
Le personnel de bord féminin d’Air France sera autorisé à refuser de travailler sur la nouvelle ligne vers l’Iran, a annoncé la société. Les syndicats de l’équipage de cabine de la compagnie aérienne se sont entretenus avec la direction après que plusieurs membres d’équipage féminins se soient opposés à l’obligation de porter un foulard en Iran.
La société prévoit une exception afin que les employées qui ne veulent pas travailler sur ces vols soient réaffectées sur d’autres destinations sans sanction.
Une note avait été envoyée aux membres féminins d’équipage de cabine, les obligeant à porter un foulard à leur arrivée à Téhéran. Elles doivent aussi porter une veste à manches longues et un pantalon d’uniforme plutôt que d’une robe arrivant au genou.
Les syndicats, cependant, voulaient que les affectations sur les vols vers Téhéran se fassent sur la base du volontariat. Ils voulaient également un accord disant que tout membre du personnel qui aurait refusé de se rendre en Iran, en raison de l’obligation de port du foulard, n’ait pas de déduction de salaire.
Air France a déclaré lundi dans un communiqué: « par conséquent, pour assurer que ce principe fondamental régissant la profession de membre d’équipage garantisse le respect des valeurs personnelles de chaque membre d’équipage féminin d’Air France, quand une hôtesse de l’air ou une femme pilote sera affectée à un vol vers Téhéran, Air France leur offrira la possibilité de choisir de ne pas se rendre à Téhéran et d’effectuer un autre vol. Elles devront informer l’entreprise de leur décision de refuser le port du foulard en conformité avec une procédure spécifique préalable ».
Air France prévoit de se rendre à Téhéran trois fois par semaine à compter du 17 avril. L’entreprise avait suspendu ses vols vers l’Iran en 2008.

