mercredi, décembre 7, 2022
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Iran : appel pour faire libérer les prisonniers en grève de la faim

Iran-Golrokh-Iraii

Des défenseurs des droits humains exhortent les autorités iraniennes à libérer plusieurs prisonniers qui ont pris part à une grève de la faim. Les militants affirment que trois prisonniers qui sont en grève de la faim sont emprisonnés dans une situation dangereuse.

Les trois prisonniers en question sont Golrokh Iraii, Atena Daemi et Arash Sadeghi.

Mme Golrokh Iraii, qui en est aujourd’hui à son 68e jour de grève de la faim, a été condamnée à une peine de six ans d’emprisonnement pour « insulte à l’Islam ». Elle avait été arrêtée lors d’une descente de police et d’une perquisition à son domicile. La police n’avait pas de mandat de perquisition, mais n’en a pas tenu compte.

Les policiers ont trouvé des histoires privées et non publiées qu’elle avait écrites et ont été utilisées comme preuves pendant son procès. Un juge a décrit ces écrits comme offensants pour l’Islam.

Golrokh Iraii souffre de plusieurs problèmes de santé, dont un gonflement des jambes et des problèmes rénaux. Elle a perdu trois calculs rénaux jusqu’à présent.

Elle est actuellement détenue dans la prison de Qarchak – dans un bâtiment qui servait autrefois pour l’élevage de poulets. Des centaines de femmes sont emprisonnées là et vivent dans des conditions de détentions insalubres. La surpopulation carcérale exacerbe le problème et les prisonnières n’ont pas accès à des choses indispensables comme une aération convenable et de l’air frais, de la nourriture et de l’eau potable. Les prisonnières n’ont pas non plus accès à des soins médicaux ni à leur traitement essentiel.

La contagion de maladies infectieuses est impossible à contrôler et la consommation de stupéfiants est endémique. Des rapports indiquent également un haut niveau de violence entre les détenues et les attaques de gardiens de prison sont monnaie courante.

Arash Sadeghi, le mari de Mme Iraii, est également emprisonné et a été condamné à une peine de 15 ans de prison pour « insulte au fondateur de la République islamique » et pour « propagande contre le système. » Il a été puni pour avoir demandé le retour de sa femme dans la prison d’Evin dans la capitale jusqu’à sa libération.

Une autre détenue, Atena Daemi, a pris part à une grève de la faim.

Malheureusement, ce phénomène est devenu courant ces dernières années en Iran. Face à leur arrestation injuste, ainsi qu’aux tortures cruelles qu’ils doivent endurer, les prisonniers sentent souvent qu’ils n’ont pas d’autre choix.

L’emprisonnement de ces personnes qui ont élevé leur voix contre la corruption des dirigeants, n’est qu’un autre exemple de la brutalité du régime. Le régime qui sait que sa fin est proche, essaie de faire taire sans ménagement les personnes qui souhaitent un changement de régime.

Àu début de l’année des manifestations antigouvernementales ont éclaté dans plus de cent villes dans le pays. Les protestations se dirigeaient d’abord contre la mauvaise gestion de l’économie et la corruption au sein du régime, mais les manifestants ont rapidement scandé : « à bas le Guide suprême » et « à bas Rohani. »

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