jeudi, décembre 8, 2022
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Rôle du nouvel ambassadeur iranien à l’ONU dans l’assassinat du représentant du CNRI à Rome en 1993

Abutalebi, ambassadeur en Italie jusqu’en 1992, était retourné à Rome avec de faux documents

CNRI -Nommé par Hassan Rohani ambassadeur à l’ONU à New York, Hamid Abutalebi a un long passé de coopération avec les services de renseignement des gardiens de la révolution et d’autres services de renseignement du régime. Sur la base de l’enquête de la police judiciaire italienne et des récits des témoins oculaires, il a coordonné l’assassinat de Mohammad-Hossein Naghdi, le représentant du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) en Italie le 16 mars 1993.

Mohammad-Hossein Naghdi, qui était chargé d’affaires à Rome (alors le plus haut rang diplomatique du gouvernement iranien en Italie), avait fait défection pour rejoindre la Résistance en mars 1982 afin de protester contre les exécutions, les tortures et les massacres perpétrés par la dictature religieuse. Plus tard, en tant que représentant du CNRI en Italie, il avait activement révélé les crimes des mollahs et promu la Résistance.

Après l’assassinat de Naghdi, la Résistance iranienne avait déclaré que l’ambassade des mollahs à Rome était impliquée dans la coordination de cette opération meurtrière.

Dans les années qui suivirent , les enquêtes menées par la police italienne et les récits des témoins oculaires ont permis de déterminer que Abutalebi, qui avait été ambassadeur des mollahs de 1988 à 1992, avait été l’architecte et l’organisateur de cet assassinat.

Selon l’enquête, au moment de l’assassinat, Abutalebi était entré en Italie en utilisant un pseudonyme et de faux documents pour mettre en œuvre ce crime. L’enquête de police, avec le récit d’un témoin informé, déclare :

« Le meurtre de Naghdi doit être considéré comme une question politique décidée par les milieux gouvernementaux iraniens et dans le cadre d’un projet général pour détruire la Résistance à l’étranger. Naghdi a été visé en Italie en raison de la valeur et de l’étendue de ses activités politiques en Italie. Il était doué pour établir des contacts avec les hauts responsables dans les milieux politiques italiens à l’échelle nationale, il avait un caractère humanitaire incontestable, et il aimait sa lutte contre le régime iranien. Cet assassinat a été décidé par de hauts personnages politiques et religieux à Téhéran, et l’exécution du plan a été confiée à une équipe entrée en Italie dans ce but précis. L’équipe avait un lien direct avec le représentant diplomatique en Italie, et en particulier avec l’ambassadeur Abutalebi. »

Dans une autre section du rapport de police criminelle italienne, on peut lire : « Abutalebi et Naghdi se connaissaient depuis la révolution de 1979. L’intérêt personnel d’Abutalebi dans le meurtre de Naghdi provient d’une part du fait que c’était un devoir religieux de mener à bien cette condamnation à mort ordonnée par une fatwa. D’autre part, comme il connaissait la victime depuis de nombreuses années, l’ambassadeur a eu les moyens d’exécuter ce décret de mort sans prendre de risque. En outre, un tel projet, s’il est appliqué de cette façon, lui était utile pour ses objectifs personnels et sa promotion.

« L’opération avait un nom de code et Abutalebi avait besoin du feu vert définitif de Téhéran avant de donner l’ordre de l’opération. »

L’assassinat de Mohammad-Hossein Naghdi est un des meurtres de responsables de l’opposition commis sous la présidence de Rafsandjani. Trois ans plus tôt, en avril 1990, le Dr Kazem Radjavi, représentant du Conseil national de la Résistance iranienne, avait été assassiné à Genève. Lui aussi avait été le premier représentant de l’Iran à l’ONU à Genève, après la chute du chah, mais il avait rejoint la Résistance pour protester contre les crimes de ce régime. Les diplomates et l’ambassade des mollahs à Genève ont joué un grand rôle dans l’organisation et la mise en œuvre de cet assassinat.

Sur la base de rapports officiels de la police judiciaire italienne en 2003, Hamid Abutalebi a été interdit d’entrer dans l’espace Schengen en tant que suspect d’homicide reconnu.

Abutalebi, qui dès le début a travaillé avec les services de renseignement des gardiens de la révolution et a été impliqué dans la prise d’otages des diplomates américains en Iran en 1979, a rejoint le ministère des Affaires étrangères en 1981 et a été transféré à la section du renseignement de l’ambassade à Paris. Deux ans plus tard, il est retourné à Téhéran et par la suite a été muté à l’ambassade au Sénégal. Le gouvernement sénégalais l’a déclaré comme persona non grata et il a été forcé de quitter le pays.

Comme ambassadeur du régime en Italie, il a plus que jamais organisé les actions de l’ambassade contre les dissidents iraniens et utilisé à une grande échelle les services de renseignement contre l’opposition.

Celui qui ne peut nier son rôle dans la prise d’otages tente de le minimiser en disant qu’il avait joué l’interprète pour les Etudiants de la ligne de l’imam ! (Khabar Online, 9 mars 2014)

Le quotidien Iran citait le 18 novembre 2013 un des Etudiants de la ligne de l’imam, nommé Mohammad-Hachem Esfahani qui disait : « Avec l’occupation de l’ambassade américaine à Téhéran en 1979, une autre vague de la révolution islamique, ou comme le disait l’imam, une «deuxième révolution», est arrivée. Ils ont commencé à inviter les « les mouvements de libération du monde » et M. Abdei et M. Hamid Abutalebi se sont rendus en Algérie en 1979 pour le compte des Etudiants musulmans de la ligne de l’imam et ont invité dix-sept mouvements de libération dans le monde à Téhéran (…) ce qui signifie que d’une part nous ( les Etudiants musulmans de la ligne de l’Imam ) tenions le drapeau de « l’unité entre les opprimés du monde  » et de l’autre, nous détenions les 52 otages américains. »

La nomination d’un terroriste par Rohani comme ambassadeur à l’ONU, démontre une fois de plus au monde que la prétendue modération du fascisme religieux en Iran ne vise qu’à tromper la communauté internationale.

Ce régime avec ses représentants et ses diplomates, qui sont généralement impliqués dans la torture, les exécutions, l’espionnage et le terrorisme contre l’opposition, devraient être bannis et expulsés de la communauté internationale.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 avril 2014

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