mercredi, février 8, 2023
AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI: AchrafLe HCR : les résidents du camp d'Achraf sont des «demandeurs d'asile»...

Le HCR : les résidents du camp d’Achraf sont des «demandeurs d’asile» et doivent «bénéficier d’une protection de base pour leur sécurité et leur bien-être»

Maryam Radjavi : Il faut installer des équipes de surveillance de l’ONU à Achraf pour garantir la protection et les droits spécifiés dans le communiqué du HCR

CNRI – Le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU (HCR) a déclaré dans un communiqué que les résidents d’Achraf sont  «formellement des demandeurs d’asile » et a appelé le gouvernement irakien à repousser « le délai de la fermeture du camp ».

«Le droit international exige qu’ils doivent être en mesure de bénéficier d’une protection de base pour leur sécurité et leur bien-être. Ceci comprend la protection contre toute expulsion ou retour aux frontières de territoires où leur vie ou leur liberté seraient menacées (principe de non-refoulement) » ajoute le communiqué.

Le communiqué qui a été publié le 13 septembre 2011, coïncide avec le sit-in des Iraniens devant le siège de l’ONU à Genève qui entre dans son 6e mois. Il rappelle qu’ «il n’existe aucune obligation formelle pour les individus de se dissocier de l’OMPI / MEK [Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran], afin de demander le statut de réfugié ».

Selon le communiqué, le «HCR s’engage à jouer son propre rôle, de concert avec le gouvernement irakien, la MANUI et les autres acteurs concernés, afin de trouver une solution à ce problème de longue date. »

Dans des lettres adressées au HCR le 12 août et le 3 septembre, les habitants du camp d’Achraf ont demandé à l’agence onusienne de réaffirmer leur statut de réfugié. Ils ont déclaré que le Premier ministre irakien Maliki, dont nul n’ignore l’affiliation au régime iranien, justifie ses attaques contre les habitants Achraf sous prétexte qu’ils sont dépourvus de statut juridique.

Mme Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a qualifié le communiqué du HCR de nécessaire, mais d’insuffisant. Elle a déclaré que la détermination du statut juridique des résidents d’Achraf ôtera au régime iranien et à ses agents en Irak une excuse pour lancer une autre attaque. Leurs allégations comme quoi les habitants n’ont pas de statut juridique seront plus que jamais hors propos.

Mme Radjavi a ajouté que les Etats-Unis devaient aider le HCR à assurer les droits et les protections stipulés dans le communiqué et empêcher le gouvernement irakien de les violer.

Elle a souligné que le HCR doit reconnaître pleinement le statut de réfugié de l’ensemble des résidents du camp d’Achraf pour contrecarrer toute future conspiration du régime iranien et de ses affidés en Irak. Si cette mesure fondée sur le droit international avait été prise plus tôt, elle aurait sauvé la vie de 47 habitants et épargné à 1071 autres d’être blessés.

Mme Radjavi a déclaré que le régime iranien et ses agents en Irak n’ont aucun respect pour la loi, c’est pourquoi il faut garantir l’application des droits et protections stipulés dans le communiqué du HCR.

Elle a appelé le Bureau du Haut Commissaire aux droits de l’homme et la MANUI à poursuivre leurs obligations humanitaires en conformité avec la résolution 2001 du Conseil de sécurité et l’article 66 du rapport du Secrétaire général à l’Assemblée générale afin d’empêcher toute nouvelle attaque ou harcèlement des Achrafiens. A ses yeux, la communauté internationale doit contraindre Maliki à appliquer le droit international, les conventions et les points soulignés dans le communiqué du HCR.

Elle a exhorté le Secrétaire général à déclarer le camp d’Achraf comme site sous la surveillance permanente de l’ONU et à y installer une équipe de surveillance ; à déclarer aussi Achraf comme une zone non-militaire qui doit être exempte de forces armées irakiennes et d’agents de la force Qods du régime iranien.

Elle a précisé que si les forces militaires américaines ne sont pas disposées à remplir leurs obligations vis-à-vis de la protection d’Achraf sur la base de l’accord individuel conclu avec chacun des résidents, les forces de l’ONU doivent maintenir et garantir leur protection. Il faut mettre totalement fin à la torture psychologique des résidents au moyen de 300 haut-parleurs, au blocus d’Achraf, ainsi qu’aux fausses accusations judiciaires portées contre les résidents que Maliki annonce les unes après les autres. Toute réclamation contre l’OMPI doit être soumise à la Cour nationale d’Espagne ou à une Commission d’enquête internationale et indépendante.
     
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 17 septembre 2011