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Des membres bipartites du Congrès et d’anciens hauts responsables appellent à un transfert pacifique des résidents du camp d’Achraf

WASHINGTON, 7 février 2012 /PRNewswire-USNewswire – Des membres du Congrès ainsi que d’éminents spécialistes et d’anciens hauts responsables américains ont appelé à une issue rapide et pacifique à l’impasse concernant le sort de 3400 opposants iraniens pro-démocrates au camp d’Achraf, en Irak, tout en mettant en garde qu’un échec dans leur transfert de manière rapide et sûre mettrait leur vie en danger.« Il y a un génocide menaçant qui pourrait avoir lieu si un certain nombre de choses ne se passent pas correctement dans les prochaines semaines et les prochains mois. », a mis en garde l’ancien Directeur du FBI Louis Freeh. « Notre objectif ici est de nous assurer que ce génocide n’ait pas lieu. »

« Cette affaire est simple, et en ce moment crucial, la position des États-Unis doit être claire et ferme. », a ajouté la Représentante Ileana Ros-Lehtinen (Républicaine-Floride), qui préside la Commission des Affaires Étrangères de la Chambre des Représentants. « Les normes humanitaires internationales doivent être soutenues, les droits de l’homme doivent être respectés – ce sont là des obligations universelles, et les résidents du camp d’Achraf ne méritent pas moins. »
La réunion, tenue dans la Salle Cannon Caucus, était parrainée par le membre de la Commission des Affaires Étrangères de la Chambre des Représentants Ted Poe (Républicain-Texas), les Représentants Dana Rohrabacher (Républicain-Californie), Brad Sherman (Démocrate-Californie), Sheila Jackson-Lee (Démocrate-Texas), Dan Lungren (Républicain-Californie) et Trent Franks (Républicain-Arizona) qui ont également pris la parole.
L’ancien Gouverneur de la Pennsylvanie Ed Rendell, un Démocrate, s’est également exprimé en soutien à ceux qui se trouvent dans le camp d’Achraf, tout comme Marc Ginsberg, qui a servi en tant qu’Ambassadeur des États-Unis au Maroc sous l’administration Clinton.
Les résidents du camp d’Achraf sont membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Les intervenants ont également exhorté le Département d’État à retirer le groupe de sa liste des organisations terroristes, un geste qui accélérerait leur réinstallation, une opinion partagée par le célèbre avocat Alan Dershowitz et l’ancien Sénateur de New York Alfonse D’Amato.
Le groupe, qui a été placé sur la liste en 1997, a renoncé à la violence en 2001. Lorsque l’armée américaine a pris le contrôle du camp en 2003, elle a mené des recherches et des analyses détaillées sur chacun des résidents se trouvant là-bas – qui s’étaient tous volontairement désarmés – et n’a trouvé aucune preuve d’activité ou d’association terroriste. Des investigations parallèles par d’autres organisations de maintien de l’ordre américaines et internationales sont arrivées aux mêmes conclusions. 
« Une enquête approfondie sur le passé de chaque individu … a révélé aucune preuve de méfait, aucune preuve d’actes criminels et absolument aucune preuve de terrorisme de la part de ces personnes. », a déclaré le Général de Brigade de l’armée américaine à la retraite David Phillips, qui était le commandant du camp. « Je n’ai pas lu ni obtenu mes informations de seconde ou tierce main. Je les ai vécues. Je les ai expérimentées. Je les sais. »
Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, dont le gouvernement a pris le contrôle du camp d’Achraf des mains de l’armée américaine en 2009, a affirmé que la présence des opposants iraniens en Irak « provoque des problèmes avec l’Iran ». En 2009 et 2011, le camp a été attaqué par les forces irakiennes, qui ont tué 47 résidents et en ont blessé plus d’un millier. Maliki cherchait à fermer le camp avant la fin de 2011, mais il s’est incliné devant la pression internationale et a autorisé qu’il reste ouvert jusqu’à la fin d’avril.
L’enjeu est le sort des opposants ; dont le retour en Iran équivaudrait une sentence de mort. L’OMPI et d’autres groupes d’opposants iraniens ainsi que des organisations de droits de l’homme soutiennent que ceux qui vivent dans le camp d’Achraf devraient être transférés de manière sûre vers d’autres nations par le Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies. Et alors que les résidents du camp sont dores et déjà pourvus du statut de « personnes protégées » en vertu de la Quatrième Convention de Genève, l’Irak a, en pratique, bloqué les tentatives de réinstallation en n’autorisant pas le HCR à commencer son processus, bien que l’organisme de l’ONU a déclaré être prêt à le faire depuis septembre.
Les défenseurs des résidents se méfient également du souhait du gouvernement irakien que les transférer au camp Liberty, une ancienne base militaire américaine près de l’aéroport international de Bagdad, mentionnant l’absence d’accès au camp pour les membres de familles et les avocats, l’absence de liberté de circulation, l’absence des inspecteurs de l’ONU à l’intérieur du camp, la conviction que ceux qui seront logés là seraient privés des soins médicaux appropriés et la crainte qu’ils seraient mal traités ou brutalisés par les forces irakiennes.
« La manière dont le camp Liberty est préconçu et contrôlé par le régime irakien, manifestement sur ordre du régime iranien, résulte dans le fait que c’est maintenant un camp de prisonnier, et non un camp de réfugié. », a déclaré Freeh.
SOURCE : La Communauté de la Californie pour la Démocratie en Iran

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