lundi, décembre 5, 2022
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Iran – 30 milliards de dollars sortis du pays – député

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Le président de la commission parlementaire du régime iranien pour l’économie a blâmé les décisions non spécialisées et sans expertise de la Banque Centrale iranienne qui seraient derrière l’augmentation du taux de change. Il a également déclaré : « plus de 30 milliards de dollars ont été transférés en dehors du pays pendant les derniers mois de l’année persane qui vient de se terminer », sans pour autant donner plus de détails.

Dans une interview avec l’agence de presse officielle ISNA lundi 26 mars, Mohammad-Reza Pourebrahimi a décrit les mesures de la Banque Centrale iranienne pour limiter les effets du taux de change pendant les dernières semaines de l’année persane comme « complètement irréfléchies et non spécialisées. » Ajoutant que : « Plus de 30 milliards de dollars ont été transférés en dehors du pays pendant les derniers mois de l’année persane qui vient de se terminer. »

Selon M. Pourebrahimi : « Il y a toujours 20 milliards de dollars qui sont détenus en dehors du système bancaire national. »

« Avec un tel environnement dans l’économie iranienne, il ne faut pas s’étonner de voir les gens acheter et détenir des monnaies étrangères à tel point que cela ne correspond pas à l’offre et la demande réelle de l’économie iranienne. Ainsi, cela génère des troubles dans le marché des devises. »

Le président de la commission parlementaire pour l’économie n’a cependant donné aucun détail concernant la somme transférée en dehors du pays. Mais une partie de ce transfert pourrait être attribuée au quota de devises offert par le gouvernement aux personnes voyageant à l’étranger.

Comme l’a affirmé le président de l’Organisation de la planification et du budget, Mohammad-Bagher Nobakht, le 14 décembre 2017 : « les passagers iraniens qui voyagent à l’étranger transportent l’équivalent de 9 milliards de dollars en devise étrangère chaque année. »

Les commentaires des députés du régime concernant la fuite de devises étrangères ont été faits alors que les dirigeants du gouvernement de Rohani accusent l’ancien gouvernement d’avoir transféré à l’étranger des milliards de dollars en devise étrangère ou de les avoir distribués parmi « quelques négociants privilégiés », apparemment pour contrôler le marché des devises.

Eshaq Jahangiri, le premier vice-président de Rohani, a fait savoir à plusieurs reprises, tout en pointant du doigt l’ancien gouvernement : « En moins de 18 mois, l’équivalent de 22 milliards de dollars en devise étrangère a été transféré à l’étranger et vendu sur les marchés d’Istanbul et de Dubaï sous prétexte de contrôler le marché des devises. »

Le taux de change avec le dollar américain a dépassé la barrière des 5000 tomans lundi 26 mars et a atteint 5025 tomans pour la première fois.

Par ailleurs, le député de Téhéran Mahmoud Sadeghi a posté sur son compte Twitter : « J’ai essayé de contacter les dirigeants de la Banque centrale pour leur demander quel était leur plan pour contrôler le marché des devises. Mais il semblerait qu’ils soient encore en vacances de Nouvel An ! »

Certains experts pensent que la valeur récente des devises étrangères n’est pas seulement due à des facteurs économiques, mais également à l’ambiguïté autour de l’accord sur le nucléaire de 2015 ainsi qu’aux conflits régionaux. Ce seraient les facteurs majeurs de l’augmentation significative des prix des devises étrangères.

De plus, plusieurs députés du régime iranien, dont Jalal Mirzaee et Jalil Rahimi, ont évoqué ces derniers jours la nomination de John Bolton en tant que nouveau conseiller pour la sécurité nationale à la Maison-Blanche. Ils ont affirmé que cela montre une vraie intention du président américain de se retirer de l’accord sur le nucléaire et d’augmenter la pression sur l’Iran afin de valider les améliorations proposées pour l’accord.

L’accord sur le nucléaire de 2015 signé entre l’Iran et six puissances mondiales a dû faire face à de nombreuses critiques de la part du président américain, Donald Trump, qui a prévenu qu’il ne lèverait les sanctions sur l’Iran que si « les défauts désastreux » de l’accord sont corrigés.

La date limite fixée par le président américain pour corriger l’accord sur le nucléaire est le 12 mai 2018.

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