AccueilActualitésActualités: Iran & MondeLes medias publics contestent l’absence du régime iranien dans les négociations syriennes

Les medias publics contestent l’absence du régime iranien dans les négociations syriennes

Les medias publics contestent l’absence du régime iranien dans les négociations syriennes

CNRI – Dans un article intitulé « Collusion de la Turquie et de la Russie au sujet de la Syrie », le journal officiel Siyasat-e Rouz (Politique d’aujourd’hui) écrivait le 2 janvier : « Le cessez-le-feu en Syrie sur les bases de l’accord entre la Turquie et la Russie a été établi tandis que certains observateurs politiques estiment que l’absence du régime des mollahs dans l’accord est une question importante qui incite à l’ambiguïté et au doute. Ils croient que les deux parties de l’accord ont des compromis au sujet de la Syrie et doivent être tenues responsables et répondre à Téhéran. »

« Mais la question est de savoir pourquoi le rôle du régime des mollahs avec toutes ses influences dans la région est ignoré dans les équations régionales », a ajouté le journal.

Le journal officiel montre ensuite du grief et de la protestation concernant le rôle de la Turquie dans l’accord de cessez-le-feu et poursuit : « Le problème c’est comment un pays qui a joué un rôle négatif depuis le début de la crise en Syrie se permet maintenant de prendre des décisions en ce qui concerne les forces qui ont pu changer le funeste et sinistre sort de la Syrie par leur présence dans ce pays ? »

Siyasat-e Rouz, dans une réponse de fuite en avant exprime sa préoccupation quant aux conséquences de l’accord, qui consiste en l’expulsion des milices affiliées au régime des mollahs de la Syrie, et écrit : « S’il existe une clause dans l’accord de cessez-le-feu entre la Turquie et la Russie concernant l’enlèvement des forces non syriennes, les premières forces qui doivent quitter la Syrie sont celles de l’armée de la Turquie qui est entrée sur le sol syrien comme un invité intrusif et indésirable. En outre, les forces du front de résistance (les milices et mercenaires du régime des mollahs) n’ont pas pénétré la Syrie à la demande de la Turquie pour après quitter le pays à leur demande et pour laisser le peuple et le gouvernement syriens seuls avec les groupes terroristes.

Le journal official reconnaît finalement que l’accord est tout à fait en faveur des combattants de l’opposition (Résistance) syrienne et écrit : « Jusqu’à présent, cet accord a profité aux terroristes et autres groupes armés d’opposition et bien sûr à la Turquie. »

 

Lire aussi: 

Les milices du régime iranien sont une menace sérieuse pour l’Irak et la sécurité du Moyen-Orient