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Chirac: l’Iran doit coopérer ou risque « un isolement croissant »

Agence France Presse – Le président français Jacques Chirac a réaffirmé que l’Iran, soupçonné de vouloir se doter de l’arme nucléaire, devait coopérer avec la communauté internationale ou risquer "un isolement croissant", dans un message à un colloque d’intellectuels sur l’Iran qui s’est tenu jeudi à Paris.

Il a également "exprimé avec la plus grande vigueur la préoccupation que suscitaient en France les propos inacceptables du président iranien (Mahmoud Ahmadinejad) relatifs à l’existence d’Israël ou à la réalité de l’holocauste".

Le président Ahmadinejad a déclaré mardi qu’Israël allait "bientôt disparaître" tout comme l’Union soviétique a disparu, en recevant les participants à une conférence controversée sur l’holocauste à Téhéran.

Ce message, rendu public par la présidence, était adressé aux organisateurs du colloque "L’Europe, le dossier iranien et la France", présidé par le prix Nobel de la paix Elie Wiesel.

"Nous devons placer l’Iran devant un choix clair: la coopération avec la communauté internationale ou un isolement croissant", a dit M. Chirac, alors que le Conseil de sécurité de l’Onu tente de s’entendre pour contraindre Téhéran à suspendre son programme d’enrichissement d’uranium.

Le président a rappelé que le projet de résolution à l’Onu prévoit des sanctions "proportionnelles et réversibles" et ajouté que le dialogue reprendra quand Téhéran suspendra son programme d’enrichissement.

"Je souhaite que nous parvenions au plus large accord possible au sein du Conseil de sécurité", a insisté M. Chirac, soulignant que l’unité était la condition de "l’efficacité des sanctions".

L’unité de la communauté internationale "est essentielle pour amener les dirigeants iraniens à choisir, comme nous l’espérons tous, la voie de la coopération dans le respect de leurs engagements internationaux", a ajouté Jacques Chirac.

Par ailleurs, les intellectuels réunis à Paris, dont les philosophes français André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy et Pascal Bruckner, ont réclamé, dans une déclaration en huit points, "un embargo effectif sur les ventes d’armes à l’Iran", un autre "sur les produits raffinés du pétrole à destination de l’Iran" et "les transferts de technologie dans les domaines nucléaire et balistique".

Ils demandent que le président iranien ne soit plus reçu dans un pays étranger et le rappel des ambassadeurs en poste en Iran pour protester contre les thèses négationnistes professées par le régime iranien.