
CNRI – Selon les rapports, deux artistes emprisonnés, Mehdi et Hossein Rajabian, qui sont incarcérés dans la prison d’Evine à Téhéran, sont en grève de la faim depuis le mercredi 7 septembre pour protester contre la décision du responsable de la prison de changer leur quartier et les séparer les uns des autres.
Le responsable de la prison d’Evine, à la suite d’une dispute verbale entre les deux frères avec le procureur supervisant la prison, les sépara pour les punir et faire pression sur eux.
Un proche parent de ces deux prisonniers a déclaré : « La nuit dernière, Mehdi a été transféré de force dans la section 8 et Hossein est toujours dans la section 7 de la prison d’Evine. Les deux frères ont fait une grève de la faim en signe de protestation et ont exigé qu’ils soient ensemble. »
Les deux frères musiciens et cinéastes ont d’abord été condamnés à 6 ans de prison chacun et une lourde amende par le tribunal du régime présidé par le célèbre juge Moghiseh sur les fausses accusations d’« insultes à des saintetés religieuses et propagande contre le système », mais à la cour d’appel de Téhéran, leurs peines ont été réduites à trois ans de prison, trois années de probation et 200 millions de rials.
Selon une source bien informée, ils ont été sous pression pendant les interrogatoires pour faire une confession télévisée et les interrogateurs ont menacé de les faire avouer sinon ils seraient condamnés à l’emprisonnement à vie.
Il faut noter que les rapporteurs spéciaux des Nations Unies, vendredi 24 juin 2016, ont demandé la libération immédiate des musiciens et des cinéastes emprisonnés en Iran.
Le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme a signalé que Karima Bennoune, le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits culturels, et David Key, le rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’expression, le 24 Juin ont exhorté le régime iranien à libérer les musiciens iraniens, Mehdi Rajabian et Yousef Emadi, et le cinéaste Hossein Rajabian qui ont été condamnés à une peine de prison et une lourde amende depuis début juin.
Les rapporteurs de l’ONU ont conclu que l’arrestation et les condamnations de ces artistes sont totalement inacceptables et une violation flagrante du droit international et des droits de l’Homme, les détenus doivent donc être libérés immédiatement et toutes les accusations portées contre eux doivent être abandonnées.

