Par le Dr. Ali Safavi*
NCRI – Comme l’ont maintes fois mentionnées auparavant beaucoup de membres influents de la Résistance iranienne (M. Mohaddessin, l’ayatollah Jalal Gandje’i, etc.), l’intégrisme islamique venu de Téhéran est une école de pensée qui a but de dominer le monde. Il ne s’agit pas d’un phénomène purement religieux, mais plutôt d’une tendance politique totalitaire qui a fait de l’Islam un instrument de consolidation du « pouvoir absolu ». C’est une forme orientale de totalitarisme qui peut être comparée d’une certaine façon avec des doctrines totalitaires occidentales comme le nazisme – avec des différences cependant, surtout quant à son ascendance religieuse.
NCRI – Comme l’ont maintes fois mentionnées auparavant beaucoup de membres influents de la Résistance iranienne (M. Mohaddessin, l’ayatollah Jalal Gandje’i, etc.), l’intégrisme islamique venu de Téhéran est une école de pensée qui a but de dominer le monde. Il ne s’agit pas d’un phénomène purement religieux, mais plutôt d’une tendance politique totalitaire qui a fait de l’Islam un instrument de consolidation du « pouvoir absolu ». C’est une forme orientale de totalitarisme qui peut être comparée d’une certaine façon avec des doctrines totalitaires occidentales comme le nazisme – avec des différences cependant, surtout quant à son ascendance religieuse.
Les intégristes musulmans croient que la seule manière d’accomplir ce qu’ils appèlent leur mandat de musulmans – comme l’instauration de relations sociales inhumaines, cruelles et rétrogrades et, en particulier, leur misogynie – passe par l’acquisition d’un pouvoir politique incontesté. Dans leur quête du pouvoir, ils se servent avec une certaine habilité des sentiments religieux des populations musulmanes, de même que les nazis s’était servi du désir refoulé des Allemands de compenser la défaite de la Première Guerre Mondiale.
La dévotion au mahdaviat, ou Messianisme, affichée par Ahmadinejad joue astucieusement avec le désir du peuple iranien pour un changement et pour la libération finale de la tyrannie et de la pauvreté par la venue du Messie. Le Mahdi est pour les chiites le symbole du salut et de la libération de l‘injustice. Le terme mahdaviat est une aberration religieuse encouragée par certains mollahs iraniens surtout pour répondre au besoin urgent de la population de croire au Mahdi. Le mahdaviat n’occupe pas une place formelle dans l’eschatologie islamique. Du temps où Khomeini était au pouvoir jusqu’à présent, le régime a utilisé à son avantage les sentiments religieux des musulmans, y compris l’attrait que suscite le Mahdi. Un exemple frappant qui a été intensément mis à profit par le régime pour soutenir son effort de guerre était l’utilisation, durant la guerre Iran-Irak, d’une silhouette d’homme arabe monté sur un cheval blanc menant la charge de jeunes villageois iraniens à travers des champs de mines. Bien que le mahdaviat ne fasse pas formellement partie de la religion, le Mahdi est une figure centrale du chiisme. Il présente, comme vous le savez, des ressemblances avec d’autres croyances que l’on trouve dans les autres religions descendant d’Abraham, comme le christianisme et le judaïsme.
Une interprétation de l’islam nous apprend que l’autorité du gouvernement devrait s’exercer exclusivement dans le domaine profane. Cependant, Ahmadinejad, tout comme ses mentors, Khamenei et Khomeiny, se sert de la religion pour exercer ouvertement une influence sur les populations. Plus de 150 millions de chi’ites présents en Iran, en Irak, en Azerbaïdjan, au Bahreïn, au Liban, au Pakistan et dans d’autres pays croient dans la venue du Mahdi, venue qui serait le prélude à la fin de toutes les tyrannies. Le but explicite d’Ahamdinejad est de s’identifier à cette croyance populaire. Nous ne devrions pas lui faire cette grâce.
Lorsque Ahmadinejad déclare à plusieurs reprises être un disciple du Mahdi, il est aussi crédible que l’est le régime lorsqu’il déclare que les lapidations, les amputations, l’apartheid sexuel, etc., sont en accord avec les principes de l’islam et que les « les droits musulmans de l’homme », « la démocratie islamique » sont précisément ce qui sont pratiquées en Iran à l’heure actuelle – déniant ainsi les droits de l’homme et les libertés essentielles, inaliénables et universelles. Ahmadinejad aimerait dire aujourd’hui qu’il est un disciple du Mahdi, et l’Occident s’oppose à lui exactement pour ce motif. Il n’est donc pas judicieux de donner à Ahmadinejad le titre même auquel il aspire.
La meilleure façon pour ne pas permettre à Ahmadinejad et aux mollahs iraniens de se dissimuler derrière le mahdaviat ou l’islam, est, d’une part, de les appeler par leur vrai nom – des démagogues à la recherche de la domination politique sur les populations musulmanes pour agrandir leur pouvoir et piller leurs richesses – et, d’autre part, de soutenir ceux qui s’opposent à leur doctrine, l’OMPI, afin de priver les mollahs de leur monopole sur la foi islamique et son interprétation.
Sous le régime des mollahs, il n’ y a ni islam ni démocratie. Tous deux servent à légitimer une dictature religieuse.
*Ali M. Safavi est le president du Near East Policy Research Inc. [Centre de recherché sur la Politique au Proche Orient]
La dévotion au mahdaviat, ou Messianisme, affichée par Ahmadinejad joue astucieusement avec le désir du peuple iranien pour un changement et pour la libération finale de la tyrannie et de la pauvreté par la venue du Messie. Le Mahdi est pour les chiites le symbole du salut et de la libération de l‘injustice. Le terme mahdaviat est une aberration religieuse encouragée par certains mollahs iraniens surtout pour répondre au besoin urgent de la population de croire au Mahdi. Le mahdaviat n’occupe pas une place formelle dans l’eschatologie islamique. Du temps où Khomeini était au pouvoir jusqu’à présent, le régime a utilisé à son avantage les sentiments religieux des musulmans, y compris l’attrait que suscite le Mahdi. Un exemple frappant qui a été intensément mis à profit par le régime pour soutenir son effort de guerre était l’utilisation, durant la guerre Iran-Irak, d’une silhouette d’homme arabe monté sur un cheval blanc menant la charge de jeunes villageois iraniens à travers des champs de mines. Bien que le mahdaviat ne fasse pas formellement partie de la religion, le Mahdi est une figure centrale du chiisme. Il présente, comme vous le savez, des ressemblances avec d’autres croyances que l’on trouve dans les autres religions descendant d’Abraham, comme le christianisme et le judaïsme.
Une interprétation de l’islam nous apprend que l’autorité du gouvernement devrait s’exercer exclusivement dans le domaine profane. Cependant, Ahmadinejad, tout comme ses mentors, Khamenei et Khomeiny, se sert de la religion pour exercer ouvertement une influence sur les populations. Plus de 150 millions de chi’ites présents en Iran, en Irak, en Azerbaïdjan, au Bahreïn, au Liban, au Pakistan et dans d’autres pays croient dans la venue du Mahdi, venue qui serait le prélude à la fin de toutes les tyrannies. Le but explicite d’Ahamdinejad est de s’identifier à cette croyance populaire. Nous ne devrions pas lui faire cette grâce.
Lorsque Ahmadinejad déclare à plusieurs reprises être un disciple du Mahdi, il est aussi crédible que l’est le régime lorsqu’il déclare que les lapidations, les amputations, l’apartheid sexuel, etc., sont en accord avec les principes de l’islam et que les « les droits musulmans de l’homme », « la démocratie islamique » sont précisément ce qui sont pratiquées en Iran à l’heure actuelle – déniant ainsi les droits de l’homme et les libertés essentielles, inaliénables et universelles. Ahmadinejad aimerait dire aujourd’hui qu’il est un disciple du Mahdi, et l’Occident s’oppose à lui exactement pour ce motif. Il n’est donc pas judicieux de donner à Ahmadinejad le titre même auquel il aspire.
La meilleure façon pour ne pas permettre à Ahmadinejad et aux mollahs iraniens de se dissimuler derrière le mahdaviat ou l’islam, est, d’une part, de les appeler par leur vrai nom – des démagogues à la recherche de la domination politique sur les populations musulmanes pour agrandir leur pouvoir et piller leurs richesses – et, d’autre part, de soutenir ceux qui s’opposent à leur doctrine, l’OMPI, afin de priver les mollahs de leur monopole sur la foi islamique et son interprétation.
Sous le régime des mollahs, il n’ y a ni islam ni démocratie. Tous deux servent à légitimer une dictature religieuse.
*Ali M. Safavi est le president du Near East Policy Research Inc. [Centre de recherché sur la Politique au Proche Orient]

