jeudi, décembre 8, 2022
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Grand rassemblement de milliers d’Iraniens et d’éminents dignitaires américains et européens à Paris à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution anti-monarchique

• Le régime des mollahs fragilisé mène la région vers une crise sans précédent. Cette crise ne peut être évitée que par un changement de régime en Iran. L’Occident doit immédiatement reconnaître le droit du peuple iranien à un changement de régime.
• Sans les assurances minimales garanties par la communauté internationale pour le transfert des résidents d’Achraf à Liberty, le transfert ne doit pas avoir lieu.
• La solution réaliste pour le transfert du second groupe de résidents à Liberty est uniquement que le premier groupe parte pour des pays tiers.

 

 

Le samedi 11 février, coïncidant avec le 33ème anniversaire de la Révolution antimonarchique en Iran, lors d’un grand rassemblement à Paris, des milliers d’Iraniens, soutenus par de nombreux dignitaires européens et américains, ont rappelé qu’un développement majeur est en route en Iran et qu’un changement démocratique, comme solution pour éviter une crise régionale et internationale sans précédent, est à portée de main.
Sous la houlette du président du Comité norvégien des Amis d’un Iran Libre Lars Rise, les intervenants suivants ont pris la parole : Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne ; Philippe Douste-Blazy, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et ancien ministre français des Affaires étrangères; Bill Richardson, ancien ambassadeur américain aux Nations Unies et gouverneur du Nouveau-Mexique (2003-2011) ; Andrew Card, chef de cabinet de la Maison Blanche (2001-2006) ; Ed Rendell, ancien gouverneur de Pennsylvanie et ancien dirigeant du Parti démocrate américain ; Spencer Abraham, ancien Secrétaire américain à l’Energie sous l’administration Bush ; l’ambassadeur Phillip Crawley , porte-parole du département d’État américain (2009-2011) ; Robert Josef, secrétaire  d’État adjoint américain pour le contrôle des armes et la sécurité internationale; John Bruton, ancien premier ministre irlandais et ancien ambassadeur de l’Union Européenne aux États-Unis ; le général David Phillips, commandant de la police militaire américaine (2008-2011) et commandant en charge de la sûreté et de la sécurité des résidents d’Achraf ; John Sano, ancien sous-directeur des Services secrets américains et membre du directoire de la CIA ; Emile Blessig et Jean-Pierre Brard, députés français ; Jean-François Legaret, Maire du 1er arrondissement de Paris ; Aude de Thuin, Fondatrice du Women’s Economical and Social Forum ; André Glucksmann, membre des Nouveaux Philosophes de France ; Nontombi Tutu, militante des droits de l’homme et fille de l’Archevêque Desmond Tutu.

Saluant le soulèvement du peuple syrien dans son discours, Maryam Radjavi a exprimé son indignation face à la participation honteuse du régime du Guide suprême iranien dans la répression sauvage du peuple syrien. Elle a souligné la nécessité d’une action de la communauté internationale pour la protection du peuple syrien sans défense.

Elle a qualifié l’exécution de 120 000 opposants iraniens, la terrible répression des femmes, des minorités ethniques et des fidèles des diverses religions, la destruction d’une grande partie de la classe moyenne, l’anéantissement du secteur privé, la chute d’au moins 40 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, le chômage s’élevant à 35%, et un taux d’inflation de 40% ainsi que l’effondrement de la monnaie nationale, ne constituent qu’une partie du scandaleux dossier de la théocratie au pouvoir depuis 33 ans.

Concernant les résidents d’Achraf, Madame Radjavi a déclaré : Bien que le gouvernement irakien ait sans cesse violé son accord avec les Nations Unies, la Résistance iranienne et les Achrafiens ont fait preuve d’une flexibilité maximale pour sauver une résolution pacifique. Toutefois, ils insistent pour que leur demande d’assurances minimales de sécurité, de liberté et de dignité des combattants, en particulier des femmes soit entendue. Elle a ajouté : « A ma demande et afin de montrer leur bonne volonté, 400 résidents d’Achraf ont accepté de partir à Liberty avec leurs véhicules et leurs biens meubles. Toutefois, ils ont insisté sur le fait que personne d’autre n’ira à Liberty jusqu’à ce que les assurances minimales soient accordées. » Elle a souligné que toute personne cherchant véritablement à éviter l’échec de la solution pacifique et une reprise de la violence se devait de défendre ces garanties minimales.

Les participants et les intervenants à la conférence ont souligné les points suivants :
1.
Le régime iranien fait face à quatre grands dilemmes qui l’ont placé à un point critique et au bord de la chute :
–  une faillite économique ;
– un mécontentement social grandissant ;
–  un changement significatif dans l’équilibre de la région du fait du soulèvement du peuple syrien et de la perspective du renversement de son dictateur, qui place l’alliance régionale du régime au seuil de la dissolution ;
–  la lutte pour le pouvoir aux plus hauts niveaux du régime, défiant la position de Khamenei comme dirigeant du régime ;
2. Afin d’échapper à son sort, le régime iranien ne cherche sa survie que dans l’accélération de son programme d’arme nucléaire, l’exportation de l’intégrisme et le terrorisme. En poursuivant cette politique, les mollahs ont placé la région ainsi que la communauté internationale face à une confrontation et une crise sans précédent. Pourtant, il est possible d’éviter cette situation et la seule solution viable réside dans un changement démocratique en Iran par le peuple et la résistance organisée. Le changement démocratique en Iran est tout à fait à portée de la main, et les soulèvements de 2009 et 2011 en Iran ont clairement démontré le potentiel explosif de la société iranienne, et notamment de la jeunesse.
3. Comme Madame Radjavi l’a répété, les sanctions constituent un élément essentiel dans une politique de fermeté contre le régime ; pourtant, à elles seules, elles ne peuvent empêcher ce régime d’acquérir les armes nucléaires. La solution absolue est un changement de régime. L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran et le Conseil national de la Résistance iranienne constituent la principale opposition démocratique à ce régime, bénéficiant d’une structure puissante, organisée et cohérente, avec une base sociale étendue. Ils sont l’élément principal et le plus efficace pour un changement de régime en Iran. Reconnaître cette résistance est une nécessité inévitable afin de garantir la paix et la stabilité dans la région et dans le monde.

4. Les participants ont condamné la répression des Achrafiens et les pressions exercées pour les transférer au camp Liberty. Ils ont répété que les conditions de transfert étaient de garantir des assurances minimales qu’ils réclament : La possibilité d’emmener leurs biens meubles et leurs véhicules, l’absence de la police dans la zone restreinte du camp Liberty, la liberté de circulation et une zone délimitée pour les résidents. Si le gouvernement irakien ne veut assurer ce minimum, il montrera alors clairement son intention de transformer le camp en prison et par conséquent, les résidents n’ont aucune raison d’être transférés.

5. Tout en saluant l’initiative courageuse de Mme Radjavi avec le geste de bonne volonté avec 400 résidents d’Achraf prêts à partir au camp Liberty avec leurs biens meubles et leurs véhicules, la conférence a souligné que sans la réalisation des conditions demandées, le transfert des autres résidents ne sera pas possible. Elle a ajouté que le seul moyen réaliste qui reste est que le groupe suivant n’ira au camp Liberty qu’après le départ du premier groupe vers des pays tiers.

6. Les participants ont exhorté l’ONU et spécifiquement M. Kobler à tenir une conduite impartiale et à défendre courageusement les droits minimums des Achrafiens ; en mettant de côté les considérations politiques, M. Kobler pourrait indubitablement les obtenir. Alors que le camp Liberty n’est pas conforme aux droits de l’homme ni aux normes humanitaires internationales, la conférence a estimé qu’un Document de Travail sur les Conditions de Transfert doit être signé par le Représentant spécial de l’ONU ainsi que le représentant du gouvernement irakien, afin que l’Irak ne puisse violer ses engagements oraux comme dans d’autres cas.

7. La conférence a appelé la communauté internationale et plus particulièrement les États-Unis à utiliser tous les leviers politiques et économiques à leurs dispositions pour empêcher le gouvernement Maliki – arrivé et maintenu au pouvoir avec l’aide des États-Unis – de réprimer et massacrer à nouveau les résidents sans défense d’Achraf pour la protection desquels les États-Unis s’étaient officiellement et légalement engagés en 2003. La conférence a appelé les États-Unis et l’Union Européenne à orienter et à soutenir les Nations Unies, et plus spécialement M. Kobler, en accord avec les engagements susmentionnés, et à allouer les ressources nécessaires au HCR pour commencer immédiatement le processus d’accueil des résidents d’Achraf, surtout des malades et des blessés. La conférence a appelé le gouvernement américain à retirer l’étiquette illégitime et illicite de terroriste sur l’OMPI, afin de supprimer l’obstacle majeur sur la voie de la réinstallation des résidents et le principal prétexte de Maliki pour les réprimer.

Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 11 février 2012

 

 

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