein Esmaïli  a quitté cette fonction et a été nommé président de la première chambre de la Cour d’appel et chef de l’appareil judiciaire du régime à Téhéran. Asghar Jahangir, un autre criminel infâme, a été nommé en tant que le nouveau directeur des prisons du pays.

Sadegh Laridjani, le chef de l’appareil judiciaire des mollahs, a ainsi récompensé Esmaïli pour les atrocités qu’il a commises dans sa fonction du directeur des prisons. La promotion accordée à Esmaïli est aussi un moyen de le mettre à l’abri des conséquences des crimes que ce dernier vient de commettre dans la prison d’Evin.

En 2009 aussi, après les révélations sur des crimes contre l’humanité commis dans « le camp de la mort» de Kahrizak, le régime inhumain des mollahs a nommé Saeid Mortazavi (le responsable de ces crimes) à un poste plus élevé au sein de son appareil judiciaire.

Asghar Jahangir a été dans le passé le directeur du contre-espionnage du régime, puis l’inspecteur général du ministère de la Justice et le conseiller du chef de l’appareil judiciaire. Il a été un des criminels les plus impitoyables au sein de l’appareil de torture et d’exécution du régime.

Le 23 Avril, Sadegh Laridjani – qui doit lui-même être jugé pour crimes contre l’humanité – a défendu le raid barbare contre la prison d’Evin et a déclaré: « L’inspection de la prison d’Evin est un droit ordinaire et légitime de l’administration carcérale. Le directeur de cette administration a reçu des rapports sur les inspections effectuées et n’y a relevé aucune irrégularité. »

« Cependant, certains éléments séditieux essayent maintenant d’exploiter cette affaire pour occuper la scène médiatique et faire parler d’eux. Des éléments à l’intérieur du pays qui collaborent et coopèrent avec les ennemis et les dissidents vivant à étrangers afin de maintenir en vie le courant de la sédition », a-t-il ajouté.

Laridjani qui a manifestement peur du mouvement de protestation des familles des prisonniers et des jeunes, a menacé : « J’ai donné au procureur de Téhéran et à tous les procureurs à travers le pays l’ordre strict d’empêcher fermement, et avec recours à la force s’il le faut, toute tentative de  perturbation de la sécurité nationale et du climat social. Tout le monde doit savoir que le régime islamique n’est pas un régime qui reste passive face aux agitateurs et aux perturbateurs de l’ordre ou leurs partisans qui tenteraient d’utiliser des prétextes fallacieux. Jusqu’à présent, le régime islamique a eu une attitude assez conciliante à leur égard, mais cette attitude conciliante ne va pas perdurer davantage. »

Ce mollah criminel a dit de façon démagogique : « Dans quel autre pays au monde les détenus sont autorisés à téléphoner à qui ils veulent depuis l’intérieur de la prison sans coordination préalable et profiter ainsi de ces installations… Dans les pays occidentaux, les forces de police maltraitent les manifestants et les prisonniers, et personne ne leur dit que leurs agissements sont contraires aux droits de l’Homme. Or, quand il s’agit de l’Iran, les medias et les gouvernements de ces mêmes pays qualifient les inspections ordinaires et légitimes des cellules des prisonniers, d’acte contraire aux droits de l’Homme. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 23 avril 2014

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe