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Iran : ingérence du régime des mollahs en Biélorussie et dans les îles Salomon

 Par Reza Shafa

CNRI – Le régime des mollahs a intensifié ses efforts visant à propager l’intégrisme et le terrorisme à l'étranger. Les deux exemples ci-dessous montrent la mesure dans laquelle les mollahs ont étendu leur portée en Europe de l'Est et dans les petits pays comme les îles Salomon.

Les îles les Salomon :

En dépensant de grosses sommes d'argent dans les îles Salomon, le régime des mollahs à l'intention de propager son influence et son ingérence dans cette région. Cette tendance, qui est liée à sa politique d'exportation de l’intégrisme et du terrorisme à l'étranger, s’est heurtée à l'opposition et aux protestations des partis patriotiques de ce pays.

Pour sortir de l'isolement international et des diverses crises qui l’assaillent, le régime déverse d’énormes sommes d'argent et par le biais de diverses méthodes et tactiques, cherche à accroître sa présence dans plusieurs régions. Il a en particulier mis l'accent sur les petits pays dans le but d’acheter leurs voix dans les instances internationales ou profiter d’eux dans le domaine économique. Les îles Salomon, situées dans l'océan Pacifique au nord-est de l'Australie sont un des objectifs du régime.

Récemment, le régime a annoncé aux autorités des îles Salomon qu'il était prêt à fournir des services d'ingénierie technique et des entrepreneurs iraniens pour la mise en œuvre de soi-disant projets de développement dans le pays. En outre, le régime finance le voyage d’étudiants des Îles Salomon à Cuba pour la formation médicale et a l'intention de leur fournir le matériel nécessaire et de les équiper d’ordinateurs dans des universités cubaines. Tous ces cours sont payés par le régime alors que les étudiants en Iran sont privés des ressources les plus élémentaires.

Les accords sur l'envoi des étudiants et leur financement ont pris forme en septembre 2008, quand le Premier ministre des îles Salomon Derek Sikua a rencontré en secret le président des mollahs, Mahmoud Ahmadinejad, à l'Assemblée générale des Nations unies. Il a été convenu que cet argent serait versé à la représentation diplomatique des îles Salomon à l'ONU.

Le quotidien « Solomon Star » écrivait le 6 novembre 2008 que le versement est la dernière nouvelle ayant paru après des fuites ces dernières semaines sur les pourparlers secrets entre la coalition au pouvoir et le régime de Téhéran. Selon le journal,  l'argent avait été déposé à la représentation des îles Salomon à l'ONU à New York, bien que le montant exact du transfert n'ait pas encore été révélé.

Les négociations bilatérales et les relations entre le gouvernement des îles Salomon et le régime des mollahs a entraîné les protestations et les préoccupations des milieux politiques et de la presse des îles Salomon. Dans un premier temps, ils ont dénoncé ces relations. Par exemple, certaines opérations commerciales du régime ont été révélées par le parlementaire Peter Boyers. Ensuite, c’est le chef de l'opposition Manasseh Sogavare qui a vivement protesté en déclarant que l'action du gouvernement était choquante car le régime iranien est un parrain du terrorisme, et donc une alliance avec ce régime était contraire aux valeurs des Îles Salomon. Sogavare a ajouté que son pays devrait plutôt signer des accords économiques avec les pays partageant les valeurs des îles Salomon. Il a ajouté que le terrorisme est une question qui a été condamné par l'ONU et qu’aucun pays sain d'esprit n’entre en relations diplomatiques avec un pays soutenant des actions et des activités qui conduisent à la souffrance de millions de personnes.

La Biélorussie :

Le régime des mollahs tente également d'exporter l’intégrisme et le terrorisme en Biélorussie, en augmentant son ingérence par le biais d'activités sous couvert diplomatique, économique et culturel.

La Biélorussie est un autre objectif des mollahs. Le régime avance par le biais de divers moyens, y compris de soi-disant activités culturelles. L'un des principaux organes d'exportation de l'intégrisme, est l’Organisation de la culture islamique et des communications (OCIC). Des documents internes du régime révèlent des instructions données à son ambassadeur en Biélorussie, Abdollah Hosseini, lui demandant de coopérer pleinement avec l’OCIC et de préparer terrain à ses activités.

À cet égard, le régime a prévu les couvertures nécessaires p en organisant des réunions et des événements intitulés par exemple « Mahdaviat », en créant  une institution religieuse appelée « Beit-al-Zahra» à Minsk, en organisant des manifestations à l'occasion de fêtes religieuses comme Nimeh-Chaaban, ou en organisant une conférence « Qods » à la faculté de médecine. Ces couvertures lui permettent aussi de regrouper ses agents de divers pays sous un même toit.

Quelques cas illustrent l'état des relations politiques entre les deux pays. Le 22 octobre 2008, le ministre des Communications Soleimani, un gardien de la révolution, s'est rendu en Biélorussie pour demander une coopération dans le domaine spatial et le lancement de satellites. Il y avait souligné que l’information devait rester confidentielle, et qu’aucun article ni photos ne devaient être envoyés à Téhéran.

Dans le cadre de tels projets, selon des informations de l'intérieur du régime, les plus hautes autorités et les délégations ont invité des autorités bélarusses en Iran. Toutefois les Belarus ont préféré reporter ces déplacements éventuels après la mise en place d'un climat de coopération bilatérale entre les deux pays.

Cependant, il y a peu le gouvernement belarus a décidé d'expulser l'envoyé culturel de l’ambassade du régime, Ramroudi, sur des accusations de corruption morale. Le scandale a éclaté après une plainte déposée par un citoyen belarus. Bien qu’il ne restât à Ramroudi que quelques mois pour finir sa mission de trois ans, le gouvernement a décidé de l'expulse. Bien entendu, il y avait précédent. L'an dernier, la même personne avait été sur le point d'être expulsée pour les mêmes accusations, mais l'ambassade avait utilisé son influence pour l’éviter. La deuxième fois, cependant, le gouvernement biélorusse n’a pas hésité à se débarrasser de ce diplomate corrompu.