lundi, janvier 30, 2023
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Iran / commémoration: le terrible fatwa de Khomeiny pour le massacre des prisonniers en 1988

CNRI – A l’occasion du 25è anniversaire du massacre de 1988 en Iran, des manifestants se sont rassemblés cet après-midi sur la place du Trocadéro pour commémorer la mémoire des victimes. Ils ont exhorté le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le Conseil des droits de l’homme et le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran, à former une commission d’enquête sur le massacre de 1988 et à renvoyer immédiatement le dossier de ce terrible crime au Conseil de sécurité des Nations Unies. Selon eux, ce Conseil doit former un tribunal spécial pour faire la lumière dans ce dossier et engager des poursuites contre les auteurs de ce massacre. Ils ont fermement dénoncé et condamné la présence d’un des principaux responsables de ce massacre parmi les ministre de Rohani , le nouveau président des mollahs. Ils ont également proposé qu’une journée de commémoration soit désignée pour les prisonniers politiques massacrés en 1988 en Iran.

La grande vague d’exécutions de prisonniers politiques en 1988 est le pire cas de violations des droits humains en Iran. Khomeiny a déclaré en juillet dans une fatwa de cette année : « Les prisonniers qui ont insisté et continuent d’insister sur leur position pour soutenir les Monafeghine ((terme péjoratif du régime pour les Moudjahidine du peuple, OMPI) sont mohareb (ennemi de Dieu) et sont condamnés à mort. Si la personne à n’importe quel stade maintient son soutien aux Monafeghine, la sentence est l’exécution. Anéantissez les ennemis de l’islam immédiatement. »

Des « comités » de la mort ont été formés à travers le pays qui ont abouti à l’exécution de 30.000 prisonniers politiques dont la grande majorité étaient des militants de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran qui refusaient de renier leurs engagements.

Il est temps de traduire les coupables en justice

Amnesty International a publié une communiqué en 2007 qui déclarait que «l’autorisation pour les exécutions a été ordonnée par les plus hauts instances iraniennes (…) Amnesty International estime que ces exécutions sont des crimes contre l’humanité (…) Les exécutions de 1988 doivent faire l’objet d’une enquête impartiale et indépendante, et tous ceux qui étaient responsables doivent être traduits en justice et obtenir des peines appropriées. ».

Les manifestants sur le Parvis des droits de l’homme à Trocadéro ont fermement dénoncé et condamné la présence d’un des principaux responsables de ce massacre parmi les ministre de Rohani , le nouveau président des mollahs. Des membres des familles des victimes présent à ce rassemblement ont réclamé la traduction en justice du mollah Pour-Mohammadi, l’actuel ministre de la justice de Rohani qui était l’un des trois membres du comité de la mort, nommés par Khomeiny, qui ordonna l’exécutions de milliers de prisonniers politiques en quelques mois.

Alors que les criminels de guerre de la Seconde Guerre mondiale sont toujours en fuite, les responsables du massacre de 1988 comptent encore parmi les plus hauts responsables du régime iranien et continuent d’utiliser le terme « mohareb » comme un outil judiciaire pour les condamnations à mort contre les dissidents.

Traduire en justice les responsables de ce crime effroyable est indispensable pour éviter sa répétition. La communauté internationale a une responsabilité indiscutable pour faire justice dans ce dossier.

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