
Cinq combattants de la milice afghane Fatimioun, à la solde de Téhéran, ont été tués en Syrie alors qu’ils combattaient pour la dictature de Bachar el-Assad. L’agence de presse iranienne a rapporté la mort de ces mercenaires mercredi sans indiquer à quelle milice ils appartenaient.
Les morts sont Sayid Akbar Husseini, Mohamad Eissa Ahmadi, Murtada Karim, Salim Safrezedeh et Mohamad Ghulam Muhseini. Ils auraient été enterrés dans des villes iraniennes.
Les brigades Fatimioun, qui sont loyales aux gardiens de la révolution (Pasdaran), sont principalement composées de réfugiés afghans qui ont fui en Iran pour trouver refuge.
Le régime iranien a promis que les réfugiés qui se joindraient aux milices soutenues par Téhéran se verraient accorder la citoyenneté iranienne ainsi qu’à leur famille lors de leur retour, ce qui constitue une violation des droits des réfugiés.
Le régime iranien a également recruté des enfants soldats, ce qui viol la charte des Nations Unies sur les droits des enfants. Cela a été rapporté par Human Rights Watch en novembre 2017, mais cette violation se poursuit encore aujourd’hui.
Le rôle de l’Iran ne Syrie.
Le régime iranien est très impliqué dans la guerre en Syrie et envoie des combattants depuis 2011 pour soutenir le régime syrien. Il a envoyé de nombreuses forces sur le front, dont les Pasdaran et la force Qods, qui sont censés être « des conseillers », mais il a également envoyé de nombreux « volontaires », dont des réfugiés et des enfants qui ne se battent pas de leur propre gré.
Les brigades Zeinabioun, composées de combattants pakistanais et de combattants irakiens, sont d’autres groupes que Téhéran a utilisés en Syrie.
Jusqu’à maintenant, le régime aurait envoyé près de 25 000 troupes et en aurait perdu des milliers. Le nombre total reste incertain, car l’Iran minimise son implication. Téhéran a donné de nombreuses raisons pour son ingérence en Syrie, comme la lutte contre Daech pour défendre le sanctuaire religieux, mais la vraie raison est que le régime iranien bénéficie du maintien au pouvoir de Bachar el-Assad.
D’abord, le régime pense qu’il pourra avoir Assad dans sa poche et qu’il pourra transformer la Syrie en État vassal de l’Iran. Puis, le régime pense que cela mettra un terme aux appels à sa chute dans son propre pays.
Il est clair que le régime iranien ne mettra pas fin à son ingérence en Syrie, comme il n’a pas mis fin à son ingérence en Irak et au Liban. La seule façon d’arrêter cette agression régionale est un changement de régime par et pour les Iraniens.

