mercredi, décembre 7, 2022
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Il est important de radier l’OMPI de la liste noire américaine, et de le faire sans tarder – Juge Michael Mukasey

CNRI – « Nous devons faire comprendre au régime iranien de par les mots ou les actes, que nous nous tenons aux côtés de ceux qui défendent la liberté et qui exigent un changement de régime », a déclaré le juge américain Michael Mukasey.

L’ancien ministre de la Justice de Etats-Unis s’exprimait le 20 janvier dans une conférence à Washington organisée par ExecutiveAction qui rassemblait d’anciens hauts responsables des administrations Obama, Bush et Clinton. Intitulée « Les menaces nucléaires et terroristes de l’Iran et ses violations de droits. Après le rapprochement et les sanctions, quoi d’autres? », elle affichait un panel de haute volée avec le général James Jones, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Obama, Bill Richardson, ancien secrétaire à l’Energie de Bill Clinton, le général Anthony Zinni, ancien commandant du CENTCOM, James Woolsey, ancien directeur de la CIA, Tom Ridge, ancien Secrétaire à la Sécurité intérieure, Louis Freeh, ancien directeur du FBI et Mitchell Reiss ancien directeur de la planification politique du département d’Etat. Le modérateur était l’ancien sénateur Robert Toriccelli.

Tous se sont exprimé en faveur de la radiation de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) de la liste du terrorisme des Etats-Unis, et d’un changement de politique américaine vis-à-vis du régime des mollahs et de la résistance iranienne.

Voici les moments forts de l’intervention de Michael Mukasey :

Les résidents d’Ashraf ont été une grande source d’inquiétudes pour l’Iran, qui aimerait plus que tout les voir rapatriés de force en Iran, ou au moins estropiés afin qu’ils ne puissent pas être une menace pour le régime. L’Iran exerce une pression croissante sur le gouvernement irakien.

Ces forces iraniennes, soutenues par les forces irakiennes, ont placé aux portes d’Achraf quelques 180 haut-parleurs qui sont utilisés pour menacer et harceler les résidents jour et nuit, vingt-quatre heures sur vingt quatre. Et pour les empêcher de dormir. Cette pression psychologique est continue depuis presque un an.

L’histoire des relations entre les États-Unis et le régime iranien depuis la révolution de 1979 peut se résumer en une série de tentatives de la part des États-Unis pour, comme le disent les diplomates, se rapprocher du régime iranien, chaque tentative étant moins réussie que la précédente. Je n’ai pas besoin de reprendre toute l’histoire, mais une importante partie de celle-ci commence dans les années 1990, sous l’administration Clinton, quand l’organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran, aussi connue sous le sigle d’OMPI, a été désignée par le Secrétaire d’État en vertu de la loi américaine comme une organisation terroriste étrangère. Cette classification est toujours en vigueur à ce jour. Elle est toujours, comme elle l’était au départ, injustifiée.

Il est clair que le régime iranien pense que le temps presse, et il aimerait plus que tout que les résidents du camp d’Achraf soient chassés avant que l’OMPI ne parvienne à être radiée d’une liste sur laquelle elle n’aurait pas dû figurer en premier lieu.

Il est important non seulement que la classification soit supprimée, mais également qu’elle soit supprimée sans tarder, avant que l’Iran et ceux qui agissent en son nom puissent épuiser les résidents d’Achraf et les forcer à partir, ou leur imposer un sort bien pire encore.

Il est certainement utile que l’OMPI demeure un os dans la gorge de l’Iran, et une diversion pour le régime, en raison de sa capacité à saper le régime, mais l’OMPI est bien plus que cela. Elle a fourni des informations et des renseignements précieux sur le programme nucléaire iranien aux États-Unis. Il est juste de dire que les États-Unis n’auraient pas su grand chose de ce qu’ils savent du programme nucléaire iranien, sans les informations fournies par l’OMPI, comprenant mais ne se limitant certainement pas aux installations nucléaires de Natanz et Arak, dont la divulgation a mené au début des pressions sur l’Iran résultant en ce qui est à l’évidence un programme d’armes nucléaires.

Il convient de mentionner également que l’OMPI a été radiée de toutes les listes d’organisations terroristes du Royaume-Uni et de l’Union Européenne.

Si l’OMPI a renoncé à la violence, comme elle l’a fait, et ne présente en fait aucune menace pour les personnels ou les intérêts américains, et a en fait apporté une aide positive aux États-Unis – comme elle l’a fait – et n’est pas considérée comme une organisation terroriste au Royaume-Uni ou dans l’Union Européenne, alors pourquoi a-t-elle été placée sur la liste et pourquoi figure-t-elle toujours sur la liste de ces organisations maintenues comme telles par la Secrétaire d’État?

Il est reconnu assez ouvertement que la raison pour laquelle l’OMPI a été placée sur la liste par l’administration Clinton, a été de rechercher les faveurs de l’Iran et d’utiliser la classification comme un moyen de nouer un dialogue avec le régime iranien. Et je suis désolé de dire que même sous l’administration dans laquelle j’ai servi, nous l’avons maintenue sur la liste des organisations classifiées – qui, d’ailleurs, comporte le corps des Gardiens de la révolution d’Iran, le CGR – craignant que si l’OMPI était supprimée de la liste, les Iraniens donneraient aux insurgés des armes, y compris des engins explosifs improvisés (IED), pour tuer les troupes américaines [en Irak], ce qu’ils font quand même, bien évidemment.

Le maintien de la classification de l’OMPI comme organisation terroriste fournit un grand réconfort au régime iranien, en mettant sur la touche une organisation qui est pour lui une menace potentielle sérieuse. Cela fournit également une justification supplémentaire au régime pour exécuter les membres de l’OMPI en Iran, et pour se vanter qu’en agissant ainsi le pays lutte contre le terrorisme.

Nous devons au peuple iranien et à la liberté que nous défendons, bien plus que cela.

Nous devons faire comprendre au régime iranien de par les mots ou les actes, que nous nous tenons aux côtés de ceux qui défendent la liberté et qui exigent un changement de régime.

 

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