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Amnesty International : la journaliste Shiva Nazar Ahari risque la peine capitale

Shiva Nazar AhariDe plus amples informations sur UA: 347/09 Index: MDE 13/086/2010 Iran Date: 23 August 2010Date: 23 août 2010

ACTION URGENTE

La journaliste et défenseur des droits humains Shiva Nazar Ahari semble avoir été accusée de moharebeh (guerre contre Dieu), ce qui peut entrainer la peine de mort. Sa prochaine audience est prévue le 4 septembre 2010. Elle est prisonnière d'opinion, détenue uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits à la liberté d'expression et d'association.

Shiva Nazar Ahari, qui est membre de l'organisation iranienne du Comité des Reporters des droits de l'homme (CRDH), est incarcérée depuis le 20 décembre 2009. Apparemment, accusée de moharebeh, en vertu de l'article 186 du Code pénal iranien, elle a également été accusée d’ «association et collusion pour commettre un crime» (article 610) et de «propagande contre le régime » (article 500). Amnesty International craint que ces vagues accusations ne constituent pas une infraction pénale reconnue. Elle est jugée par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Les autorités judiciaires et les agences de presses pro-gouvernementales ont accusé publiquement le CRDH et Shiva Nazar Ahari de communiquer avec un groupe interdit, les Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), le CRDH et Shiva Nazar Ahari ont vigoureusement démenti ces accusations.

Selon sa mère, en avril 2010, Shiva Nazar Ahari a été accusée de « provoquer un malaise dans l'opinion publique par ses écrits sur le site de CRDH et d'autres sites » et « atteinte à la sécurité nationale en participant à des [manifestations] contre le gouvernement le 4 novembre 2009 et le 7 décembre 2009. ». Shiva Nazar Ahari a démenti avoir manifesté, disant qu'elle travaillait ces jours-là.

Elle a été en isolement la majeure partie du temps. En février 2010, elle a dit à sa famille au téléphone qu'elle avait été placée en isolement dans une cellule « comme une cage » où elle ne pouvait bouger ni les bras et ni les jambes. Elle n'a eu qu'un accès limité à sa famille.

(traduction de l’original en anglais – NDLR)