lundi, décembre 5, 2022
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Irak: un dirigeant sunnite accuse l’Iran de « génocide » contre sa communauté

Agence France Presse – L’un des principaux dirigeants sunnites irakiens a accusé lundi l’Iran de mener une "campagne génocidaire" sans précédent contre la communauté sunnite en Irak, appelant les Arabes à s’opposer à une guerre qui menace, selon lui, l’ensemble du monde arabe.

Adnan al-Doulaïmi, à la tête du principal bloc sunnite de l’Irak –le Front de la Concorde nationale– et qui a démissionné du gouvernement il y a deux semaines, a formulé ces accusations dans un appel écrit au monde arabe, obtenu auprès de son bureau lundi.

"Vous, frères de Bagdad, êtes confrontés à une campagne génocidaire sans précédent menée par les milices et des brigades de la mort dirigées par l’Iran, qui planifie, soutient et arme", affirme-t-il dans une déclaration écrite au nom des sunnites irakiens.

"Vous, frères, êtes confrontés à la plus grande injustice et persécution de l’histoire ancienne et moderne de l’Irak (…), qui cherche à déraciner les fils des sunnites de Bagdad et qui font de l’Irak un village de l’Iran", ajoute-t-il.

Il souligne qu’il y a chaque jour un nombre record de morts et estime que le seul crime de 80.000 jeunes est "d’être des arabes sunnites".

Doulaïmi exhorte le monde arabe à "arrêter ce génocide", "par tous les moyens", pour défendre l’identité de l’Irak et maintenir Bagdad comme bastion arabe".

Les ministres du Front de la Concorde nationale, auquel appartient M. Doulaïmi, ont démissionné le 1er août du gouvernement de Nouri al-Maliki, compromettant l’avenir de la coalition gouvernementale.

Les ministres du Front protestent contre les raids et campagnes d’arrestations menés, selon lui, par des milices chiites alliées à la coalition de M. Maliki contre la minorité sunnite, au pouvoir sous le régime de Saddam Hussein.

L’Iran avait assuré Nouri al-Maliki de son plein soutien à sa politique de retour à la sécurité en Irak, jeudi dernier, lors d’une visite du Premier ministre irakien à Téhéran. Mais le président américain George W. Bush avait sévèrement mis en garde M. Maliki de ne pas se montrer trop conciliant envers le voisin iranien.

Les Etats-Unis accusent régulièrement des groupes liés à la République islamique d’entraîner des mouvements extrémistes irakiens et de leur fournir des armes, ce que Téhéran a toujours démenti.

 
 

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